Etudiant recalé, je suis devenu voiturier de luxe

C'EST CHAUD vendredi 20 décembre 2013

Par Inès El laboudy @InesLabou

Très doué en mathématiques, Islèm avait tout pour réussir ses études universitaires et devenir expert-comptable. Mais un jour, le téléphone sonne. Son école ne veut plus de lui. Motif invoqué : aucun.

Le rêve de tout jeune fraîchement diplômé du baccalauréat est d’avoir d’autres diplômes par la suite, que ce soit un BTS, une licence, un DUT… Le but étant d’entrer bradé de diplôme dans la vie active. En juin 2010, Islèm obtient un bac scientifique. Très fier et voyant ses objectifs se concrétiser, il est admis à l’Institut Universitaire et Technologique de Villetaneuse. Aspirant à devenir expert-comptable, il démarre un DUT GEA (Gestion des Entreprises et Administration) option finance-comptabilité. Au départ, tout se passe bien. Il aime ce qu’il fait, prend plaisir à aller en cours chaque matin, et rapidement, il se fait plein d’amis dans sa classe. Obtenant de très bonnes notes dans certaines matières comme les mathématiques, où il arrive à décrocher des notes jusqu’à 19/20, il se fait vite remarquer par certains de ses professeurs. Après tout, il sort d’un bac scientifique et n’a a priori aucun problème avec les grosses matières.

A la fin de son premier semestre il rate quelques matières mais est autorisé à passer en second semestre tout en rattrapant les quelques matières ratées. Toujours bon dans ses matières principales, il part en vacances à la fin du second semestre après avoir réalisé un projet en groupe sur le métier d’expert-comptable. Chef du projet, il prendra tout en charge, depuis la prise de rendez-vous. Sûr de l’avoir réussi et de passer en deuxième année, il profite à fond du soleil en pleine Mer Rouge, quand un matin, il reçoit un appel de l’IUT. N’ayant pu décrocher, il écoute le message vocal laissé par la secrétaire : « Monsieur, nous sommes désolés mais vous êtes viré. Inutile de revenir à la rentrée pour votre réinscription ». Sous le choc, à son retour, il s’empresse de se rendre à l’école et de comprendre pourquoi. Mais personne ne saura lui donner une raison valable. Sa mère appellera aussi et on lui dira la même chose : « Nous ne savons pas pourquoi ».

Dépité, surtout quand il apprend que le projet qu’il a réalisé à été noté 19/20, il commencera à chercher des petits boulots, car étant  déscolarisé, sa bourse est suspendue. Inscrit dans différentes agences, il sera hôte au salon de l’Automobile et dans des soirées mondaines. Il tentera encore une fois de suivre ses études et formulera ses vœux sur “Admission post-bac” et auprès des universités (Saint-Denis, Villetaneuse, Bobigny). A la rentrée 2012, tous ses vœux sont rejetés. Après s’être rendu dans les différentes facultés, il est à bout et ne comprend pas pourquoi on lui refuse le droit d’étudier. Continuant les petits boulots et aidant son père dans son restaurant, en mars dernier, une amie lui propose un job en CDI place Vendôme.

Entretien réussi avec brio, il est embauché dès le lendemain en tant que voiturier pour une marque de luxe très connue. Toucher un SMIC pour 24 heures par semaine n’est pas négligeable, surtout quand il se rend compte qu’après sa première journée de travail (de 11h à 15h), il rentre avec 80 euros de pourboire. Aujourd’hui très motivé dans son job, il me confie ne plus vouloir se battre pour étudier. A 21 ans, diplômé d’un bac scientifique, il passe ses journées à garer des voitures de luxe parfois hors-de-prix et côtoie du beau monde. Pourtant il fera encore une tentative en mai en déposant un dossier pour une licence en économie-gestion à l’université de Saint-Denis. Après un premier courrier où on lui stipule qu’il est admissible, il en recevra un autre : « Nous sommes désolés mais bien que votre dossier soit complet, votre profil ne correspond cependant pas à cette formation ». Un bac scientifique pour bosser dans la gestion et la comptabilité n’a visiblement pas suffit…

Aujourd’hui il baisse les bras et comme de nombreux étudiants, l’appel des sous devient plus fort que le combat sur les bancs de la fac. « J’ai voulu étudier, je me suis battu après m’être fait viré sans raison ! Même les facs de banlieues ont refusé mon dossier et je ne saurai jamais pourquoi. J’ai aujourd’hui un CDI place Vendôme et je compte le garder. Les études ? Pour le moment je ne veux plus du tout y penser. Un jour, peut-être que je reprendrai le train de vie d’étudiant mais pour l’instant, non merci… » conclut Islèm.

Ines El laboudy

Les réactions des internautes

  1. mardi 24 décembre 2013 11:45 Kahina

    Merci à Inès. Mettre des mots sur ces questions scandaleuses qui touchent nos jeunes fait office de bonne action à mes yeux. Ce jeune homme est talentueux. Il maîtrise une science complexe et rien que pour ça, il mérite notre respect. Alors par pitié, ô commentateurs, n'exigez pas le respect de vous répondre à l'auteure émérite de cet article quand en face, vous déversez des inepties honteuses au sujet d'Islèm. Des gens vous lisent, et vos propos peuvent heurter. Courage Islèm, puisses Dieu t'accorder tout le bonheur que tu mérites! Et n'oublies pas que derrière un mal se cache bien souvent un profond bien. Joyeuses fêtes à toutes et à tous.
    • jeudi 26 décembre 2013 12:00 Talleyrand

      Pour éviter que les commentateurs écrivent des inepties sur Islem, le plus simple serait qu'il nous scanne ses bulletins de note, et je pense que nous lui ferons nos excuses...
      • samedi 28 décembre 2013 08:24 ledaron

        Et qu'il fournisse aussi son ADN pour prouver qu'il est bien lui meme et pas un autre....Jusqu'ou tomberons-nous ?
        • samedi 28 décembre 2013 10:39 Talleyrand

          Surtout pour prouver que cet article est bidon...Vous qui êtes un adepte de la lecture et de la re lecture , relisez l'article; comment un jeune qui a des 19/20 ne peut il pas réussir son année scolaire. Pour compléter votre information, mes deux fils qui ont eu leur bac S avec mention (un Bien et l'autre TB) n'ont jamais eu de 19/20 en math que ce soit à la fac ou en école de prépa. Donc ce jeune qui a des compétences extra ordinaire dans certaines matières scientifiques, ne peut vraiment pas rater ces études, et dans ce cas comment une école peut elle refuser un jeune s'il réussit à ces examens .. L'élément reflexif vous ferait il défaut?
          • mercredi 1 janvier 2014 20:19 ANONYME

            Ah les réponses de Ledaron quand il est coincé..................c'est quelque chose
          • mercredi 1 janvier 2014 17:54 Talleyrand

            Manque d'arguments ! Comme d'habitude vous ne répondez pas aux questions posées , pourtant simple ...
          • mercredi 1 janvier 2014 00:18 ledaron

            Le procès d'intention comme argument ?
          • mardi 31 décembre 2013 11:45 Talleyrand

            Ledaron hors sujet , vous ne répondez pas ; l'auteur a et elle travestie un peu la vérité ?
          • lundi 30 décembre 2013 23:34 ledaron

            Se pencher un peu sur un système permet de dégoter quelques constantes qui mine ce meme système ( http://www.lemonde.fr/style/article/2013/12/06/la-banlieue-a-de-la-ressource_3526002_1575563.html ) cela n'empèche nullement les principaux intéressés de perséver ou d'aller sous d'autres cieux pour faire valoir leurs "talents" ( http://www.lepetitjournal.com/expat-emploi/accueil/clin-d-oeil/166120-jeunes-diplomes-une-tres-forte-envie-d-expatriation )
    • mercredi 25 décembre 2013 18:31 Talleyrand

      Si ce jeune était aussi talentueux, il aurait réussi ces examens, ce qui ne semble pas être le cas !
  2. lundi 23 décembre 2013 13:55 Talleyrand

    Un peu de courage au niveau de l'auteur de l'article : répondez à nos questions !
  3. lundi 23 décembre 2013 08:42 Talleyrand

    Il aurait été plus intéressant de faire un article sur l’arrêt de la cour d'appel (27 novembre) au sujet de la crèche Babyloo !
  4. dimanche 22 décembre 2013 21:08 DADES

    La début de cette "histoire" est assez incompréhensible ou alors il manque des informations importantes ... si Islem a raté sa première année de DUT, le redoublement est de droit ! Même en cas de défaillance (non présentation à des examens) normalement le redoublement est autorisé. Dans tous les cas, il y a des recours et la décision du jury est toujours motivée. Pas crédible cette histoire (du moins le début).
    • lundi 23 décembre 2013 08:33 Talleyrand

      la fin non plus n'est pas crédible !
  5. vendredi 20 décembre 2013 12:38 Daria

    C'est quoi cette histoire encore? Il semble y avoir des chainons manquant. Le droit à l'éducation est un droit fondamentale, constitutionnel. Vous comprennez??Raconter nous toute l'histoire, et si celle ci est la seule, alors il faudrait qu'il engage une action en justice, ou une transaction franchement!!!!
    • vendredi 20 décembre 2013 12:41 Daria

      Sorry pour les fautes d'orthographes... le récit m'enrage tellement, je me suis précipitée...Lol
  6. vendredi 20 décembre 2013 11:20 Talleyrand

    Etre boursier et passer des vacances au bord de la mer rouge peut surprendre ! Avec quel argent ? Deuxième interrogation, pourquoi la journaliste n'a pas cherché à avoir un entretien avec l' IUT de Villetaneuse ? Troisième interrogation : la journaliste a t elle vérifié les dire de ce jeunes ?
    • mardi 24 décembre 2013 13:05 Inès

      Un étudiant à le droit d'avoir des parents qui peuvent lui payer son billet pour des vacances en famille. Quant à la véracité des propos, je vous propose de contacter l'établissement et d'essayer d'avoir des infos comme je l'ai fait. C'est peine perdue. Et pourquoi avoir un job de voiturier poserai problème ? Les "dires" comme vous dites ont été vérifiés. J'ai été présente lors des différents appels. Enfin pour conclure, ne croyez pas qu'il s'agit d'un cas isolé. Il suffit de vous rendre devant une fac au moment des inscriptions, vous verrez le nombre de jeunes voulant étudiés qui se font recaler parfois sans motif. Bien à vous. Une auteur "courageuse".
      • jeudi 26 décembre 2013 09:04 Talleyrand

        Vous indiquez dans votre texte que le jeune est boursier, les conditions pour qu'un jeune perçoive une bourse est la suivant : en 2012, le plafond de ressources pour un boursier ayant 8 points à charge doit être compris entre 14 240 € et 42 510 € pour donner droit à une bourse sur critères sociaux, ce qui veut dire que le père qui a un restaurant gagne moins que le smig. Je pense que vous avez vérifié ? Ensuite vous écrivez qu'il a aidé son père dans son restaurant, je suppose que là aussi vous avez vérifié en demandant au jeune son bulletin de salaire autrement cela s'appelle du travail au noir ou dissimulé et qui est répréhensible au regard de la loi. Je pense que vous avez aussi vérifié cette donnée. Je serais curieux de lire vos réponses.
      • mercredi 25 décembre 2013 18:23 Talleyrand

        Je crois à l'écrit, je suppose qu'il a écrit à l'IUT, à l'inspection académique et que vous pouvez produire les lettres de réponses ! Vous confondez l'inscription en première année de fac et le passage en seconde année d'IUT. Pour une fac, elle ne peut recevoir toute les inscriptions de première année et font donc un choix parmi les inscrits, c'est pourquoi on demande à l'élève plusieurs choix. Le passage en deuxième année d'IUT se fait automatiquement si vous avez réussi vos examens, alors il faudrait savoir pourquoi il ne s'est pas présenté à ses examens ?
        • mercredi 25 décembre 2013 18:27 Talleyrand

          Pour votre info j'ai un ami qui fait voiturier de luxe (mercedes 500), et qui n'a pas le bac mais parle plusieurs langues...
          • vendredi 27 décembre 2013 15:25 Talleyrand

            Pour répondre à votre post , sachez qu'être dans les statuts d'une société ne vous ouvre pas le droit automatique de travailler dans la dite société ; n'importe quel expert comptable vous le confirmera et vous devriez savoir que pour travailler dans une société , il faut un contrat de travail et l'employeur doit faire une déclaration préalable à l'embauche...
          • vendredi 27 décembre 2013 08:42 Talleyrand

            Avant de retourner à mes chères études, je souhaitais vous apporter quelques éléments de réflexion . lorsque j'étais étudiant, je travaillais les mois d'été pour me payer mes études (c'est le cas en France, pour plus de 50% des étudiants) (je n'avais pas de bourse, car ma mère -instit- avait un revenu juste au dessus du minimum pour prétendre à une bourse). J'ai créé 4 sociétés anonymes (SA) dont une j'ai été président et directeur-général, une secrétaire général (CA de 5M€ et 35 collaborateurs) , et pour toutes les quatre administrateur; j'ai créé aussi deux sarl; j'ai créé aussi deux associations dans la formation professionnelle dont j'étais le trésorier et enfin je suis secrétaire du conseil d'administration d'une association qui emploi dix personnes et réalise un CA de 2,5 M€, avec un commissaire au compte. Voilà pour la crédibilité...
          • jeudi 26 décembre 2013 14:42 Inès

            Vous me faites vraiment de la peine Talleyrand a chercher la petite bête à ce point. Tout a été vérifié. Sachez que lorsqu'une personne fait parti des status du restaurant, il a le droit d'y travailler. N'avez-vous donc jamais foiré un examen dans votre vie ? Il est écrit nul-part qu'il ne s'est pas présenté à ses examens. Enfin, avoir un restaurant ne signifie pas être riche ;) cela prend du temps avant d'être rentable. Vous feriez mieux de bouquiner un peu au lieu de chercher à décrédibiliser un jeune homme.
    • vendredi 20 décembre 2013 20:05 Daria

      c'est clair...
  7. vendredi 20 décembre 2013 06:58 commandant minos

    Un boursier qui prend des vacances au bord de la mer Rouge ...
    • vendredi 20 décembre 2013 15:52 BC

      j'ai eu la même réflexion que vous ! ...... et son job de voiturier en CDI place Vendome me laisse perplexe ........ cet article est ridicule ,permettez moi de vous le signaler ......
      • samedi 21 décembre 2013 01:10 CATHERINE

        Cet article , à mon avis , ne mérite même pas d'être commenté....c'est du pipeau....