L'esprit du 11 janvier pour la 5eme conférence de presse

AMBIANCE jeudi 5 février 2015

Par Tom Lanneau @TomLanneau93 ET Oumar Diawara

Éducation, contrat civique, Grèce, Ukraine… Les thématiques abordées lors de la conférence de presse de François Hollande n’ont pas manqué. Des effets d’annonces, et concrètement ?

La politique étrangère au premier plan

Presque « marrant ». Au cours de sa cinquième conférence de presse, comme à l’image de son mandat, François Hollande s’est montré plus à l’aise sur les sujets internationaux que sur les thématiques intérieures. Déplacement à Kiev puis à Moscou avec la Chancelière allemande, affirmation de la participation à la coalition internationale, rappel de l’opération Sangaris et Serval, lutte contre le terrorisme en Lybie… L’expression « gendarme du monde » n’aura (presque) jamais été aussi bien illustrée.

Pourtant, il y a deux semaines, Manuel Valls avaient lâché le terme « apartheid » pour désigner les conditions sociales et géographiques de certains quartiers populaires. François Hollande aurait pu se servir de cette accroche pour émettre des propositions fortes en faveur des zones périurbaines. Pourtant, nous sommes restés sur nos fins du point de vue des déclarations. Le Président a mis en avant trois « solutions » pour les quartiers populaires : l’accompagnement, le peuplement et le développement… Du concret, très peu.  Mis à part : « Comme l’ANRU, il y aura une agence pour le développement économique à l’échelle nationale »… Espérons juste que les résultats de cette dernière soient plus probants que ceux de l’Agence de rénovation urbaine. Même François Hollande a concédé que la politique de la ville, depuis trente ans, a redonné des couleurs aux bâtiments des grands ensembles, mais les problèmes sociaux auxquels sont confrontés les habitants restent les mêmes.

Tom Lanneau

Avons-nous besoin d’un Président de gauche ou d’un Président de tous les français ?

C’est un président à la popularité nouvelle qui a parlé à ses compatriotes.
Le 7 Janvier a marqué à jamais le pays mais le chef de l’État souhaite garder en mémoire la marche républicaine du 11 janvier. Garder cet esprit en tête pour avancer. Mais, depuis la marche, de nombreuses polémiques ont fissuré l’unité nationale. La division est un danger imminent que le Président de la République veut contrecarrer.

Instaurer des cours de laïcité permettrait d’accéder à une identité nationale tant recherchée. On sent que sa décision a été prise suite à la minute de silence bafouée dans certaines écoles. Les mesures se veulent fermes. L’unité passe par l’éducation des plus jeunes. Mais comment faire pour les parents qui ne se sentent pas français et qui se sentent rejeté par le système ? L’éducation c’est l’école mais surtout la famille. Il ne faut pas oublier que les enfants sont bien souvent le reflet des pensées de leurs parents. Interroger un enfant de 8 ans n’est peut-être pas la solution la plus optimale.

Instruire les citoyens sur les valeurs de la République est une mission essentielle pour François Hollande. Il propose plusieurs solutions comme le service civique universel pour les jeunes. Les sensibiliser par tous les moyens car nous sommes l’avenir du pays.
Il insiste sur son statut de Président de gauche. Les français se posent-ils réellement la question ? Avons-nous besoin d’un président de gauche ou d’un président de tous les français ? Un Président de toutes les couleurs politiques ?

Oumar Diawara

 

 

Les réactions des internautes

  1. dimanche 8 février 2015 19:44 Bouillet

    Vous dites: François Hollande a l'aise en politique étrangère contrairement a la politique intérieure: faux a un point que vous n'imaginez pas: après 25 ans passés aux US(10 au proche Orient,4 en Afrique de l'Est) j'ai pris normalement l'habitude de visiter les media étrangers systématiquement: notre leader européen national est quasiment inconnu (sic). C'est Mme Merkel qui a décidé la rencontre avec Poutine -Hollande faisait partie des bagages- (il n'est pas mentionné sur le New York Time de ce jour et son nom n'apparait (seul) sur le Washinton Post qu'en 3 eme page. Exagéré? allez vérifier avant de raconter, avec les autres media, que c'est le nouveau leader européen avec le Mali ,la Syrie,le Togo,nos 6 rafales brinquebalants engagés contre l'état Islamique etc ... Le jour ou il parlera l'anglais comme un sujet de sa gracieuse majesté ,il aura gagné un petit peu en crédibilité. J'ai négocié dans cette langue sur quasiment toute la planète, vous n'avez aucune idée de la différence que cela fait avec l'aide du traducteur . La grande majorité des leaders des pays parlent cette langue: 8 joueurs Français en finale de coupe Davis,2 Suisses...vous connaissez le résultat! Sans rapport avec le reste?cherchez bien...
  2. vendredi 6 février 2015 09:29 oxbow

    Vous imaginez pas comme c'est difficile de diriger un pays avec une majorité qui en est encore au temps où il suffisait de rajouter du cuivre dans les écus d'or pour boucler le budget. Heureusement il y a Putin, l'Ukraine et le Sahel pour occuper l'Elysée, quand à Sarko on peut de moins en moins compter sur le Syndicat de la Magistrature.. Seule éclaircie: la réélection de 2017
    • vendredi 6 février 2015 11:28 Leclem

      C'est qui "Putin"????
  3. vendredi 6 février 2015 08:57 Foledire

    Charlolande ressuscité depuis les meurtres de Charlie Hebdo ce 11 janvier ; Il s'est tout à coup senti pousser des aile et se prend Superhollande ( Mais il n'a sauvé personne hélas Charlollande pathétique, fallait qu'Il attende la mort de certains pour renaitre . A quelque chose malheur est bon..
    • vendredi 6 février 2015 18:13 sarrazy

      Minable commentaire d'un aigri.