La rumeur de la Venise noire prend l'eau

C'EST CHAUD mercredi 16 octobre 2013

Par Balla Fofana @balla_mf

Cela fait maintenant près de trois ans que le bruit court à Niort, dans les Deux-Sèvres (79), et s’étend dans les villes environnantes : moyennant monnaie, la Seine-Saint-Denis enverrait ses pauvres dans le Poitou. La député-maire de Niort vient de porter plainte. 

Excédée par des rumeurs infondées qui courent dans sa municipalité depuis plusieurs mois, Geneviève Gaillard, député-maire PS de Niort, a porté plainte pour mettre fin à la rumeur qui voudrait faire croire que la ville de Niort recevrait des subventions pour accueillir des “noirs” venus de Seine-Saint-Denis. Elle a déposé plainte le vendredi 11 octobre « contre X » auprès du parquet de Niort pour « préjudice causé à l’autorité publique par des assertions mensongères » (source AFP).

Au fil des mois, la rumeur basée sur des préjugés devient de plus en plus insistante. La machine à fantasme s’est emballée, à tel point qu’elle s’est étendue à d’autres villes de province qui craignent une invasion de noirs. Dans sa lettre au parquet, l’élue de Niort regrette la « persistance et l’ampleur d’un phénomène qui porte en lui la provocation (…) à la discrimination, à la haine, à la violence ». Selon cette fausse information sans source identifiable ou vérifiable, la ville de Niort aurait signé une convention avec le Conseil général de Seine-Saint-Denis pour accueillir des « personnes de couleur noire (!), originaires de ce département ou d’ailleurs, mais en tout cas, non niortaise », écrit l’élue (dans sa lettre). Une telle convention n’existe pas, « c’est impossible et ridicule », a-t-elle expliqué, démentant ainsi ferment des ragots qui font le jeu de ceux qui veulent diviser pour mieux régner.

Ce mensonge a également provoqué l’exaspération de Stéphane Troussel, président du conseil général de Seine-Saint-Denis, qui estime que cela « dénote un climat malsain et délétère, une hystérisation du débat démocratique, par des groupes extrémistes, qui repose sur des idées constitutives de haine, de violence, de discrimination ». L’option d’un dépôt de plainte a été écartée « pour ne pas faire écho à des attaques malsaines insupportables », toujours selon Monsieur Troussel.

En tant qu’habitant de la Seine Saint Denis je suis attristé par cette énième rumeur qui ferait de nous le problème de la France. Je condamne l’expression qui est souvent utilisée par une certaine presse au moment de parler de notre département, « l’un des départements les plus pauvres de France et à forte population immigrée ». Cette périphrase accablante ne fait que donner plus de poids à la rumeur. Dénoncer la rumeur pour ensuite dévaloriser la Seine-Saint-Denis de la sorte, c’est comme mettre du sel sur une plaie ouverte. C’est cruel. C’est mesquin. Cette périphrase cristallise le lieu commun qui est à l’origine de cette fausse rumeur et alimente les théories du complot. Ce raccourci est lamentable, il lie immigration, pauvreté et insécurité. Ce raccourci facile rabaisse un département en pleine expansion qui attire de nombreuses entreprises (SNCF, Orange, GDF, Publicis, Samsung…) et qui abrite la cité du Cinéma, entre autres.

Comme tout bon Séquano-Dionysien, je suis indigné par la rumeur persistante qui voudrait faire croire à des Français que d’autres familles françaises, ou qui résident en France depuis des années, seraient un problème qu’il faudrait faire disparaitre par tous les moyens nécessaires. Je suis indigné qu’une manipulation sordide, puisse faire croire à nos concitoyens que « l’un des départements les plus pauvres » paierait d’autres villes pour qu’elles accueillent leurs pauvres. Voilà un raisonnement qui n’a aucun sens. Un département déciderait donc de s’appauvrir en payant pour faire partir ses familles noires par ce qu’elles sont identifiées comme « pauvres » ? Comment peut-on un seul instant imaginer une transaction entre un département et des villes ayant pour objet des êtres humains ? Voilà un scénario tordu qui ferait mourir de jalousie les plus grands auteurs de science-fiction !

En cette période électorale où les coups bas seront nombreux, j’en appelle à l’intelligence et au bon sens des citoyens de toute la France. Françaises et Français, je vous demande d’être vigilants, de ne pas vous laisser aveugler par des prestidigitateurs déloyaux qui ne font que détériorer le vivre ensemble. Ces rumeurs répugnantes ne servent qu’à stigmatiser une catégorie de la population française qui a les mêmes aspirations que la grande majorité des Français. Nous souhaitons tous avoir la sécurité de l’emploi, vivre dignement et en paix dans une France qui ne fait aucune distinction de couleur. Les noirs de France n’ont pas le monopole de la pauvreté. Les immigrés n’ont pas le monopole de l’insécurité. Et même si cela peut paraître évident, il est utile de rappeler que la pauvreté n’a pas de visage. C’est un fléau qui frappe tous les Français sans aucune distinction de couleur de peau.

Balla Fofana

Les réactions des internautes

  1. vendredi 25 octobre 2013 06:18 Bof

    @ Dadou, Nathy et Olivia Lep. Toujours rien à dire sur des documents étatiques ?
    • mardi 29 octobre 2013 00:48 dadou

      Je ne vois pas ce que vous essayez de prouver... soyez plus explicite... quel lien entre l'appel à projets et la rumeur du 93 qui se base sur deux peurs bien identifiées de la France profonde. 1) Paris le centre névralgique est le grand méchant qui complote contre les villes paisibles de la province pour nous refiler ses pauvres. 2) l'invasion de migrants qui fait peur à des gens qui ont peur de l'évolution démographique de la France. Cette rumeur c'est un mixe de ces deux fantasmes....
  2. jeudi 24 octobre 2013 19:25 Bof

    5,5 millions de personnes immigrées1 environ vivent en France (soit 8,6 % de la population totale) dont 3,4 millions sont des étrangers de pays hors union européenne (chiffres 2009). Chaque année 100 000 étrangers environ, issus des pays tiers à l’Union européenne, souhaitant s'installer durablement en France, sont bénéficiaires du contrat d’accueil et d’intégration (CAI), fondé sur le principe d’une relation contractuelle entre la personne immigrée et l’Etat français. La politique d’accueil et d’intégration a pour objet de faciliter l’intégration sociale et professionnelle des personnes immigrées au sein de la société française et de prévenir les discriminations dont elles pourraient faire l’objet. Elle s’organise dans le cadre d’un parcours d’intégration qui implique à la fois les personnes immigrées et la société d’accueil. Si la connaissance de la langue française en est une condition indispensable, l’intégration professionnelle, tant pour les hommes que pour les femmes, en est également un élément important. Les publics concernés sont : - les personnes étrangères primo-arrivantes issues de pays tiers à l’Union européenne, en situation régulière, pendant les premières années suivant leur arrivée en France ; - les personnes immigrées confrontées à des difficultés spécifiques qui peuvent avoir besoin d’être accompagnées vers les dispositifs de droit commun. Le pilotage et la mise en œuvre de la politique d’intégration Pilotée par la Direction de l’accueil, de l’intégration et de la citoyenneté (DAIC) du Secrétariat général à l’immigration et à l’intégration, la politique d’accueil et d’intégration est mise en œuvre : - dans le cadre du Contrat d’accueil et d’intégration (CAI), par l'Office français d'immigration et d'intégration (OFII) ; - dans son application territoriale, par les services de l’Etat, en particulier les Directions régionales de la jeunesse, des sports et de la cohésion sociale (DRJSCS), à travers les programmes régionaux d'intégration des populations immigrées (PRIPI). Au niveau national, elle s’appuie sur le réseau des associations, fondations, fédérations nationales et autres organismes, sur la base d’un appel à projets à vocation nationale, défini annuellement. [...] Il ne sera pas attribué de subvention inférieure à un montant de 15 000 €. http://www.interieur.gouv.fr/content/download/37291/281921/file/AAP_DAIC_Credits_nationaux_2013.pdf
    • jeudi 24 octobre 2013 19:29 Bof

      immigrées 1 : 1 Une personne immigrée est une personne née étrangère à l’étranger, entrée en France en cette qualité en vue de s’établir sur le territoire français de façon durable. Elle a pu, au cours de son séjour en France, acquérir la nationalité française.
      • vendredi 25 octobre 2013 19:00 ledaron

        Un immigre qui emigre a toujours en tete de rentrer chez lui,l`immigre nourri toujours l`idee du retour car personne ( pas meme les refugies politique) ne considere que s`etablir durablement ailleurs ne soit une solution.
        • vendredi 25 octobre 2013 19:43 Bof

          C'est un vœu pieu mais qui reste dans les faits qu'un vœu.
          • vendredi 25 octobre 2013 20:19 ledaron

            Emigrer est toujours un dechirement que personne ne recherche sciemment....
  3. samedi 19 octobre 2013 01:00 ledaron

    Souvenons-nous d'un autre précédent avec la " Rumeur d'Orléans ( http://fr.wikipedia.org/wiki/Rumeur_d'Orl%C3%A9ans )
    • samedi 19 octobre 2013 15:44 Dadou

      Je suis tout à fait d'accord. Il est important de se rappeler de l'histoire. La peur de l'étranger est le dénominateur commun de ces 2 rumeurs.
  4. jeudi 17 octobre 2013 14:02 Nathy

    Manipulation de la foule dans l'optique des municipales c'est tout.
  5. jeudi 17 octobre 2013 00:23 Bof

    Introduction de Monsieur le Préfet de région Le Ministre de l’Intérieur, de l'Outre-mer, des Collectivités territoriales et de l’Immigration souhaite que chaque région dispose d’un programme régional d’intégration des populations immigrées (PRIPI). Cinq millions d’immigrés, dont 3,5 millions d’étrangers, vivent aujourd’hui en France.Dans la région Poitou-Charentes résident 62 155 immigrés dont 44 592 étrangers. Même si cette implantation régionale est en très forte croissance depuis 1999 (+ 59%), le Poitou-Charentes reste une région de faible immigration (3,6 % de la population régionale contre 8 % en France). Pour autant, l’objectif d’intégration des populations immigrées en situation régulière reste un enjeu important pour la région Poitou-Charentes.Le PRIPI est un outil de la politique publique d’intégration. Il constitue, après la phase d’accueil et d’installation des nouveaux arrivants, un programme régional de référence visant à favoriser les conditions d’une intégration sociale et professionnelle durable de ce public, qu’il soit d’immigration récente ou plus ancienne, ou encore de générations issues de l’immigration.Ce PRIPI, est le résultat d’un travail partenarial de l’Etat, des collectivités locales, des caisses d’allocations familiales, … Il traduit l’engagement de tous ces acteurs publics ou privés.Son élaboration s’est appuyée sur un diagnostic statistique et sur des éléments qualitatifs recueillis auprès des partenaires. Ce travail préalable a permis d’identifier les obstacles à l’intégration des immigrés et de définir les actions facilitant l’accès et l’exercice des droits fondamentaux en agissant sur les leviers prioritaires.Trois grandes orientations régionales ont ainsi pu être définies. Elles se déclinent en objectifs et en actions pour la période 2010/2012 : • Animer la politique d’intégration au niveau régional pour une connaissance partagée et une meilleure qualification des acteurs. • Faciliter l’accès à l’emploi, à l’apprentissage du français, à l’éducation de façon générale, au logement et à la santé. • Favoriser la participation à la vie publique et à la citoyenneté des immigrés. Cette dernière orientation inclut le soutien à la parentalité, la connaissance des valeurs de la république, le soutien aux immigrés âgés, l’égalité homme/femme et la connaissance de l’histoire de l’immigration.L’engagement des différents partenaires du PRIPI va au-delà de la réalisation du document. Il s’agit en effet de poursuivre la réflexion et de la mettre en œuvre de façon opérationnelle durant la période couverte par le programme.Je remercie toutes les personnes qui ont contribué à l’élaboration de ce programme. Elles ont,désormais, la responsabilité de le faire vivre dans l’intérêt des personnes immigrées en particulier et de la cohésion nationale en général. http://fr.scribd.com/doc/176337483/PRIPI-2 . Alors mythe ou réalité ?
    • jeudi 17 octobre 2013 18:36 hop HOPE

      Bonsoir BOF. Votre commentaire est très informatif pour une personne comme moi qui ne s'est jammais informée sur ce genre de sujet , merci à vous
      • jeudi 17 octobre 2013 19:34 Bof

        C'est un document officiel. Sinon pour approfondir, il y a aussi le rapport de 2008 de Arno Klarsfeld remit à Sarkozy disant qu'il fallait "orienter les demandeurs d’asile où il y a de la place, dans l’Yonne ou la Creuse par exemple" et de rajouter que pour éviter "l'explosion des quartiers sensibles" il fallait "répandre les braises à travers le territoire".
  6. mercredi 16 octobre 2013 21:10 Amélie

    Certaines villes, moyennes voire petites, se voient imposer des CADA (centre d'accueil pour demandeurs d'asile). Trois ou quatre requérants sur cinq sont déboutés, mais ils restent sur le territoire. Une ville comme Rennes, victime de sa réputation, ne peut plus faire face à l'afflux de migrants et se retrouve confrontée à des phénomènes inconnus jusqu'à présent, tels des réseaux mafieux africains ou d'Europe de l'est. Il y a encore quelques années, il n'y avait pas de prostituées africaines dans cette ville. Les réseaux nigérians ont depuis fait leur oeuvre.
    • vendredi 18 octobre 2013 01:22 Olivia Lep

      C'est très regrettable mais ce ne sont pas des familles françaises du 93 ou qui vivent en France depuis longtemps. Il faut savoir que les réseaux de prostitutions provenant du Nigéria sont présents dans toute l'Europe on les retrouve à ¨Paris Londres Madrid Barcelone Bruxelles Amsterdam... et Rennes n'y échappe pas non plus. C'est regrettable mais c'est un autre sujet qui n'a rien à voir avec la rumeur du 93.
      • dimanche 20 octobre 2013 13:50 Amélie

        Lisez mon commentaire du 16 octobre à 21h05 et surtout le géographe Christophe Guilluy et Malika Sorel. Ce sont des lectures essentielles qui permettent d'y voir clair.
        • dimanche 20 octobre 2013 23:42 ledaron

          Il fut un temps ou la France "enlevait" des enfants reunionnais pour repeupler les campagnes de la métropole : ( http://ecolesdifferentes.info/REUNION.html )
  7. mercredi 16 octobre 2013 21:05 Amélie

    Il y a désormais, depuis quelques années, des programmes de construction de logements sociaux dans les petites villes et les territoires ruraux. Comme vous ne l'ignorez sans doute pas, ces logements font office de sas entre le nord et le sud. La France accueille plus de 200 000 étrangers par an, sans compter les naissances, parfois nombreuses au sein de certaines familles. Les grandes villes ne peuvent plus absorber ces flux de population, alors ils sont quelque peu dispersés et atteignent des territoires jusqu'ici épargnés. Pour la Bretagne, ou des villes comme Angers ou Niort, c'est un phénomène nouveau. Quant à la Creuse, un des départements les plus pauvres de France, elle accueille des Comoriens en nombre conséquent. Les changements sont palpables d'année en années, voire de mois en mois, et cela ne relève pas de la rumeur.
  8. mercredi 16 octobre 2013 14:18 Talleyrand

    Pourquoi une telle rumeur ? Cette rumeur se base aussi sur un fait historique qui, il est vrai, a eu lieu il y a plusieurs années; quand la France a décidé de repeupler certains départements en y envoyant des enfants qui avaient été abandonnés. La rumeur dénoncée dans le post ne repose sur rien, que sur la peur et a pour but de faire augmenter le sentiment d'insécurité dans des villes de province plus particulièrement.
  9. mercredi 16 octobre 2013 14:18 BC

    mais cette pratique a toujours existé ! vous avez l'air de le découvrir ;bien sur ce n'est pas à une grande échelle m cela se fait dans chaque département ,une famille à problème avec des enfants nombreux qui coûtent cher à la CAF (parce que cela vient de la CAF) les ervices sociaux de cet organisme cherchent un endroit pour loger la famille et il y a bien un petit village qui a peur de perdre son école (par exemple ) on y envoie la famillle ,alors les gens du coin se plaignent de petits larcins dans leur verger et leur potager
    • mercredi 16 octobre 2013 14:26 BC

      oups (envoyé sans relecture et conclusion ) ......j'allais dire :il n'y a pas de fumée sans feu mais dans le cas expliqué ,je vois mal des "noirs " envoyés à Niort ou dans les Charentes par exemple ....mais j'allais dire pourquoi pas s'il y a du boulot ! si j'écris ce qui peut vous choquer c'est que ma mère s'est refugiée avec toute la petite ville de la Meuse dans cette région lors de l'attaque du 10 mai 1940 ,ayant subi l'exode et que sur place ,elle entendit qu'on les traitait de "boche " et on lui demandait "si elle parlait français " ..... c'est toujours pareil ,rien n'a changé ....
      • samedi 19 octobre 2013 01:05 ledaron

        L'esprit de clocher est intact.....
      • jeudi 17 octobre 2013 18:22 hop HOPE

        B C Bonjour , merci pour l'info , ce serait donc la CAF qui .. Récement je demandais naïvement à une personne ; pourquoi certaines familles jeunes avec des enfants en âge d'être scolarisés avaient "atterri " dans les logements collectifs de notre village ET ou les personnes du lieu "rament " pour trouver un emploi, même à quarante ou soixante-dix kilomètres à la ronde Ce sont des gens discrets de type européen Mais je n'arrivais pas par un raisonnement qui me paraissait logique à comprendre " le pourquoi " de leur "choix"
      • jeudi 17 octobre 2013 18:08 hop HOPE

        Deux choses ; se demander ... à qui ça profite ?..Et pourquoi prend-on toujours le citoyen lambda pour un crétin sans jugement qui "gobe" tout et à qui on peut faire croire n'importe quoi
        • samedi 19 octobre 2013 01:04 ledaron

          Le citoyen lambda n'est-il pas à la hauteur de sa caricature quand il a pour unique source d'info les mass-médias ? sa crédulité n'est-elle pas légendaire quand il vote ,revote et re-re vote pour des personnels politiques qui ne leur promettent que du vent.Lire Gustave Le Bon :" La psychologie des foules"
          • dimanche 27 octobre 2013 12:00 ledaron

            @BOF le capitalisme se fiche des nationaux pourvu qu`il fasse des profits.Ce capitalisme utiliserait des singes qu`il paierait avec des bananes pour remplacer l`Homme, s`il pouvait le faire.
          • vendredi 25 octobre 2013 06:30 Bof

            @ LeDaron. " nous sommes face à le logique implacable du capitalisme qui" utilise l'immigration pour couler les nationaux* (cf ma déf. donnée plutôt pour ceux qui n'ont pas suivit). Il va falloir un jour se poser la question de la légitimité de cette immigration, de Schengen, de l'Europe (Bolkestein) et donc des partis qui sont pour à savoir le PS, l'UMP, EELV, FDG, PDG, MODEM, etc...
          • mercredi 23 octobre 2013 12:40 ledaron

            @Bof, nous sommes face a le logique implacable du capitalisme qui a pour objectif de faire du profit a tout prix et ce quelqu`en soient les moyens.Resultat : l`humain n`est qu`une variable d`ajustement parmi tant d`autres.
          • mardi 22 octobre 2013 19:45 Bof

            @ LeDaron fin. PS: L'entreprise employant des étrangers (roumains) en interim' pour 5 €/heure c'est l'entreprise GAD (les abattoirs bretons) dont on ne peut pas dire qu'elle se porte bien ni ses salariés historiques.
          • mardi 22 octobre 2013 19:36 Bof

            @ LeDaron suite. Un extrait d'un article de presse. "Dans le quotidien « Le Parisien » du 22 octobre, Patrick Liébus, Président de la Capeb se dit aussi scandalisé par les sociétés domiciliées en Pologne, République Tchèque, Roumanie qui proposent des ouvriers payés 3 ou 4 euros de l’heure. « Ces ouvriers de l’Est qui sont parfois qualifiés mais ne maîtrisent pas du tout les normes de construction françaises se donnent à fond et sont complétement exploités par ces sociétés low-cost. Quand ils ont un accident du travail, c’est à leur charge et parfois ils sont lâchés en rase campagne, sur un territoire qu’ils ne connaissent pas, par ces sociétés complétement bancales ! ». Et de s’insurger : « C’est Zola au 21ème siècle »." http://www.lemoniteur.fr/139-entreprises-de-btp/article/actualite/22636628-le-plombier-polonais-le-charpentier-roumain-un-dumping-social-mais-aussi-une-exploitation-humaine
          • mardi 22 octobre 2013 19:23 Bof

            @ LeDaron. Je remarque que vous ne remettez pas en cause le fait qu'il existe bien une politique gouvernementale visant a envoyer des migrants dans les régions. D'ailleurs, la seule chose contre laquelle les élus ont porté plainte est le fait d'avoir été payé pour (là et seulement là est la rumeur voire la diffamation). Dire que l'Ile de France est pourvoyeuse d'emploi, c'est oublier le taux de chômage dans cette région et faire l'impasse sur la directive Bolkestein (ndrl. le plombier polonais). L’immigration est l'allié objectif du Medef (cf. Bouygues) visant a faire pression sur les salaires et les acquis sociaux des nationaux* (* ceux qui ont une CNI). En son temps Marx parlait d'exode rural, aujourd'hui on est passé du rural à l'étranger. Aujourd'hui, une info est tombée. Une entreprise employant des étrangers via intérim' les payaient dans les 5 €uro de l'heure, bien en dessous du SMIC en toute légalité.
          • dimanche 20 octobre 2013 23:35 ledaron

            BOF ,la région parisienne est pourvoyeuse d'emploi ,d'ailleurs meme les proviciaux y montent pour tenter leur chance et ce n'est pas les plans sociaux en cascades qui diront le contraire...
          • dimanche 20 octobre 2013 23:33 ledaron

            HOP HOPE ,nous savons tous que "c'était mieux avant",que la politesse était le dénominateur d'une société homogène,que la garantie de l'emploi pacifiait les esprit,bref le "meilleur des mondes".Depuis.....que s'est-il passé ?
          • samedi 19 octobre 2013 19:52 Bof

            @ LeDaron. Ce n'est pas une rumeur mais un fait et il n'y a pas besoin d'aller voir les "mass-médias", qui d'ailleurs disent que c'est faux, pour s'en convaincre. Renseignez vous sur les documents officiels d’État comme le PRIPI, le programme METIS ou sur France Terre d'Asile qui eux donnent même le montant des amendes auxquelles s'exposent les conseils généraux refusant d'accepter des migrants (nouveaux ou anciens). Selon France Terre d'Asile, la majorité des migrants a tendance a s'implanter en Ile de France puisqu'ils arrivent majoritairement par Roissy hors FTA veut une autre répartition sur le territoire.
          • samedi 19 octobre 2013 09:59 hop HOPE

            Ledaron bonjour Comment dire ; dans ma jeunesse une partie de "l'éducation "reçue de la part des adultes hors de l'école , consistait à nous inculquer de ne pas se faire remarquer d'aucune façon , de ne pas se "démarquer" , d' être "dicipliné" Etre "rétif" d'une quelconque façon c'était le risque pour toute la famille d'être "mise à l'index " par le reste des habitants du lieu , d' alimenter les ragots , créer la défiance et chacun craignait ceci comme le feu IL était aussi établi qu'il y avait "ceux qui savaient" et les autres Cela semblait convenir à tous Peut-être .. que ces "conventions " ont encore cours pour une majorité de personnes , qui par ailleurs ont une vie tout à fait "dans l'air du temps" et réussissent dans leur profession quelle qu 'elle soit En somme être une "unité lisse" et "sans histire "