Chelles : Hollande lance les premiers emplois d’avenir

C'EST CHAUD, POLITIQUE Jeudi 8 novembre 2012

Par Idir Hocini

Chelles, dernière cité avant la terra incognita pour un Bondynois : c’est le terminus de la ligne E du RER. C’est aussi l’endroit qu’a choisi le président de la République pour lancer sa mesure phare  contre le chômage des jeunes : les emplois d’avenir.

Qu’est-ce que c’est un emploi d’avenir ? « Une bonne place dans une banque ou dans l’informatique », répond un jeune lycéen traversant le passage piéton devant la mission locale de Chelles. Sous la langue du gouvernement, c’est bien autre chose. Basés sur un système d’embauches subventionnées, les emplois d’avenir sont ouverts aux collectivités, aux associations ainsi qu’aux entreprises, sans conditions. Ils concernent les jeunes peu ou pas qualifiés issus notamment des zones urbaines sensibles, de zones rurales isolées ou des départements d’Outre-Mer. Ils concernent aussi des jeunes en difficulté d’insertion, ayant poursuivi leurs études jusqu’au CAP ou BEP, ou jusqu’au baccalauréat dans certaines zones difficiles.

Le gouvernement prévoit ainsi de créer 100 000 emplois d’avenir en 2013, et  ça commence à Chelles en Seine-Et-Marne. Une ville qui fait face à un taux de chômage des 16-25 ans des plus alarmants.

Après une visite d’une heure dans les locaux de Pôle Emploi, le président débarque dans l’espace journaliste en compagnie d’une dizaine de jeunes. Assis à une table, il les appelle un par un par leur prénom, ainsi que leurs futurs employeurs. La Croix rouge,  des  collectivités locales ou la SNCF, par exemple. « Te voilà cheminot désormais ! », lance-t-il à un tout nouveau et jeune employé visiblement très content. De son emploi ou d’avoir vu le président ? Nul ne saurait le dire, même si tout le monde sur cette terre rêverait de conduire un train.

Célia, 19 ans, va être agent administrative à la mairie, même si son rêve « c’est un jour devenir auxiliaire-puéricultrice ». Comme tous les jeunes ce matin, elle a longtemps cherché du boulot,  depuis au moins un an, sans succès. « On m’a proposé le contrat d’avenir, j’ai tout de suite accepté car des perspectives d’embauche existent à la fin du contrat ».

Tony lui a 19 ans. Il a un diplôme de menuisier qui ne lui a pas permis de trouver un emploi, même si les meubles Ikea se vendent si bien. Grâce à son contrat d’embauche, il travaillera à la piscine de sa ville.

Une responsable de la mission locale, qui y travaille « depuis longtemps », trouve que l’initiative est une bonne idée : « On a sélectionné des jeunes qui ont cherché du boulot et  qui n’en ont pas trouvé. On a également sélectionné des employeurs sérieux, qui vont s’engager à les former, et surtout qui offrent à la fin des trois ans de contrat de véritables perspectives d’embauche ». Mais certains des jeunes signataires s’inquiètent pour leur avenir après ces trois ans. La responsable de la mission locale leur a rétorqué « que le temps de l’emploi à vie est révolu ».

Après la signature du contrat, François Hollande discourt sur la lutte contre le chômage qui demande « la mobilisation générale de tous ». Pour lui, « la seule priorité qui vaille ». Il annonce également pour très prochainement, le lancement des contrats de génération, un senior qui forme un jeune, les deux catégories les plus touchées par le chômage. Cela permettrait selon lui de  sécuriser à la fois l’emploi des anciens, tout en donnant leur chance aux jeunes qui se lancent.

Quelques militants du Parti communiste et et du Front de gauche en sitting devant le Pôle Emploi de Chelles, n’ont pas grand espoir en ces contrats d’avenir. Pour eux, « La » grande mesure qui vaille en terme d’emploi c’est « le SMIC à 1 700 euros » comme le clament leurs pancartes.

Idir Hocini

Les réactions des internautes

  1. Samedi 10 novembre 2012 06:11 solutré

    Il y a eu le "baby boom " ,il y a eu Mai 68 ,il y a eu ensuite les classes creuses .L'avortement étant devenu un confort dépassant le droit . Les soixante huitards voulant jouir sans entraves et surtout sans enfants . De ce fait ,les futurologues ont pu tenir un discours rassurant .Ils disaient ; "A partir de l'an 2000 ,les départs à la retraite seront si nombreux que le chomage se réduira automatiquement puisque ce sont les classes creuses qui arriveront à l'age du travail ,de l'emploi " ..Pronostic qui ne s'est pas avéré . Messieurs les futurologues n'ont pas vu les masses de migrants qui s'installaient sur notre sol avec prétentions au travail et au logis .Le résultat de cette politique est que nous vivons aujourd"hui avec un surcroit de demandeurs d'emploi. le marché du travail est saturé .Nous sommes victimes de notre politique d'immigration .Et les "souchiens " sont de moins en moins nombreux dans leur propre pays .
    • Mercredi 14 novembre 2012 16:23 SANDRINE

      SANS RAPPORT... ET POUR INFO LES "SOUCHIENS" PEUPLES EGALEMENTS NOS PAYS "SOUS DEVELOPPES" POUR Y PILLER LES PEU DES RICHESSES QU'IL NOUS RESTE...
  2. Jeudi 8 novembre 2012 22:18 JS

    Il faudra apprendre aux militants coco une bonne fois pour toute que le SMIC DETRUIT des emplois. Plus on l'augmente plus on en détruit... En même temps c'est peut-être leur objectif étant donné qu'ils vivent de la misère humaine..
  3. Jeudi 8 novembre 2012 21:12 homer

    Je ne vois pas le rapport ?