Pedro le Cubain : un mojito sans-papiers, por favor !

AMBIANCE Samedi 25 avril 2009

Par Faïza Zerouala @faizaZ

Pedro ressemble à n’importe quel jeune de son âge, Iphone à l’oreille, vêtements à la mode, il s’exprime dans un français impeccable. Seule une pointe d’accent espagnol vient trahir ses origines. Cubaines plus précisément. Une île qu’il a quittée en novembre 2005. Pedro aspire à mener une vie normale en France, quitte à y être clandestin. Une vie impossible à avoir à Cuba.

Comme il l’explique lui-même « un travail à Cuba ne te permet pas de vivre ». Cuba n’est pas seulement la patrie du mojito, des cigares, du Buena Vista Social Club et de Tony Montana. C’est aussi l’un des derniers bastions communistes du monde. Depuis l’arrivée des barbudos au pouvoir en 1959, la liberté d’expression y est de l’ordre de la science-fiction. Si l’esprit critique est sommé de se mettre en veille, l’esprit pratique a tout le loisir de se développer tant la débrouille est devenue un sport national pour améliorer le quotidien.

Sus aux clichés, Pedro n’est ni danseur, ni musicien, ni dissident. Il a étudié le français, l’anglais et l’allemand à l’université de La Havane. Il est imprégné de culture française. A tel point que lorsqu’il se tourne vers les associations de sans-papiers, la personne chargée de l’accueil à la Cimade à Paris, lui demande pour qui il vient. « Elle n’a pas cru que j’étais sans-papiers », explique Pedro. On lui explique que sa situation n’est pas assez précaire pour qu’on lui vienne en aide. Maîtrisant le français, la bénévole de l’association estime qu’il peut se débrouiller seul, que son cas ne relève pas de l’urgence. Il se qualifie lui-même de « sans-papiers atypique ». Il constitue néanmoins un dossier afin d’être régularisé. D’ailleurs il n’imagine pas son futur ailleurs qu’en France.

Pedro est le fils d’un gérant de restaurant d’Etat et d’une ancienne institutrice. Il confesse appartenir à « la classe moyenne de Cuba ». Même s’il ne manque de rien sur le plan matériel, il ressent une envie irrépressible de quitter son île trop clôturée. « Je m’ennuyais beaucoup, je ne voulais pas vivre à Cuba. » Il brûle de découvrir Paris et son cosmopolitisme. « Ce qui m’attire à Paris c’est cette surconsommation culturelle. J’ai alors envie de tout connaître, tout voir. » La France, il l’a entrevue du bout de la lorgnette pendant ses cours à la fac. « Les profs nous ont présentés une vision de la France assez complète, sûrement bourrée de clichés. Mais ils nous ont parlé de Dior et aussi du 93. »

Ses incursions fréquentes à l’Alliance française de l’île, achèvent de lui insuffler l’amour de la France. Ce bout de France en terre cubaine lui tourne la tête. Il y dévore les ouvrages français qui débordent des étagères de la bibliothèque. Il a ainsi un véritable coup de foudre (passé depuis) pour le roman « 99 francs » de Frédéric Beigbeder, peinture cruelle et cynique de la société de consommation. Ce qui ne le dégoûte nullement de la société occidentale.

Après le lycée, le jeune Cubain s’est engagé naturellement dans un cursus universitaire. Il s’inscrit en licence de langues étrangères (soit six années d’études équivalentes à un master). Et choisit d’apprendre l’anglais, le français et l’allemand. Le Lider Maximo est généreux avec ses ouailles, et comme le souligne Pedro, « tant que tu es étudiant, tout va bien ». En effet le gouvernement prend en charge la scolarité de l’étudiant de A à Z, soins médicaux compris. Et comble de joie, l’étudiant reçoit 20 pesos (soit 0,60 cts d’euros) par mois à titre de bourse.

Au-delà de ce tableau idyllique, les difficultés de la vie quotidienne se font cruellement sentir. Ainsi est-il obligé pour améliorer sa situation financière de donner des cours le dimanche matin à l’Alliance française pour la coquette somme de 400 pesos par mois (11 euros)*. Dans le cadre de son cursus, il doit payer de sa personne à l’université. En 4e année, il dispense des cours d’allemand et de français, soit 18 heures de cours par semaine. Une contribution généreusement payée 10 pesos par mois. En théorie, tout salarié avec un contrat de travail n’a pas le droit d’exercer une profession parallèle. De la théorie à la pratique, il n’y a qu’un pas.

Aussi Pedro me cite-t-il en exemple ces « médecins qui jouent les clowns pour les goûters d’anniversaire contre rétribution ou cette étudiante en philosophie qui tient un étal dans un marché pour arrondir ses fins de mois ». Son propre père puise allègrement dans les réserves du restaurant pour les revendre au marché noir.

Ces difficultés de la vie quotidienne sont mises en valeur par ce qu’il découvre lors d’un voyage inespéré de deux mois en France à l’été 2004. A Cuba, un prof français retraité et bénévole passe une année à l’université de La Havane. Touché par la curiosité et la soif d’apprendre de ces jeunes, il décide de récompenser les deux meilleurs étudiants par un séjour touristique et culturel tout frais payés en France. Lettres de motivations à l’appui et après un entretien, Pedro obtient facilement un permis de sortie temporaire au consulat de La Havane, sésame indispensable pour quitter l’île. « J’ai passé deux mois en France et j’ai kiffé. » Il visite le Mont Saint-Michel, Saint-Malo et Paris.

Deux faits l’ont interpellé durant ce séjour. Lors de son arrivée à l’aéroport, alors qu’il attend pour récupérer ses bagages, il se sent littéralement agressé par les publicités qu’il découvre pour la première fois de sa vie. Sa seconde confrontation avec la société de consommation, il l’a vit au supermarché. Une amie cubaine établie en France le met au défi d’acheter une bouteille d’eau dans ce supermarché aux rayons trop bien achalandés. Perdu, il découvre des dizaines de marques différentes. Et se rend compte que l’on peut devenir trop exigeant à force d’avoir un choix quasiment illimité. Ebahi par son séjour, il jure de s’installer en France dans l’avion de retour.

A sa fac de La Havane, un projet d’échange est lancé avec l’université d’Evry dans l’Essonne. Pedro saute sur l’occasion. Le projet d’échange tombe à l’eau, le recteur refuse de laisser des étudiants cubains partir à l’étranger de peur qu’ils ne s’y installent définitivement. Autant de cerveaux déjà formés qui seraient perdus. Pedro reste en contact avec les professeurs français venus à Cuba dans le cadre de cette coopération. C’est ainsi qu’il réussit à venir en France en tant qu’étudiant étranger.

Il obtient comme lors de son premier séjour assez facilement un permis de sortie temporaire, alors qu’il sait pertinemment qu’il va rester plus d’un an hors du pays. Il s’inscrit en master 1 de droit public international dans une fac parisienne. « Je suis arrivé en retard, au début j’étais perdu, je n’avais jamais fait de droit de ma vie, il y avait des termes que je ne comprenais pas. »

En parallèle, il travaille presque tous les soirs dans un bar cubain de Paris. Il y rencontre Filoména, la nièce du patron, danseuse dans une troupe de danses folkloriques latino-américaines. Ils vivent une histoire d’amour, il s’installe chez sa mère avec elle. Nous sommes en 2007, son visa arrive à expiration. Il se trouve à la croisée des chemins. Soit il poursuit ses études en France et s’engage dans une thèse, soit il rentre à Cuba, soit il se marie avec Filoména qui a la nationalité française. Amoureux, ils choisissent cette dernière option.

Il insiste sur le fait que c’est un vrai mariage qui couronne deux ans d’amour. « Pour moi c’est la femme de ma vie. » La cérémonie est programmée pour le 18 septembre 2007 (son visa expire la veille). Les papiers sont remplis, la visite médicale passée, les bans sont publiés, tout les détails sont réglés. Alors que Filoména s’apprête à commencer une tournée en Croatie et que Pedro doit la rejoindre pour les vacances, elle lui demande de ne pas venir. Deux jours avant de partir en Croatie, elle lui annonce qu’elle hésite et qu’elle doit réfléchir à cette idée de mariage. Partie, elle ne répond plus à ses appels. Et charge ses deux meilleurs amis de lui annoncer qu’elle ne désire plus l’épouser.

Désarçonné et malheureux, il abandonne son travail au bar cubain, quitte l’appartement. Et se retrouve sans titre de séjour, ni logement, ni même argent pour rentrer à Cuba. Pedro active alors son réseau et mise sur la solidarité de ses amis pour survivre. Il trouve par l’intermédiaire d’une amie un travail au noir en cuisine dans un restaurant cubain, vit à droite à gauche.

Cette situation précaire dure jusqu’à ce que Sylvia, l’amie venue en même temps que lui de Cuba, mariée à un Français, parle de lui à son patron. Il signe en avril 2008, un contrat à durée indéterminée comme agent de réservation dans une société de transports de touristes. Il souligne alors l’hypocrisie de l’Etat français qui autorise son patron à payer des taxes à l’URSSAF alors qu’il n’a pas de titre de séjour. Il a également un abonnement téléphonique pris par un ami puis mis à son nom sans que personne ne lui demande quoi que ce soit.

Ce même patron l’a aidé en signant des papiers pour favoriser l’obtention d’une carte de séjour. Pedro a choisi de passer cette fois-ci par la voie légale pour une bonne raison. Après la rupture avec Filoména, une connaissance se propose de contracter une union de complaisance. Il accepte malgré les risques encourus (cinq ans d’emprisonnement et 15 000 euros d’amende). Il effectue de nouveau toutes les démarches. Précaution ultime, il se rend chez le notaire, car il ne veut pas être lié à cette fille et être solidaire de ses dettes. Celle-ci souhaite juste en échange une robe à 250 euros. Une semaine avant le mariage, elle se désiste. Echaudé par deux mariages avortés, Pedro ne souhaite plus passer par la case mairie.

Quant à son île natale, elle lui manque mais ayant passé plus de onze mois hors du pays il ne peut de toutes les manières y retourner qu’avec un visa de touriste. Il appelle ses parents et son frère, envoie des mails que sa famille lit par l’intermédiaire d’une amie journaliste ayant un accès à Internet. Pourtant il ne regrette rien et espère simplement que sa demande de papiers aboutisse, afin qu’il puisse réellement mener une vie normale. Même si au quotidien il ne craint pas les contrôles de police. Et à Paris quoi qu’il advienne, il garde un lien avec sa communauté d’origine. Il me raconte avoir récemment participé à une réception à l’ambassade de Cuba. « Les mojitos y étaient excellents », dit-il dans un éclat de rire.

Faïza Zerouala

*Le salaire minimum à Cuba est de 225 pesos soit 6 euros et 50 centimes.

Par souci d’anonymat tous les prénoms ont été changés.

Faïza Zerouala

Les réactions des internautes

  1. Lundi 27 avril 2009 15:17 lafleur

    Très bien cet article... Le style est bon et permet de bien illustrer les illusions malheureusement "perdues" de ce jeune cubain... On croit toujours que l'herbe est plus verte ailleurs... (et c'est moi, LaFleur, qui le dit !)
  2. Lundi 27 avril 2009 03:37 romuald

    A l'heure où certains partis politiques vantent par opportunisme tous les bienfaits de l'anticapitalisme, force est de constater que le communisme a conduit de nombreux peuples à un sous-développement que les divers boycotts n'ont fait qu'aggraver.

    Au passage a été récemment diffusé sur Arte un reportage/débat se posant la question de savoir pourquoi l'Algérie n'avait toujours pas décollé depuis son indépendance; je n'ai pas eu le temps de regarder l'enregistrement because boulot.
    Mais, juste après l'indépendance, il semble que l'Algérie ait mis en place une politique économique communiste certes calquée sur le modèle soviétique. On voit les résultats....


    Pour en revenir à ce jeune homme, il a triché, en sachant pertinemment qu'il le faisait (cela dit, qui peut le blâmer d'avoir voulu quitter cette terre de libertés et de droits de l'Homme qu'est Cuba). Et s'est fait grugé par une demoiselle.
    Y a bon, les mariages de circonstance! "amoureux". Lui, peut-être. Elle, apparemment pas.
    Allez je ne m'en fais pas trop, y aura toujours une assoc de gauchistes pour lui venir en aide, à cette victime du colonialisme.. soviétique.
  3. Dimanche 26 avril 2009 15:46 verygoodisgood

    tiens, un bel article ecrit par un theologien musulman dans Le Monde :

     http://www.lemonde.fr/opinions/article/2009/04/25/vampirisation-de-l-islam-par-mezri-haddad_1185537_3232.html

     et ne me racontez pas que c'est hors sujet, y'a tellment d'articles du BB sur l'islam que c'est pile poil dans le sujet . c'est meme etonnant vu le nombre d'articles que y'en ait pas eu qui aient ce point de vue là ...  
     
    • Lundi 27 avril 2009 00:39 muslim

      Justement Mezzi Haddad n'est pas musulman.

      • Lundi 27 avril 2009 00:40 muslim

        Error Mezri
        • Samedi 2 mai 2009 13:31 swazi


          * Chance de la diversité itinéranto-maghrébine pour la France

          Mehdi Hornec, neveu des « frères Hornec », parrains de la région parisienne, a écopé de 17 mois de prison ferme et 7 avec sursis.
          Imed Mohieddine et Nordine Mansouri, fichés au grand banditisme, ont écopé de 5 ans de prison ferme.
          Ces trois chances sarközysto-haldienne pour la France (ainsi qu'une quinzaine d'autres complices) avaient mis sur pied une vaste organisation de racket avec violences.
          Aucune interdiction définitive du territoire n'a été prononcée contre les criminels et leurs familles.

          • Samedi 2 mai 2009 15:46 muslim

            Je ne suis pas envahi par la haine raciale et religieuse comme vous et je ne passe pas mon temps à citer tous les Français de souche qui sont impliqués dans des  crimes ou délits.
            Votre procédé est vieux comme le monde et consiste à stigmatiser une communauté,en l'occurence musulmane et maghrébine,pour provoquer des pogroms.
            C'est pas beau.

            • Samedi 2 mai 2009 18:05 swazi

              muslim
               vous  plongez vraiment dans la "victimologie " Auriez vous été l'objet d'une attaque récemment ? et avec quelles conséquences malheureuses ? Les quelques cas relevés et publiés d"actes islamophobes  pour l'année me paraissent magnifiquement limités en nombre alors que les musulmans de France sont réputés vivre dans un pays hautement raciste ,xénophobe ,antiarabe ,fascistes,nazi .. et chrétien . 
              S'il y  a eu des actes d'Islamophobie ,le chroniqueur n'a pas daigné  indiquer la nature de ces actes ,leur gravité ,et surtout l'appartenance des coupables à une religion,une secte ou une communauté . Il est évident qu"au cours de cette anneé atroce ,cruelle pour les musulmans ,les chrétiens de france ou autres habitants n'ont subi aucune atteinte corporelle ,aucune insulte ,aucun dommage  ou ....alors un silence pieux a couvert les petits désagréments qu'ils auraient eu à subir en raison de leur race ou de leur religion ou de leur appartenance à  ce pays qui s'appelle la France . dans la rue ,le métro ou le bus et meme à domicile ou à l'école

              LA "victimologie " est une pratique que vous ne maitrisez pas encore . D'autres avant vous sont passés maitres dans cet art . Suivez le guide ....
              • Samedi 2 mai 2009 19:42 muslim

                "La gueule d'un canon est moins dangereuse que la bouche d'un calomniateur" et vous êtes ce calomniateur de l'islam et des musulmans.
                Si encore vous le connaissiez cet islam,on pourrait avoir une discussion courtoise sur tel ou tel point de sa doctrine mais tel n'est pas le cas.
                "Le mot que tu retiens entre tes lèvres est ton esclave.Celui que tu prononces est ton maître" et vous c'est une logorrhée de haine impuissante qui coule sans arrêt de vos lèvres.
                Ceux qui brûlent des livres-et vous c'est la civilisation arabo-musulmane-finissent tôt ou tard par brûler les hommes"Heinrich Heine.
                • Samedi 2 mai 2009 20:28 swazi

                  Depuis quand  on tire au canon sur les musulmans en France ,. ?  Les musulmans font leur ramadan en France en toute tranquillité.  Ce n'est pas comme la Paques au fond de l'Egypte.
                  Les Sunnites de Paris ne vont pas faire exploser des bombes à la porte des mosquées Chiites de Paris . La proximité de la bonne laicité française tempère et apaise les rivalités et les différends entre ces deux fractions ennemies de L'Islam.
                  Il ne viendrait à aucun français de France de mettre en cause les dogmes de l'Islam. Le Coran lui est parfaitement étranger . Il sait bien que c'est un livre sacré pour l'Orient lointain et  que les fidèles en france pratiquent  bien maladroitement et avec une ostentation qui ne convient pas à une nation enracinée dans une profonde et sereine laicité.
                  Depuis si longtemps les français sont sortis  d'un exercice moyen ageux de la Religion!
                  Les parades de Burqua , de barbes fleuries et les grands cris de "Allah Vaincra !" finissent par l'indisposer . sans plus 
                   à la limite ils les prendraient en pitié de se consacrer tellement à Dieu et si peu à l'homme
                  où ils auraient envie de leur ouvrir les yeux et les sens pour une vie plus récréative : charcuterie ,Whisky et petites pépées !
                  • Dimanche 3 mai 2009 12:44 muslim

                    Commencez par respecter votre prochain en n'écrivant pas sacs- poubelle en parlant des femmes musulmanes voilées et chassez cette lèpre spirituelle de haine raciale et religieuse que vous avez au fond du coeur que vous tentez vainement de maquiller et qui vous pousserait peut-être demain à entreprendre demain des actions insensées contre la communauté musulmane de France.

                    • Dimanche 3 mai 2009 18:04 swazi

                      Est ce ainsi que vous habillez  vos jeunes filles ,muslim ? ai je dit  habiller ?
            • Samedi 2 mai 2009 16:14 romuald

              "provoquer des pogroms"?...

              L'abruti qui est actuellement jugé avec sa secte pour avoir torturé et massacré un jeune gars a commencé sa présentation par "Allah Akhbar".
              La gueule du pogrom anti-Maghrébins/anti-musulmans ou je ne sais quoi.

              Dernièrement, un article du BBlog évoquait une "islamophobie croissante", s'appuyant sur les 80 actes "islamophobes" commis en 2008, et soulignant que pas moins de 40 actes "islamophobes" avaient été commis depuis le début de l'année 2009.
              Les chiffres émanent du CCIF (Comité contre l'islamophobie en France); sont comptabilisées toutes les fois où une voilée se pointe dans un collège, ou lorsque par exemple un imam est menacé d'expulsion de France.
              La gueule du pogrom anti-Maghrébins/anti-musulmans.


              40 actes "islamophobes" depuis le début de l'année, ça hurle; 350 actes anti-Juifs commis rien qu'en janvier, ça compte pour du "beur".
              Indignation sélective. Donc discriminatoire. Donc raciste.
              • Samedi 2 mai 2009 19:28 muslim

                Quand on se permet,fonctionnaire de la République de remettre au goût du jour les plaisanteries éculées et grossières qui circulaient déjà au moment de la guerre d'Algérie sur M,les bourricots qui portent les stigmates sanglants du mépris et du racisme et de la haine religieuse et raciale envers les musulmans et les Arabes,on ne fait que rajouter à sa turpitude la sournoiserie en cherchant dans les statistiques à noyer la haine profonde,le point noir létal spirituel qui est au fond de son coeur.
                La vérité,c'est que l'islamophobie et l'arabophobie sont profondes en France dissiminées dans de larges couches de la population et que le gouvernement français laisse faire alors que l'antisémitisme est immédiatement et justement réprimée.Et que voit-on sur le bondy,cette islamophobie et cette arabophobie exprimées jour après jour par l'écrasante majorité des intervenants de tendance F.N,encore heureux lorsqu'elles ne débordent pas dans la haine raciale et religieuse tout court.
                "On ne cueille pas le fruit du bonheur sur l'arbre de l'injustice""La rigidité et la dureté sont les compagnons de la mort.La douceur et la délicatesse sont les compagnons de la vie".
              • Samedi 2 mai 2009 16:46 lie

                Je ne sais pas si Muslim parlait d'une manière générale mais si l'on s'en tient qu'aux propos de tramoni, il y a bien à chacun de ses coms une incitation à la haine, et ce depuis 3 ans.
                • Samedi 2 mai 2009 18:47 swazi

                  Encore une qui lève les yeux vers l'éther pour connaitre la vie qui se vit dans nos villes et nos banlieues .
                  Il est plaisant d'entendre dire que relever les drames imposés ,subis par nos concitoyens est un appel à la haine ,dit celle la , un appel au pogrom dit celui ci.
                  Ce sont les faits divers qui illustrent  la réalité de la haine  ,cette haine qui frappe indifféremment la petite vieille ,l'écolier ,le marchand ,le pompier ,le docteur en visite , le petit juif kidnappé.ou le voyageur de nuit en autobus
                  Fait divers est le mot qui ne convient pas . Il cache la brutalité ,l'injustice du crime,l'odieux de l'acte : le couteau qui égorge , la batte qui ouvre le crane,la  volée de coups en réunion qui brise tous les os .le viol qui deshonore et avilit la fille
                   
                  Préferez vous ignorer les dangers de la rue, de la société  .Endormir les consciences et la vigilance par des silences complices.  Laisser la porte ouverte à l'assasin .


                  Mieux vaut crier ,sauvegarder : Arrete ! Ce n'est pas ton droit . Si tu agis mal ,On le saura !

          • Samedi 2 mai 2009 13:35 swazi

            * Chance de la diversité levantine pour la France

            Jacques Essebag, militant sioniste connu sous le nom de Arthur [sic], a été condamné à 20 000 francs d'amende avec sursis pour injure publique envers Dieudonné. La cour d'appel a ainsi confirmé la culpabilité de l'homme qui avait fait scandaleusement fortune sur le service public.

            « Même les mecs du Front National ont honte que Dieudonné soit venu les voir, c’est-à-dire que même le Front National n’en veut pas, [...] c’est bien la preuve que c’est la dernière des pourritures ».
  4. Samedi 25 avril 2009 22:56 tombombadilom

    Mais c'est un âne, pédro, il quitte un des derniers paradis des travailleurs pour aller vivre dans l'enfer capitaliste... incompréhensible...
    • Dimanche 26 avril 2009 17:46 swazi

      ils arrivent.......ils sont arrivés
  5. Samedi 25 avril 2009 19:06 verygoodisgood

     bel article interessant dans le monde :

    http://www.lemonde.fr/archives/article/2009/04/24/plus-fiers-d-etre-francais-mais-moins-xenophobes-par-bruno-cautres-et-celine-belot_1185006_0.html

     les français ne sont plus que 3 % à ne pas vouloir de voisins d'une autre " race" ! ils etaietn 9 % à la dire en 99

    bravo, enfin des chiffres face aux fantasmes victimaires instrumentalisés par des groupuscules.  
  6. Samedi 25 avril 2009 10:44 swazi

    + ps : à souligner que Nous ,nous sommes indésirables et chassés de partout.
             Et quand on nous retient ,c'est pour nous demander une rançon .
    • Samedi 25 avril 2009 14:22 swazi