Mandela est mort. Madiba est éternel.

C'EST CHAUD mardi 10 décembre 2013

Par Jonathan Sollier @jsollier, Inès El laboudy @InesLabou, Jihed Ben @jii_ben ET Saïd Harbaoui @saidharba

L’ex-Président sud-africain et prix Nobel de la Paix est décédé jeudi 5 décembre. La nouvelle s’est propagée sur les réseaux sociaux à la vitesse de la lumière qu’était Nelson Mandela, symbole de la lutte contre l’apartheid.

Aux grands hommes, l’ensemble des patries reconnaissantes
Ce soir, Nelson Mandela s’est éteint. Le plus grand personnage de l’histoire de l’Afrique du Sud contemporaine a succombé à une longue maladie à 95 ans. 95 années d’une lutte pour la liberté de son peuple et pour la paix. Apôtre de la non-violence, Madiba aura réussi à réconcilier et à unifier son peuple autour de valeurs universelles comme l’égalité et la fraternité. Ce soir, c’est un des plus fameux personnages de l’histoire contemporaine qui est parti et l’hommage est unanime, démontrant la portée des actes de l’ancien chef de la nation. Nelson Mandela était un personnage respecté et connu de tous, un personnage qui imposait le respect à chaque prise de parole et qui restera à coup sûr comme un personnage capital de son époque. La mort est inévitable comme l’énonce le communiqué qui a officialisé sa mort sur son compte Twitter. Mais Nelson Mandela est de ces personnages dont les convictions resteront en mémoire et lui survivront. L’heure était venue pour lui de partir, mais ses combats restent encore et toujours d’actualité…

Jonathan Sollier

Une légende de la liberté s’en va
Ce jeudi soir, l’Afrique du Sud et le monde sont en pleurs. Alors que depuis des mois, les réseaux sociaux s’affolaient sur la mort qui guettait l’un des hommes les plus connus de la Terre, le 5 décembre il s’est éteint à 95 ans. « L’ex-président Nelson Mandela nous a quittés (…) il est maintenant en paix. La Nation a perdu son fils le plus illustre », a déclaré le président Jacob Zuma lors d’une intervention en direct peu après 22h40 (heure française), avant de rendre un long hommage à l’ancien président sud-africain, premier Président noir d’Afrique du Sud. « Il s’est éteint en paix (…). Notre peuple perd un père », a-t-il ajouté avant d’annoncer que les drapeaux seraient mis en berne à partir de vendredi et jusqu’aux funérailles d’Etat dont il n’a pas annoncé la date. Ce soir, ma peine est grande.Nelson Mandela, Madiba pour les intimes (nom donné par son clan), était connu pour sa lutte anti-apartheid. Ce « grand homme » comme beaucoup l’appelait, avait passé 27 ans de sa vie emprisonné dont 18 ans dans une cellule minuscule. En juin 2010, je montais dans le bateau qui mène à la prison de Robben Island et quelques minutes plu tard, je touchais les barreaux de cette cellule, les larmes aux yeux. Comment un homme avait-il pu passer tant de temps dans un espace si petit, ou la paillasse pour dormir faisait la largeur de la pièce tant elle était étroite, et qu’un simple sceau qu’il devait vider dans le caniveau tout les matins lui servait de toilette. 27 années sans se plaindre, et un prix Nobel de la paix en 1993. Père de la jeune démocratie multiraciale sud-africaine, Mandela symbolisait l’obtention pour la première fois du droit de vote pour la majorité noire en 1994 et la fin des souffrances endurées durant le régime raciste de l’apartheid. Moi qui espérais un jour revenir dans ton pays qui m’a si bien accueillie, aujourd’hui je partage la douleur des Sud-Africains. Je rêve de revenir chez toi, car malgré ta disparition, ce pays a été et restera le tien.

Ines El laboudy

Un modèle pour le futur
Bien sûr que nous sommes tous au courant de ce qu’à fait ce grand homme, mais lorsque j’apprends tranquillement prostrée devant mon écran qu’une figure, que dis-je, un monument de l’histoire moderne meurt, je ne peux m’empêcher de me dire que son combat est, quelque part, mort avec lui aussi. Peut-être sommes-nous devenus paresseux. Peut-être la vie nous prend-elle trop de temps, trop d’argent pour nous mettre, et mettre notre vie, comme l’a fait ce grand monsieur, entre parenthèses, juste le temps de faire valoir son combat qui lui succèdera plus qu’il ne lui aura servi de son vivant. Peut-être manquons-nous de figures comme celle-ci, qui ne connaissait que le courage de leurs opinions et ne cédaient pas à la facilité de la vie et de son confort. Ce soir, je pense au nombre de fois où je me suis plainte, moi qui étais dehors dans mon manteau, qui ai mangé tous mes repas de la journée et ai passé une partie de mes heures sur les bancs de l’école. Paresseux et gâtés, voilà à peu près tout ce que nous sommes aujourd’hui. Si nous n’avons pas pu te faire honneur pendant ta vie cher Madiba, puissions nous faire honneur à ta postérité.

Jihed Ben

Un sourire éternel
Quand il est sorti de prison j’étais très jeune et je ne comprenais pas tout, je me disais juste que ce monsieur souriait beaucoup. Je n’ai compris que bien plus tard son combat,  son sacrifice. Son sourire était donc une force,  et au-delà d’un combat qui l’a bien sur hissé au rang des grands hommes du XXe siècle, je me dis que malgré toutes les humiliations, toutes les injustices qu’il a traversées, cet homme était heureux de vivre pour servir les siens, c’est-à-dire l’humanité tout entière .
Il nous a quittés,  sans avoir oublié de nous transmettre  ses rêves.Le monde entier va lui rendre les hommages qu’il mérite dans les prochains jours, tout le monde aura son bon mot à dire sur cet homme, il ne faudra pas oublier que son combat continue.

Saïd Harbaoui

 

Les réactions des internautes

  1. dimanche 8 décembre 2013 21:32 Amélie

    Pas un mot sur la récupération éhontée par les politiques et associations, sur le fait que nombre de pays, dont la France, se sont longtemps accomodés de l'apartheid, sur les relations entre Mandela et Kadhafi ?
    • dimanche 8 décembre 2013 23:56 ledaron

      Pas un mot effectivement sur une collaboration active entre la France et le régime de l'apartheid qui se concrétisa notamment par l'assassinat en France de Dulcie September ,qui s'en souvient ?
  2. dimanche 8 décembre 2013 15:06 paris et bondy comment survivre

    paris et bondy l'intelligence ne peut pas être raciste et un bien commun,universelle .changement comment survivre .On A des èlu moins intelligents que nous.sans analyse du future
  3. dimanche 8 décembre 2013 08:59 Martha

    Un grand homme généreux et courageux, ses successeurs le sont beaucoup moins. Mais l'Afrique du Sud est un pays ultra violent, ou tout ce qui le peuvent vivent barricadés chez eux. Pour la société "Arc en ciel" dont on nous a tant parlé, ou société multi raciale, plutôt faux. L'Afrique du Sud est essentiellement noire à 80 %, 11 % de métis et seulement 9 % de blancs, donc une minorité infime.
    • dimanche 8 décembre 2013 10:48 orsomani

      Les boers et autres blancs se sont installés en afrique de sud 2 ou 3 siècles avant les zoulous ou les xhosas .ces tribus faisaient du paturage à 2000 ou 3000 kms plus au nord .C'est en descendant vers le sud que ces migrants rencontrèrent les afrikaners. il y eut 7 guerres contre les zoulous .Malgré leurs victoires ,les afrikaners furent bientot débordés par la natalité des noirs . Et c'est ainsi qu'ils furent remplacés chez eux .La RSA devint ainsi une république essentiellement noire et africaine .
      • lundi 9 décembre 2013 00:01 ledaron

        Les légendes urbaines ou plutot les argumentaires pro-afrikaners ont la vie longue ( se sont étrangements les memes que nous retrouvons pour le cas de la Palestine : " une terre sans peuple".Meme les déserts sont peuplés ,alors que dire de la savane ou des plaines fertiles.Piquer de force la terre des autres n'a jamais été viable sauf à les exterminer,comme en Tasmanie par exemple.,
  4. dimanche 8 décembre 2013 04:10 orsomani

    Adieu Camarade ,adieu!--Ne te retourne pas.,,,Les criminels hantent les rues . C'est le royaume de la peur .. Dans les townships le noir vit maintenant avec moins de deux dollars par jour .L'espérance de vie est passé de 63 ans à 44 ans .
    • lundi 9 décembre 2013 23:17 ledaron

      La peur de la répression raciste ( apartheid oblige) s'est muée en peur de la pauvreté ( quoi que celle ci était aussi le corrolaire de l'ancien régime facsiste ),les grèves dans les mines n'ont-elles pas eu pour cause des augmentations de salaire dans une industrie,le diamant qui ne connait pas la crise !!! Un patronat pingre et sans coeur à fait tirer dans la foule des grévistes .L'apartheid est officiellement mort,mais le cadavre bouge encore ....
  5. vendredi 6 décembre 2013 08:20 bernus jean claude

    repose en paix une pensée pour toi et ta famille sincères condoléances a toute ta familles