Eduardo Rihan Cypel : « Aujourd'hui, les gaullistes sont au Parti socialiste ! »

GARDE à VUE jeudi 26 septembre 2013

Par Tom Lanneau @TomLanneau93

À 37 ans, le député et porte-parle a réussi a faire entendre sa voix, dans l’hémicycle, au parti socialiste et surtout dans les médias. retour sur la Syrie, l’affaire Gollnisch et son parcours.

Dans son bureau, au 128 rue de l’Université, près de l’Assemblée nationale, une grande photo est placardée sur l’armoire. Eduardo Rihan Cypel y figure aux côtés de celui qui l’a lancé en politique, Gilbert Roger (sénateur Ps et ancien maire de Bondy). Sur les étagères de la bibliothèque, Jean Jaurès y occupe une bonne place, avec quelques figures du socialisme. À 37 ans, le contraste avec les autres députés est saisissant : aucun cheveu blanc, démarche vive, jean, veste entrouverte et maîtrise parfaite de son smartphone. Mais, être jeune en politique, n’est pas forcément un avantage, il faut combattre le conservatisme politique, même si « dans ma famille politique, on laisse sa chance à la nouvelle génération […] Quand on regarde à l’Ump, ce n’est pas forcément ça ».

Eduardo Rihan Cypel est un homme pressé. L’iPhone greffé à la main, le député et porte-parole du Parti socialiste, est né de l’autre côté de l’Atlantique en 1975, à Porto Alegre, au Brésil. Arrivé en France à l’âge de 10 ans, il garde de son pays de nombreux souvenirs sur lesquels il aime s’étendre. C’est à Créteil (Val-de-Marne) qu’il débarque, sans parler la langue de Molière. Il l’apprendra en classe d’initiation pour non-francophones. Il rattrape ses lacunes et poursuit des études de philosophie à Paris XII, avec l’idée d’enseigner. En 2000, il passe le concours de Science Po Paris : « je voulais renforcer mon cursus universitaire (…), car un philosophe se doit de bien comprendre l’histoire et les enjeux économiques ».

À 22 ans, il obtient la nationalité française. L’actuel porte-parole du Ps s’est toujours intéressé à la politique, c’est « quelque chose d’essentiel pour n’importe quel citoyen ». S’il ne veut pas en faire encore son métier, il entend mener des combats sans être encarté. Mais le 21 avril 2002, c’est le choc. Le Ps est éliminé au premier tour contre le Front national. « Alors je me suis dit coco, tu peux pas uniquement vouloir jouer les intellos dans la cité, il faut à un moment être utile au combat politique pour que la gauche retrouve la place qui lui convienne dans la politique française ».

En 2004 il adhère au Ps, influencé par des figures Lionel Jospin, un des « plus grand ministre de la Vème république ! ». Son ascension politique est rapide : en 2008, il est élu conseiller municipal de Torcy (Seine-et-Marne). Deux ans plus tard, il devient conseiller régional d’Île-de-France. En 2012, député de la 8e circonscription de Seine-et-Marne, puis il se voit attribuer le rôle de porte-parole du Ps en 2013. « Je crois que la réussite d’un combat politique dépend de l’abnégation, dit-il après un long moment d’hésitation, de la détermination et des convictions profondes ». Il conclut avec un large sourire : « Est-ce que j’ai ces qualités ? C’est à la presse de me le dire ».

L’affaire Gollnisch

Le 3 août dernier, Bruno Gollnisch (député européen et conseiller général Fn) s’est attaqué au porte-parole du Ps, dans une vidéo postée sur son blog. Il le qualifie de « Français de relativement fraîche date », qui lui fait penser « à ces gens que vous invitez chez vous et qui, une fois qu’ils y ont pris pied, veulent faire venir un peu tout le monde ».

Eduardo Cypel ne s’attendait pas à cette attaque « blessante et méprisante ». Il n’y avait pourtant aucun précédent entre les deux hommes. « Cela ne me surprend pas en connaissant l’histoire de celui qui a porté l’attaque. Il est dans la droite ligne de l’extrême droite française […] Ces gens-là n’ont rien compris à notre nation et me refuseront toujours le droit d’être un français comme les autres. C’est contraire à l’esprit de la République française ». Cependant, Eduardo ne réagit pas à chaud, préférant garder son sang-froid afin de prendre de la hauteur « pour ne pas se laisser entraîner dans la spirale de la violence dans lequel ce monsieur m’appelait ».

Cette attaque est la preuve que « le FN reste fidèle à lui-même, contrairement à ce que raconte madame Le Pen. Un parti avec une idéologie raciste qui veut faire le tri parmi les Français en fonction de leurs origines ». Eduardo Cypel raconte qu’avant même l’attaque de B. Gollnisch, il recevait des lettres, des appels et des mails à caractère raciste, en particulier après ses apparitions médiatiques le confrontant à des hommes d’extrême droite : « j’ai toujours dénoncé les propos et les thèses de l’extrême droite qui sont pour moi insupportables, au fondement même de mon engagement politique [le 21 avril 2002] ».

Le parlementaire se targue d’être « en première ligne de défense républicaine face à l’extrême droite ». Sûrement le motif principal pour lequel B. Gollnisch a attaqué le porte-parole socialiste. « C’est peut-être pour se refaire une santé médiatique, lui qui était en perte de vitesse ». Il remarque d’ailleurs un « effet Gollnisch », il a « libéré la parole raciste », souligne-t-il avec dépit.

Par ailleurs, le député pointe le silence de Marine Le Pen dans cette affaire . « Elle n’a pas condamné les propos de Bruno Gollnisch […] ce qui prouve qu’elle consent à ce qu’il a dit ». Selon le porte-parole socialiste, cette non-intervention démontre que la présidente du Front national et le député européen se partagent les tâches de manière efficace : l’un « dédiabolise » l’image sulfureuse du parti, tandis que le second promulgue des idées ouvertement xénophobes.

Trois jours après l’attaque, Eduardo Cypel et son avocat décident de porter plainte contre Bruno Gollnisch. Cette plainte sera déposée en septembre.  « Il ne faut pas laisser passer cette attaque ni sur plan politique, ni sur le plan juridique ». Cependant, l’ancien numéro 2 du Front national ne l’entend pas de cette oreille. Il propose deux autres alternatives. Un débat, auquel il répond : « s’il est en manque de présence médiatique, c’est son problème ». Le tout, soulignant qu’il n’a nullement peur de débattre avec un membre de l’extrême droite et qu’il n’avait pas besoin de cette affaire pour sa visibilité médiatique. « Depuis que je suis porte-parole du parti socialiste, il ne se passe pas un jour sans qu’il y ait une émission télé, radio ou la presse écrite qui vienne me solliciter. D’autant plus que ce n’est pas agréable d’être attaqué sur son identité et son histoire personnelle ».

La seconde alternative proposée par Bruno Gollnisch, pareil à un mousquetaire, c’est le duel à l’épée ! À cette proposition, Eduardo Cypel répond sèchement, perdant son sourire « j’ai passé l’âge de tomber dans les provocations d’un vieux monsieur d’extrême droite ».

« On n’est pas sorti de l’Afghanistan pour aller en Syrie ! »

Qui a dit que la vie des députés se résumait aux fêtes et aux cérémonies ? Eduardo Cypel déclare être particulièrement occupé par la gestion du dossier Syrien. Soutien inconditionnel pour une intervention dans ce pays, il dit détenir des preuves « indéniables » de l’utilisation d’armes chimiques par Bachar El Assad.

Il rédige une dépêche le 2 septembre, critiquant la position de la droite sur la gestion de ce dossier. Position qu’il qualifie de « politicienne ». Le principal parti de l’opposition réclame un vote du parlement pour décider de la tournure des événements. D’ailleurs, le député affirme: « La France a une Constitution modifiée en 2008 par Sarkozy, soutenu par l’Ump, dans laquelle le vote préalable du parlement pour une intervention militaire n’est pas nécessaire, c’est la prérogative absolue du président ! ». Le porte-parole du Ps s’indigne alors du fait que l’Ump ne respecte pas la constitution « pour des revendications politiciennes » alors qu’ils se veulent héritiers du gaullisme, « aujourd’hui, les gaullistes sont au parti socialiste ! ».

Cependant, il semble judicieux de rappeler que François Hollande, en 2003 et en 2008, à propos de la guerre en Afghanistan, avait accusé Nicolas Sarkozy d’entretenir une « désinvolture à l’égard » du parlement pour avoir refusé d’organiser un vote à l’assemblée.

En France, la controverse ne cesse de croître due à l’hostilité du peuple, à 64% contre l’intervention en Syrie (étude Ifop, publiée par Le Figaro le 6 septembre). Eduardo Cypel, lui, souhaite intervenir à cause de « l’utilisation d’armes chimiques par le régime de Bachar El Assad ». Selon lui, le seul débat valable n’est pas de savoir si oui ou non, la France doit intervenir en Syrie, mais quel est le type de réponse appropriée à la situation. « Il ne s’agit pas d’intervenir comme l’ont fait les États-Unis et la Grande-Bretagne en Irak (…) puisque c’était fondé sur un mensonge d’état ».

Le message le plus « clair » que la France pourrait adresser à la Syrie serait quelques frappes ciblées. « Il n’y aura pas d’attaques au sol ou de bombardements par des avions. On n’est pas sorti de l’Afghanistan pour aller en Syrie ! ». Le porte-parole du Ps souhaite montrer que son parti a su tirer des leçons du passé. Notamment en évoquant la mise en place d’un processus politique. « Il n’y aura de sortie de crise que grâce à la politique », pour éviter de reproduire le même cas de figure qu’en Irak, en Libye ou en Afghanistan. Selon lui, dans cet entretien accordé avant l’accord américano-russe trouvé le 14 septembre, la Russie et l’Iran doivent faire partie de cette solution « afin de mettre fin à la guerre civile en Syrie qui a déjà causé environ 110 000 morts ».

Cypel avoue que cette guerre pèse sur la crédibilité des États-Unis et de la France puisque « le régime de Bachar El Assad a dépassé la ligne rouge fixée par les Américains en utilisant des armes chimiques ». Le député souligne le fait que les États-Unis et la France ont le pouvoir d’asseoir l’intervention en Syrie dans le cadre de la légalité. Ce grâce aux conventions internationales qui autorisent les états à intervenir dans les pays où des armes chimiques sont utilisées contre la population. Par ailleurs, Cypel refuse de parler du «suivisme de la France» vis-à-vis des États-Unis: « le président affirme depuis le début que le massacre chimique ne peut rester sans réponse et que la France est prête à adresser une réponse forte à Damas ». Et dans son intervention télévisée, le 15 septembre dernier, François Hollande, a réaffirmé sa position : “l’option militaire doit demeurer, sinon il n’y aura pas de contrainte“.

Le porte-parole socialiste est aussi spécialiste de la cybersécurité. Selon lui, les cyberattaques ont trois principales cibles : la défense nationale (hôpitaux, transports, télécommunications…), la protection de la souveraineté des individus, et l’économie. «Il y a un cyberespionnage pour voler des secrets industriels et des brevets de l’autre côté de l’Atlantique donc il faut protéger l’innovation! D’ailleurs, les entreprises doivent aussi nous aider dans cet effort. Aujourd’hui, il n’y a pas une seule entreprise française qui ne soit pas victime de cyberespionnage ».

« La gauche ce n’est pas le laxisme »

Il estime que le « cyberdomaine » doit être maîtrisé, car « il n’y a pas un conflit qui n’ait pas une entrée en matière par une cyberattaque ». C’est pourquoi le député de Seine-et-Marne considère que créer des emplois dans ce domaine serait réalisable, et non superflu. D’ailleurs, il évoque le nouveau budget qui va être alloué à l’armée durant les cinq prochaines années. Celui-ci considère comme une priorité le domaine de la cybersécurité et du renseignement : « cela va se traduire par plus d’investissement dans la recherche et le développement, 120 nouveaux postes dans l’Agence Nationale de Sécurité des Système d’information (ANSSI) pour se mettre à niveau».

Cypel invoque à plusieurs reprises la « protection de la souveraineté des individus sur le Net ». Cependant, lorsque l’on évoque le rapport « Global Governement Requests Report», publié par Facebook le 27 août, révélant que la France a effectué 1 547 demandes de données d’utilisateurs, le porte-parole se fait plus concis. Il dit ne pas être au courant de cette histoire. «Il y a beaucoup de vide juridique dans ce domaine qui fait l’objet de dérives (…) il faut trouver un équilibre entre liberté et sécurité ».

Quant au sujet de l’immigration, le porte-parole ne trouve pas que, compte tenu de son histoire personnelle, soutenir Manuel Valls soit un choix paradoxal même si ce dernier refuse de régulariser plus que sous Sarkozy (30 000 régularisations par an). « C’est le même Manuel Valls qui a supprimé la circulaire Guéant. Je suis favorable à régularisation économique et financière de la même façon que je suis favorable à la régularisation migratoire ». Il explique alors les avantages de la circulaire Valls : des conditions précises de régularisation (durée de travail, scolarisation des enfants,…). « Alors que la circulaire Guéant dépendait de l’arbitraire de chaque préfecture pour baisser le nombre de régularisation […] selon une idéologie proche de celle du FN qui vise à faire un amalgame entre insécurité et étrangers, ce qui est contre les valeurs républicaines». D’ailleurs, Eduardo Cypel souligne le fait que l’on accuse Manuel Valls de trop naturaliser (augmentation de 14% en un an alors que Nicolas Sarkozy avait divisé le nombre de naturalisations par deux). Cypel expose avec convictions ses arguments, le tout en insistant sur le fait que « la gauche ce n’est pas le laxisme ».

Le jeune député confie être parfois en désaccord avec le PS, mais « très rarement, car je suis fier de ce qu’a fait le gouvernement depuis le début de son mandat. De toute façon, lorsque je n’approuve pas l’action gouvernementale, je garde ses remarques pour les débats internes. Il faut être discipliné et savoir accepter la règle de la décision collective ».

Quant à la possibilité qu’il devienne, un jour, le premier président issu de l’immigration, il répond en rigolant. « Ah, si vous me donnez des idées… Il ne faut tirer aucun plan sur la comète pour réussir en politique, mais il ne faut jamais rien exclure dans la vie. Il faut d’abord faire son travail. Je souhaite en priorité que la gauche puisse travailler dans la durée, car elle a besoin de temps pour changer en profondeur la société française et je vais tout faire pour abonder dans ce sens ».

Tom Lanneau

Les réactions des internautes

  1. mardi 8 octobre 2013 23:45 Sceptick

    Ce Monsieur est sans doute plein de bonnes intentions et soucieux de montrer son attachement à la France Ceci dit, le Gaullisme au PS ? C'est aussi fantaisiste que le bal du Moulin Rouge couvent des Carmélites. Pour le reste, ce long article n'est qu'un plaidoyer de propagande pour l'action de notre gouvernement. Sans intérêt.
  2. vendredi 27 septembre 2013 15:46 Amélie

    Tom, les Gaullistes sont à Debout la République et au MRC (Mouvement Républicain et Citoyen). On peut regretter que ce dernier se soit compromis avec le PS, parti à la solde des mondialistes ultra-libéraux. Certains sont également au FN, même si ça fait aux fesses à certains. Etre Gaulliste, c'est être souverainiste. De plus en plus de personnalités font leur coming-out (il faut dire que jusqu'il y a peu, s'afficher souverainiste vous rangeait illico presto comme un affreux facho), y compris des économistes très à gauche tel Frédéric Lordon. Je vous invite à suivre les réflexions de l'économiste Jacques Sapir, à lire le blog "L'oeil de Brutus" ; http://loeildebrutus.over-blog.com ... Le vent tourne, les politiques le sentent. Même quelqu'un comme Julien Dray qui est tout sauf patriote clame désormais son amour de la France, c'est dire...
    • vendredi 27 septembre 2013 16:17 Amélie

      J'ai oublié de signaler cette instance de réflexion, ouverte à tous à Paris et qui envoie ses compte-rendus en version papier à tous ses adhérents : http://www.politique-autrement.org La prochaine conférence, gratuite, se tiendra au bistrot Saint-Antoine, 52 bld Saint-Antoine (12ème arrondissement) à 19 heures le mardi 1er octobre. L'invité sera le journaliste de gauche Eric Dupin qui interviendra sur la thématique : "Sécurité : la gauche a-telle vraiment changé?".
  3. vendredi 27 septembre 2013 08:21 Pierre Terreblanche

    moi qui suit de très près le mouvement Gaulliste, j'en rencontre beaucoup au centre, pas mal a l’UMP , pas Mal, qui comme moi sont pour le F.N par contre impossible que les Gaulliste soit à gauche. C’est contraire à la pensée de la gauche mondialiste et internationaliste, ce Monsieur et un idiot profond qui ne connait rien de la France de son passé et de ces convictions…et un Menteur. Car de Gaule c'est la France avec un grand A, avec son indépendance, politique, avec ces frontières, sa monnaie, son Armée ....simple j’ai demandé à tous les gens du PS.." cette question" et que pensez-vous de de Gaulle ? là vous avez la réponse car sans réfléchir a ma question orienté...., le flots d'injures et de Mépris pour le grand Homme garantie à 100 % j'ai faits l'expérience ? FAITE Là…...lol pas triste...
    • vendredi 27 septembre 2013 15:54 Amélie

      Le FN change. Le discours souverainiste de Marine Le Pen touche de plus en plus de gens. Reste à savoir ce qu'il y a derrière.
    • vendredi 27 septembre 2013 15:53 Amélie

      Pierre, il y a des gens estimables au PS, mais ils sont à la marge ou pris dans la masse. Comme dans tous les partis, il y a différents courants, dont certains sont parfois surprenants ( http://valeursdegauche.wordpress.com ).
    • vendredi 27 septembre 2013 08:41 Mvf Fujisan

      j'aime la lecture de cet article ,c'est parfait
  4. jeudi 26 septembre 2013 20:21 Laurent G

    "Aujourd'hui, les gaullistes sont au Parti socialiste !" Les ravages de l'éradication nationale des neurones, pardon, l'éducation nationale. Le général: - refus de tout machin internationaliste, type ONU. Primauté des nations. - « Nous sommes quand même avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine, et de religion chrétienne. Essayez d’intégrer de l’huile et du vinaigre. Agitez la bouteille. Au bout d’un moment, ils se sépareront de nouveau. Les Arabes sont les Arabes, les Français sont les Français. Vous croyez que le corps français peut absorber dix millions de musulmans, qui demain seront peut-être vingt millions et après-demain quarante ? Si nous faisons l’intégration, si tous les Arabes et Berbères d’Algérie étaient considérés comme Français, comment les empêcherait-on de venir s’installer en métropole, alors que le niveau de vie y est tellement plus élevé ? Mon village ne s’appellerait plus Colombey-les-Deux-Eglises, mais Colombey-les-Deux-Mosquées!» (Cité par Benjamin Stora, Le Transfert d’une mémoire, Ed. La découverte, 1999). Le PS, euh, à peu près l'inverse. - Combat contre le dollar qui envahissait tout, l'or est tant que monnaie internationale avec l'épisode de rapatriement de l'or contre les dollar - Volonté d'indépendance militaire avec le programme nucléaire - Farouche ennemi de la dette publique, associé à la liberté - plan pinay-rueff. Comparé à la pauvre et pitoyable politique du PS depuis 2012 - La politique de la France ne se fait pas à la corbeille, alors que le PS a coupé royal 1% des banques (éclat de rire) - ... - ... ............... Je suppose que l'auteur, qui n'a aucune connaissance de notre histoire, voulait dire: "Aujourd'hui, le Parti socialiste est anti De Gaulle!" "Nous faisons exactement l'inverse de ce qu'il a fait" Seul poin de juste, il n'y a plus de gaulliste au PS qu'à l'UMP. Zéro des deux côtés.
    • vendredi 27 septembre 2013 08:45 Mvf Fujisan

      idem je partage cet article, tous les jours mon combat reste contre les anti français
  5. jeudi 26 septembre 2013 19:08 Bydon

    sarkozy était déjà un président issu de l'immigration. il est hongro-grec, on sait pas trop. Comme tout bon étranger ce type connait rien à la France et vit dans le fantasme complet, comme "paris la capitale du romantisme" et ce genre de bêtises.
    • vendredi 27 septembre 2013 15:49 Amélie

      Sarkozy est déculturé, ce n'est pas à mon sens à cause de ses origines mais à une forme de faiblesse intellectuelle sur fond d'inculture revendiquée.
  6. jeudi 26 septembre 2013 15:10 BC

    Tom .... vous avez écrit "Cependant, il semble judicieux de rappeler que François Hollande, en 2003 et en 2008, à propos de la guerre en Afghanistan, avait accusé Nicolas Sarkozy d’entretenir une « désinvolture à l’égard » du parlement pour avoir refusé d’organiser un vote à l’assemblée."" il me semble que vous ne pouvez pas comparer ,la France était en Afghanistan depuis 2001 après les attentats du 11 septembre et il était peut être judicieux de savoir s'il convenait de poursuivre ou non l'engagement qui est prévu par la constitution au delà de 3 mois .... je peux me tromper sur la durée mais je ne crois pas sur la constitution ....à ce sujet je veux faire une critique sur le travail journalistique ...par souci d'objectivité (ce qui est légitime par ailleurs ) les journalistes ont trop tendance à vouloir faire une balance entre majorité et opposition .... ce n'est pas à vous de faire un rappel de fait antérieur qui donnerait raison à la demande de débat si par ailleurs ce n’était pas le même schéma (d'autant qu'en 2003 c'était Chirac !!)
  7. jeudi 26 septembre 2013 14:02 Amélie

    « Aujourd'hui, les gaullistes sont au Parti socialiste ! ». J'ai ri ! ;-)
  8. jeudi 26 septembre 2013 06:42 commandant minos

    "Quant à la possibilité qu’il devienne, un jour, le premier président issu de l’immigration" ... euh c'est déjà fait avec N. Sarkozy !
    • vendredi 27 septembre 2013 15:34 Amélie

      Sarkozy n'a pas été naturalisé, son parcours est quelque peu différent.