« Il faut que je te dise, je suis gay »

AMBIANCE Mardi 16 juin 2009

Par Idir Hocini



Je m’envoie un godet sur Paris, en compagnie d’un pote tunisien. Bien sûr, comme tout le monde sur cette terre, il adore raconter sa vie. Elle est aussi passionnante pour moi que de la neige fondue pour un Inuit. Des fois, j’en ai vraiment marre des gens, amis compris, leur vie= zizi. Les gens, ils croient trop que leur life, ça tient les autres en haleine comme 24 heures Chrono. Du flan !

Nos vie à nous le peuple, ça pue. Faut plus les raconter dans le métro devant tout le monde, lisez plutôt des bouquins. Je m’en fous ce que t’as mangé à midi, madame, c’est pas très intéressant. A nous entendre parler de nos soucis, on dirait, il y a un générique de fin et c’est écrit « directed by Aaron Spelling » quand on ferme les yeux le soir avant de dormir (Aaron Spelling: grand producteur de séries américaines, dont les monuments « Starsky et Hutch » et « Beverly Hills ».)

Dieu merci, soudain, dans la parlote de ce fils de Carthage, coup de théâtre ! En digne descendant d’Hannibal, mon pote franchit les sommets alpins de la nullité oratoire, pour venir me surprendre telle une charge de cavaliers numides dans le dos des légions romaine, à la bataille de Cannes en -216 av JC. (Mesdames, n’épousez jamais un historien. C’est de la migraine en boîte.)

Il me lance sans coup de semonce: « Idir faut que je te dise… je suis homosexuel. Voilà fallait que tu le saches. » C’est fou ce qu’ils peuvent raconter, les gens, pour que je m’intéresse à eux. La France, c’est quand même spécial. Au Québec – où j’ai séjourné cinq mois en 2007, rappelons-le – tu dis à ton pote que t’es gay, il te répond : « Et alors ? Moi je suis blond. » Mais, ici, non, faut en faire tout un pataquès.

En plus, à Bondy, un homosexuel, c’est pas forcément un homme qui aime les hommes. Dans le jargon local, ça peut tout aussi bien être un mec qui ne voit pas beaucoup de filles, qui met du déodorant et se lave tous les jours, se préserve pour le mariage parce qu’il est moche, ou qui ne fait rien quand il a une meuf dans son lit. Autant dire la moitié de la ville. Mais lui, c’est un métèque, il n’est pas bondynois. Alors, un brin taquin, je hausse les épaules et je lui réponds : « Pourquoi tu me dis ça ? Tu kiffes sur moi ou quoi, coquin ? »

Bon, je dis pas. Au collège j’aurais sûrement fait « Ahhhh !! Caca boudin !! » et je lui aurais ensuite jeter des pierres en visant la tête. Mais là, maintenant que je suis grand, qu’est ce que ça change à ma vie qu’il soit gay ? C’est à la mode, en plus, les gays, je crois, non ? C’est comme les Arabes et les Noirs à la TV et à la radio en ce moment.

Après, Dieu, il sera pas trop content de lui, ça c’est signé. Mais hein ? Est ce qu’il est content de moi, déjà, Dieu ? Hein ? « Eh ben, Gégé, bon sang, tu fous quoi, là ? Tu te sors les doigts du cul ou merde ? Tu sers plus tes bons clients ? T’es devenu musulman ? Mon verre, c’est le désert du Néguev, allez, envoie-moi ça vite ! Un demi pour moi et mon pote ! Ce soir, je trompe ma femme. Ça se fête, c’est ma tournée ! Hop hop, laisse donc la bouteille où elle est, voyou ! » Je vous rappelle que mon ami a décidé de faire son coming-out dans un troquet tout miteux, dont seul j’ai le secret.

« Idir, tu gardes ca pour toi ? » Tiens, fume, c’est du belge ! Mes amis, ils ont gardé le secret quand Virginie B m’as mis un gros râteau en titane Leroy Merlin au lycée ? Ou ils l’ont répété dans tout Bondy jusqu’à appeler chez moi pour le dire à ma mère ? Maintenant, même au bled, on me vanne ma race bien comme il faut à cause de ça.

« Je dirai rien. Parce que tout le monde s’en bat le coquillard que tu sois homo. C’est la crise ! On a d’autres soucis. Sinon est-ce que tu t’es déjà dis : Idir, il est trop bonne, et tu as fermé les yeux très fort en pensant à moi ? » Je dis ça sur un ton léger mais à Bondy, je suis pas encore tout à fait sûr qu’un couple gay puisse aller boire une pinte main dans la main. Passons, la conversation continue, mais j’ai pas trop suivi parce qu’un moment, il a prononcé ces mots bizarres, vides de toutes logiques : « Je vais tout dire à ma mère ce soir. » Il est gay, mais je tiens quand même à lui : « Ah ! Bah ! Bah ! Bah ! Ne fais surtout pas ça ! »

Il lui reste deux années avant de finir médecine, il vit chez ses parents en attendant. Mon conseil tient en un calcul simple. Un fils homo dans une famille musulmane lambda, faut encore une ou deux générations pour que ça puisse être digéré, soyons honnête. Mais vu la haute estime portée aux professions médicales dans les cœurs jaloux des blédards : un fils médecin + il est Homo, les effets s’annulent, sa famille lui fera un prix de gros et ça passera plutôt bien au final. Un calcul simple, je vous dis ! ( J’ai eu 2 en maths au bac la première fois pour rappel.)

Lui, comme il a eu 17, sa réaction à mon plan de crétin, ça donne ça : « Mais tu dis n’importe quoi ! Sois sérieux une minute pour une fois ! Ma mère elle comprendra ! Elle est instruite, on a une relation très fusionnelle ! – Ben ouais ! C’est pour ça que t’es gay. – Pfff… De toute façon, finit-il par dire, nous les Tunisiens, on est plus ouverts. Vous êtes arriérés, vous, les Kabyles des montagnes. » Je la sentais venir gros comme une maison, celle-là. Faut savoir : on mange du sanglier ou on est arriérés ?

Eh bien vas-y ! Qu’il aille dire à ses parents et à sa grand-mère du bled qu’il est gay. Pour ma part, mission accomplie, je l’ai prévenu. Maintenant, je prends du pop corn, je me mets dans un coin et j’attends tranquillement la fin du film, comme au cinéma. Meskine (le pauvre), il va douiller bien comme il faut. Des parents rebeus, t’en as vu deux, tu les a tous vus.

Quelques jours plus tard, je le revois. Je lui demande, en glissant dans la foulée qu’il me doit un grec avec la boisson, comment sa mère a réagi : « Elle m’a craché dessus. Je vis chez des potes depuis. T’avais raison. » Moche. Comme il est un peu abattu, je tente de lui remonter le moral, à la bondynoise : « Tu vas pas pleurer quand même, fais pas ton homosexuel. Euh, désolé, façon de parler. »

Bon, ça ne c’est pas passé hier, je ne suis pas salaud au point d’étaler la vie de mes potes le lendemain sur Internet. Aujourd’hui, il est médecin et rabiboché avec ses vieux. Il fait la fierté de ses parents, sauf qu’ils font semblant d’ignorer qu’il dort le soir avec Robert… Ah oui, parfois, c’est pas très facile, la vie des Arabes.

Idir Hocini

Ci-contre : pendaison de deux adolescents homosexuels en juillet 2005 en Iran. Neuf pays condamnent l’homosexualité à la peine capitale : Iran, Arabie Saoudite, Afghanistan, Mauritanie, Soudan, Nigeria, Yémen, Pakistan, Emirats Arabes Unis. En Algérie, au Maroc et en Tunisie, l’homosexualité est punie de trois ans de prison par la loi.

Idir Hocini

Les réactions des internautes

  1. Mercredi 17 juin 2009 21:55 trinite

    Merci pour cet article sur ce Tunisien qui révéle son homosexualité... cequi me frappe le plus, c'est de voir comment nous reçevons, partageons ce que les autres peuvent nous dire, nous confier... souvent, on coupe la parole, on raméne à soi la conversation, mais où se trouve la vraie écoute: prendre les paroles de l'autre qui est devant moi, qui me parle... c'est vrai que pour écouter il nous faut se taire, il nousfaut apprendre à nous taire tant par nos paroles, que par nos jugements, nos convictions etc... souvent je me demande si nous savons écouter vraiment...j'ai aimé l'article car franchement je trouve que l'analyse est bonne, sage ... ce qui me frappe aussi c'est de voir qu'il y a encore des pays qui prennent la place de Dieu, des autres, qui se croient parfait, intouchables et qui au nom de Dieu arrêtent, jugent, pendent, tuent ceux et celles qui ne partagent pas leurs croyances, leurs sexualités, leurs formes de vies etc... je crois et j'en suis convaincu que toutes personnes quelques soient les races, les croyances,les coutumes,toutes ces personnes qui condamnent et jugent d'autres personnes parcequ'elles sont homosexuelles, qu'elles ne croient pas en leur religion etc... ne sont pas des Témoins de Dieu car il n'y a plus de choix, il n'y a plus de liberté, de respect, d'amour et celane vient pas de Dieu mais de pauvres humains qui sont encore plus pires que ceux et celles qu'ils pendent... je suis toujours surpris et en colére lorsque je vois, je lis des articles sur des personnes tuées à cause de leurs sexualité, de leursfoi, de leurs idées politiques ... mais qui sont cesgens là qui se prmettent de tuer ? voilà, ce que je voulais dire car vraiment, ce n'est pas Dieu qui est Amour, qui Pardonne, Reléve et tends la main aux pécheurs, à ceux et celles qui commettent " la faute" comme on dit, Dieu ne veut pas la mort du pécheur mais qu'il se rléve et n'essaye de ne plus pécher... alors qui sont cesgens là qui Tuent, pendent?qui sont-ils?  pour qui se prennent-ils...?
    Je découvreton blog, je n'ai pas pu m'empêcher de témoigner ainsi, pardonnez moi mais cela me fait tellement mal au coeur de voir qu'on tue parce que des êtres sont homos, où des êtres qui ont d'autres idées politiques etc... pourquoi tuer?pendre?

    • Jeudi 18 juin 2009 07:56 swazi

      à remarquer  que "les crimes passionnels" sont peu fréquents en milieu homo .Les homos  auraient ils réinventé lA'mour ?!
  2. Mercredi 17 juin 2009 16:23 naguima

    Bonjour tous et toutes qui depuis l'enfance sentaient déjà votre différence mais n'osaient pas en parler de peur d'être grondé par les parents ou moqués par les copains ou copines.
    On vous a gâché votre adolescence, mais on ne vous pas gâché ni votre jeunesse, ni votre vie. Quelle importance a votre sexualité ? Ce qui compte c'est un être humain, sa sensibilité, bonté, sens de solidarité, sa générosité, son sens artistique, sa subtilité de compréhension. On peut en dire beaucoup, mais ne faites pas attention aux imbéciles incultes et goujats. Vivez votre vie même si elle est encore mal acceptée. Déménagez si vous pouvez, trouvez de nouveaux amis ou amies pour discuter, s'amuser, vivez pleinement !
  3. Mardi 16 juin 2009 22:11 sofiiiazzz

    Je voulais tout dabord t adresser une enième felicitation, cest dur de no jours de trouver un journaliste qui sache conciler deux tons comme lhumour serieux et la decadence en avouant tout haut ce que dautres navouent pas.

    Jai aussi envie de te remercier de parler de cette confrerie "arc en ciel" qui nest pas assez eclairé surtout dans les communautés proprement sudistes, consideree comme les moutons noirs car ne peuvent permettre de reproduction et donc perpetuer la race humaine. Ce qui est considere comme different est toujours mal vu malheuresement, mais pourquoi le fait detre medecin peut il en gro rentabiliser laffaire gay? cet homme reste le fils de ses parents, il reste celui qui est proche de sa mere et qui a des valeurs tres honorables peut etre, alors pourquoi vis a vis du type "damour" quil pratique, il devrait etre jeté aux flammes? alors que des couples heteros pratiquent et ont toujours pratiqué des techniques peu orthodoxes...

    merci aussi de dire quetre gay cest nest pas un maux dorigine psychologique, comment peut on definir qqn de cette manière? comment peut on dire "tu aime le bleu, mmmmh cela veut dire que tu as un desordre psychique dodre euclédien..."bref cest du nimporte quoi et cela les discimine encore car ils sont sencés etre soignés.

    Noubliez pas la Marche de la Fierté le 27 juiin a paris et le 20 juin a lyon!
  4. Mardi 16 juin 2009 15:08 romuald

    J'ai bien aimé le passage avec les références historiques (fils de Cartage etc lol); ainsi que "il me lance un coup de semence" re-lol.

    Sujet grave mais mené avec humour, et qui s'achève par cet image dure et abrupte de 2 homos pendus, juste parce qu'ils sont homos..

    Dans la liste des pays considérant comme un crime l'homosexualité, on peut rajouter le Sénégal où il y a encore peu, 8 ou 9 homos croupissaient en prison (ils avaient pris 8 ou 9 ans) mais en ont été libérés depuis.



    Avec mes collègues, j'avoue qu'on sourit lorsqu'on voit passer certains employés des compagnies aériennes très effiminés et maniérés (y en a un paquet..), réaction débile sûrement. Pourtant, on a 2 collègues homos (un gars, une fille) qui eux ne supportent pas du tout les folles et les adeptes des gay-pride.
    Ca doit être comme les signes religieux finalement, la sexualité, comme la religion, ne regarde que soi.
    On sait qu'untel est de telle confession, ou qu'untel est homo parce qu'on le/la sait en couple avec tel(le) autre collègue, ça s'arrête là.
    Là, il n'y a même pas besoin de parler de "tolérance" puisque personne ne revendique le droit d'être de telle confession ou d'être homo, ils sont ce qu'ils sont c'est tout.

    Pourquoi n'est-ce pas aussi simple dans la vie?
    • Mardi 16 juin 2009 15:26 fannybb

      L'article est très bien écrit, les situations décrites correspondent à la réalité. C'est très choquant de savoir que dans certains pays, l'homosexualité est encore très condamnée. Ce n'est pourtant pas un crime, mais au contraire, ils assument leur choix.
       
      • Mardi 16 juin 2009 16:29 romuald

        ils assument leur choix
        Je ne sais pas si par "choix", tu voulais écrire "le choix d'avoir dit qu'ils sont homo" ou "le choix d'être homo".

        Car même si je ne peux pas me mettre à la place des homo, je ne suis pas certain qu'il s'agisse vraiment d'un choix. J'imagine qu'on ne se lève pas un beau matin en disant "tiens, si je devenais homo aujourd'hui !". :P
        Ils se sentent homos; maintenant, j'avoue ignorer comment on devient homo... Parce qu'on ne naît pas plus homo qu'hétéro je suppose, même si dans la nature par exemple, les êtres vivants ont l'instinct de reproduction.
        • Mardi 16 juin 2009 16:55 ou_allons_nous

          Romuald,

          En discutant avec des gays, je me suis rendu compte qu'ils le savaient depuis l'enfance. Aprés, il est vrai que certaines déceptions peuvent détourner un homme hétéro des femmes, mais si le terreau n'était pas favorable, je ne pense pas qu'une "blessure" de quelque nature qu'elle soit puisse boulverser la nature d'un individu. Ce qui est, est. Du moins c'est ce que je pense.
  5. Mardi 16 juin 2009 13:48 saint-bernard

    Des remarques très justes sur notre monde d'aujourd'hui. Idir, vous pourriez aussi écrire des sitcoms qui intéresseraient Aron Productions , j'en suis sûre.
  6. Mardi 16 juin 2009 12:27 rabiatan

     Idir, tout près de chez toi (je me permets cette infos, parce que l'on est voisin) est venu habiter il y a de cela 6 ans un couple d'hommes comme dit la mamie d'à cotés. On a su de suite que c'était une couple d'homosexuel grace à la discrétion de l'agent immobilier qui leur a vendu la maison. Super commercial!!!

    Le jour de leur emmenagement dans notre impasse, je les ai vu galérer sous une pluie diluvienne de septembre. Moi, en bonne maman, j'avais fait de la soupe pour les enfants.

    A 19h00, épuisés, j'ai vu le camion de déménagement partir, et dans ma petite tête j'ai pensé :
    "sur ils n'auront rien préparé pour diner, et avec ce temps de chien".

    J'ai traversé l'impasse avec une soupière pleine et du pain. J'ai attendu pas mal de temps avant qu'ils se décident à m'ouvrir la porte. Et pour cause, ils m'ont avoués plus tard qu'ils craignaient déjà des injures et des mises en garde des gens bien pensants.

    La tête de Francois quand je lui est remis le simple festin, il est resté sans voix, puis s'est mis à pleurer.
    Confuse, perdue, ils m'avouent tous les deux qu'ils arrivaient de Paris 15ème, et que pendant 4 ans les gens tournaient la tête dans l'ascenceur quant ils les croisaient. Pas un bonjour, pas un mot de politesse.

    Ce sont nos voisins, on vit avec eux, ils font parti intégrante de notre vie sociale et culturelle.
    Barbecue, apéros, diners d'hiver, consultation pour tous les problèmes de notre impasse.

    Et je vous dis que le panel est grand dans notre microcosme : portugais, yougoslave, mamie, ouvirers; poissonnier, nous et surtout les enfants qui m'ont posé une seule et unique fois la question.
    "Maman, Francois et Jacque sont homosexuels" ? j'ai répondu "oui".

    Meme maman qui vit deux rues parallèle plus loin les connait, et comme ils ont 20 ans d'écart d'age, elle croit qu'ils sont père et fils, "Non maman, ils vivent ensemble mais ne sont pas parents" et c'est son fils. OK mum, t'as compris ce que tu voulais.

    Alors, l'ouverture d'esprit parisien, quand on veut.

    A bondy, ils vivient leurs choix sexuel normalement, ils ne sont pas déguisés en folle, n'écoute pas YMCA, ont des boulots sympas et rentrent chez eux tous les soirs après avoir acheté leur baguette chez la boulangère qui porte le foulard, qui connait leur histoire, qui leur demande des nouvelles de leur vacances, de leur santé...

    La banlieue est terrible pour bien des choses, mais pas pire qu'ailleurs.

    Francois et Jacques je vous embrasse.

    Et na !

    (les noms ont été changés).
  7. Mardi 16 juin 2009 10:04 aplanos

    Idir, où l'art de la chute! On ne s'y attend pas à celle là. Toujours agréable le style Idir.

    Je vais parler de cette forme d'hypocrisie des pays du Maghreb sur cette question. Je ne sais plus combien de fois, dans les hammans j'ai pu voir des hommes se donner du plaisir, sous les yeux et avec la participation des flics chargés en théorie de les arrêter. Ils ne sont pas fous, ils ne vont pas faire appliquer une loi qui les priverait de la liberté d'avoir du sexe à bon compte. Tant bien même s'ils ne sont pas gays, car la grande majorité ne l'est pas.

  8. Mardi 16 juin 2009 09:51 floey

    Tout le long de l'article, comme d'hab avec Idir, je passe un bon moment, le ton est léger et tout. Mais à la fin, la claque quoi. On s'aperçoit qu'il y a encore des pays on on meurt pour des motifs aussi insignifiant que d'être gay. Ca suinte l'angoisse quand même.
  9. Mardi 16 juin 2009 09:27 ou_allons_nous

    Comme quoi, les parents sont obligés d'accepter les choix de leurs enfants, en particulier dans ce domaine, au risque de les perdre. Parfois il faut du temps. Et puis l'homosexualité n'est pas un choix, on nait homosexuel. 

    Sinon j'ai bien aimé le début de l'article sur le comportement des gens en société, les conversations auxquelles on est un peu obligé de s'intéresser par simple politesse, celles que l'on nous impose, comme les indélicats qui utilisent leur portable dans les transports en commun. 

    Sinon, je ne peux que conseiller à ceux qui ont du mal à vivre leur vie librement dans leur quartier, de le quitter sans attendre que les mentalités changent. 

    Idir, la photo qui illustre votre article est impressionnante et montre le long chemin qu'il reste encore à parcourir par ces sociétés qui refusent la différence sexuelle en l'occurence. Être condamné à mort comme ces deux garçons pour une raison aussi futile s'est atterrant.
    • Mardi 16 juin 2009 10:21 lie

      Azul Idir, t'es vraiment trop bonne!
      Ha, ces tunisiens, tous des taf......, naaaan j'golrie.
      Bon, ce n'est pas encore gagné pour les homos, du moins pas encore comme au Quebec, on dirait qu' il y a des caps à franchir pour pouvoir vivre ça normalement, le coming out d'abord auprès des potes, puis des parents, et le reste de la famille, voir le futur employeur si il se pose des questions. Ce n'est pas un choix c'est sûr, d'autant plus dans un milieux populaire ou rural, parce qu'il n'y a pas qu'à Bondy où le zamel sera montré du doigt, faut pas rêver.
      Je ne parle même pas des pays cités à la fin du post, avec cette photo terrible des jeunes gars pendus, le cauchemar éveillé, il leur faudrait une méga gay pride juste voir leurs faces d'inquisiteurs changer de couleur.

    • Mardi 16 juin 2009 09:43 ou_allons_nous

      "C'est atterrant" voyons tête de pioche que je suis!