Aubervilliers : peur du violeur sur la ville

C'EST CHAUD mercredi 1 février 2012

Par Mehdi Meklat ET Badroudine Said Abdallah

La pluie. Une route. Un bus. Une fille. Elle se mordille les lèvres, les mains enfouies entre les cuisses. Elle est à deux doigts de craquer, de pleurer, de crier. Elle se retient infiniment. Elle regarde à gauche, à droite. Elle est seule. Un arrêt. Ca monte, ça descend. Elle veut manger ses ongles. Elle veut même dévorer ses mains, puis ses pieds. Elle pourrait même se dévorer entièrement, tellement elle tremblote.

Les portes s’ouvrent. “Veuillez monter par la porte avant du bus” dit la dame de la machine. Une fille monte. Par l’arrière. Elle s’approche du fond, croise le regard de son amie au bord de la crise de nerfs. “Tu fous quoi à cette heure là? Il est 21h” lui balance-t-elle, intrusive. “J’étais au lycée, j’avais physique” répond-t-elle, crédible. Elle reprend : “Mais j’ai tellement peur, le violeur rode…”. L’autre avale les mots : “Moi aussi, mon dieu, il est là”.

C’est le violeur. Il s’appelle comme ça, cherchez pas. Le violeur, c’est son nom. Il se reconnaîtra où qu’il soit. Depuis fin décembre, il compte trois agressions sexuelles entre l’Essonne et le sud de Paris. Et depuis quelques jours, il aurait été repéré à Aubervilliers. “J’ai enregistré sa photo dans mon iPhone pour pouvoir le reconnaitre” tente une fille, rue Danielle Casanova. “J’ai peur”, conclut-elle.

Une autre : “Un mec a demandé de l’argent à ma mère à l’arrêt de bus et l’a suivie jusqu’en bas de chez moi. C’était lui”. Une autre : “Je l’ai vu”. Une autre : “Il est là”. Sauf qu’il est partout et nulle part. La psychose a pris Aubervilliers. Comme une étincelle qui se transforme en flamme dévastatrice. Une fille, yeux sombres, cheveux sombres, pantalon sombre dégaine un couteau de son décolleté : “Toutes mes copines en ont en ce moment”.

Elle poursuit : “La soeur d’une copine avait pris le gros couteau de cuisine. Du coup, ma copine a été obligée d’en prendre un plus petit”. C’est ainsi qu’on se protège ici, des âmes volages. Parce que dans la rue, cette nuit-là, il n’y avait que la pluie. Pas un seul intrus. Pas même l’ombre d’un policier. “On les voit pas” clame une dame du quartier. Dans l’incompréhension, elle s’élance : “Comment est-ce possible qu’on ne le trouve pas ?” Réponse d’une maligne en collants : “C’est devenu un jeu, beaucoup se font passer pour lui dans la rue”.

Et la psychose enfle, se répand comme un virus H1N1. Sur les réseaux, des demoiselles croient l’avoir repéré “devant la boulangerie”.

Les garçons font des gros bras et promettent de lui “couper la bite” s’ils ont le malheur de le croiser. Le commissariat a reçu “plus de 300 appels” et ne sait plus où donner des armes. Le violeur, si invisible, si inconnu, qu’il passe décidément les mailles des agglomérations, court encore quelque part. Ou pas.

Mehdi Meklat et Badroudine Said Abdallah.

Les réactions des internautes

  1. mercredi 8 février 2012 00:31 chang

    Bonsoir Messieurs, La rumeur des violeurs n'est pas le seul risque hélas couru par la ville d'Aubervilliers. Il y a aussi la discorde reignant au sein même du conseil municipal de cette ville. Je vous renvoie à ce communiqué de presse cinglant en espérant que vous en ferez écho. http://static.ow.ly/docs/CPinteretGeneral_uqv.pdf Très cordialement,
  2. mardi 7 février 2012 12:48 LGDV

    De toute facon ils s'e prendra jamais a des jeunes filles de la diversité Ce violeur ne viole que les fancaises aux yeux cliar et cheveux cliars c'est un fait, c'est une veritable chance pour la france ce malade
    • mardi 7 février 2012 22:11 SHEITAN LE PUTOIS

      Le violeur il aime les belles meufs, pas les thons!! dans la cité il est au milieu de ses fréres! tranquille!
  3. mardi 7 février 2012 12:47 LGDV

    De toute facon ils s'e prendra jamais a des jeunes filles de la diversité Ce violeur ne viole que les fancaises aux yeux cliar et cheveux cliars c'est un fait, c'est une verita
    • mercredi 8 février 2012 05:28 la poule au pot

      Ce violeur bon teint a-t-il trouvé une supériorité ou une inférioité chez les belle blondes qu'il violait .Faudra qu'il s'explique
    • mardi 7 février 2012 13:01 commandant_minos

      ouf, je ne connais personne aux yeux cliars et aux cheveux cliars !
  4. lundi 6 février 2012 21:02 Doc

    Tu as pensé à aller voir un spécialiste ?
  5. jeudi 2 février 2012 07:07 Leguillon

    Aux USA les violeurs sont toujours signalés avec une alerte à la télévision et à la radio et tout le monde trouve çà normal, avertir de ne pas rentrer seule, de ne pas envoyer ta fille de 12 ans chercher le pain, de ne pas promener toutou toute seule,etc. Si des alertes de ce type avaient été mises en place en France, des centaines de femmes n'auraient été victime de viol.
  6. jeudi 2 février 2012 06:21 Roro

    C'est à cause de rumeurs de ce genre que des Roms avaient été quasiment lynchés dans une cité des Quartiers Nord de Marseille, en juin 2008, sans que ne réagissent les éternelles assoc antiracistes : normal, les agresseurs ne correspondaient pas au faciès du raciste idéal à leurs yeux (blancs aux yeux bleus, votant à droite voire très à droite). Cela me rappelle aussi qu'un portait-robot d'un pédophile maghrébin, qui sévissait en Seine-Saint-Denis et sur Paris, Halim Taguine (pardon, Olaf Svenson) avait circulé en Seine-Saint-Denis il y a quelques années. Un type avait cru reconnaître le violeur sur une affiche placardée dans un stade, avait rameuté ses potes avec qui il avait massacré le gars... Finalement, le type a été interpellé et placé en GAV, tandis que le vrai pédophile a été arrêté en mars 2009 à Montreuil. Il s'était déjà échappé en avril 2008 d'un tribunal... .http://www.liberation.fr/societe/0101558516-il-croit-tabasser-un-violeur-il-finit-en-prison Autre violeur en série qui avait été interpellé cette fois à l'ouest de Paris, à Pont-de-Sèves, en juin 2010 : « grand, svelte, la peau mate, collier de barbe naissant, dents abîmées et sentant la cigarette ». Un vrai « viking », qui était parvenu à se fondre dans la population « du cru » de Seine-Saint-Denis. .http://www.leparisien.fr/boulogne-billancourt-92100/le-violeur-du-pont-de-sevres-neutralise-26-06-2010-978096.php En attendant, à cause de ces rumeurs, le violeur court toujours, ce qui ne doit pas spécialement permettre à ses victimes de tenter de revivre...
    • jeudi 2 février 2012 09:47 Roro raciste

      Pourquoi tu nous parles pas de tous les autres, le violeur de l'Essonne (merde il est blond) ou des multiples affaires de viols au sein de familles bien françaises???
  7. mercredi 1 février 2012 23:21 Nema Cheikh Bounena

    Sur la photo prise par les caméras de suveillance, le violeur qui revient des locaux du BB un peu dépité, mais pas tout à fait bredouille. Il n' y avait pas de blonde aux yeux bleus, ni de brune aux yeux verts, que des blacks et des beurettes. Cependant, Monsieur Menusier, qui l'avait gentiment raccompagné à la porte, lui a indiqué la bonne adresse, en face, chez fdesouche.
  8. mercredi 1 février 2012 23:14 Marwan Ibn El'Houssain

    Dexter l'a probablement déjà refroidis.
  9. mercredi 1 février 2012 19:42 HOP HOPE

    Porter sur soi une arme que l'on peut retourner contre vous ...pas très ..bien réfléchi Une bague avec un chaton peut défigurer ,un petit aérosol de " sent bon " bien dirigé .... les épingles à cheveux et ...vous êtes intelligentes et imaginatives La peur c'est la vraie ennemie
  10. mercredi 1 février 2012 13:32 myriam

    il a ete apparu dans le 95 et fait style a mal a la jambe pour ke les victimes le ramene dans sa voiture :s moaa jles vuu il mregarde jai flippe après jcour et la jvoie plus loin une dizaine de policier cherche la ruue
  11. mercredi 1 février 2012 06:10 la poule au pot

    la banlieue a peur ;Elle a peur du violeur mais elle n'a plus peur de la police . Elle appelle la police .