A Bondy : trois profs non remplacés, 90 élèves sur le carreau

C'EST CHAUD vendredi 13 février 2015

Par Mimissa Barberis

Hier, 90 élèves de l’école maternelle Roger Salengro à Bondy sont repartis bredouille après avoir appris que l’école ne pourra pas assurer l’accueil des enfants.  Ce n’est pas la première fois que cet établissement doit faire face à cette situation.

8h30. Sur le chemin de l’école pour déposer mes neveux je ne sais pas encore que trois professeurs sur six de l’école maternelle Roger Salengro à Bondy sont absents. Ce qui va créer une pagaille inimaginable pour l’école et les parents afin d’assurer l’accueil ou non de ces cent-soixante-dix élèves.

L’école est à dix minutes de chez moi à pied. Il faut traverser la gare de Bondy, zigzaguer entre les containers de poubelles. L’école c’est après le passage piéton et la boulangerie qui fait l’angle de la rue Roger Salengro. Quand on explique aux gens ils trouvent toujours.

Mes neveux traînent des pieds, je les active car nous sommes à la bourre. En face de l’alimentation générale Kallaajini store, il y a une maman et son petit garçon qui m’interpelle « pas d’école, rentrez à la maison ». Le doux ronronnement des voitures m’empêche de l’entendre. Je m’approche d’elle, elle répète, j’entends mieux. J’enjambe le passage piéton et je tombe nez à nez sur le papa de Jim. Il me dit « on m’a demandé de garder mon fils. Je ne sais pas ce qui  se  passe,  c’est  peut-être  une  grève  surprise ».  Je  fonce  vite  vers  l’école  et  le  directeur  me demande si c’est possible de garder mes neveux histoire de soulager ces professeurs qui ne peuvent pas assurer à eux trois l’accueil de cent soixante-dix élèves. Je réponds « c’est compliqué » et pour déculpabiliser j’ajoute « je viendrai les récupérer plus tôt ».

Cette  situation  dure  depuis  deux  ans  et  elle  se  dégrade  depuis  la  rentrée  de  2014 ; aucun remplaçant n’a été affecté à la circonscription de Bondy car ces derniers ont été nommés sur des postes fixes. Céline Alenda est la présidente du conseil local du groupe scolaire de Bondy. Elle déplore cette situation : « si des professeurs sont absents pendant trois ou sept jours il n’y a aucun remplaçant  pour  assurer  les  cours  aux  élèves ».  Elle  ajoute que  pour  répartir  les  élèves  c’est compliqué : « on ne peut pas répartir cent enfants supplémentaires sur trois classes qui contiennent déjà vingt-sept élèves par classe. Donc l’alternative c’est que le directeur demande aux parents de garder les enfants chez eux ».

La situation s’est décantée dans l’après-midi, un professeur remplaçant est arrivé. Céline Alenda souligne que « le problème est qu’il y a quatre-vingt-dix élèves qui ont été renvoyés chez eux et qu’on avait aucun moyen pour contacter les familles pour leur demander de revenir ». Pour  les  Bondynois,  ces  histoires  de  profs  absent  deviennent  une  habitude.

Mimissa Barberis

Les réactions des internautes

  1. lundi 16 février 2015 20:34 Phi4613

    Il faudrait dire ça aux familles de ces gamins, qui depuis des décennies participent au démantèlement du pays.
    • vendredi 20 février 2015 00:46 klm75

      Ceux qui oint dilapidé notre pays et son économie sont nos patrons, nos dirigeants via les politiques qui ont délocalisé en masse. Ce qui ce passe en France est grave, l'éducation nationale n'assure pas sa mission comme il le faudrait. Avec les millions de chômeurs on n'arrive pas a remplacer les prof absent, il y a vraiment de la mauvaise volonté. Nos politiques via l'éducation nationale joue avec l'avenir de nos enfants. Et ces enfants en questions ce sont les enfants de classe populaire et ceux issues de l'immigration. Il parait que l'argent cachés dans les paradis fiscaux par certains de nos compatriote, qui en réalité n'ont rien de patriote ce sont 8 milliards d'euros par an, soit l'équivalent du budget de l'éducation nationale. Alors, Messieurs les politiques et dirigeants récupérez cet argent et offrez une éducation et des conditions de travail digne de ce nom à nos enfants et aux profs. Pensez à tous les enfants, comme vous le faites avec les vôtres et ceux de votre entourage. Un peu de civisme messieurs qui par votre comportement et incivilités participer à l'échec scolaire de nos enfants et à la ruine de notre pays et de son système éducatif.
    • mardi 17 février 2015 17:32 Gap

      Il faudrait dire quoi? À qui?
  2. dimanche 15 février 2015 12:21 Talleyrand

    Ce qui se passe à Bondy n'est hélas pas le seul endroit en France, j'aurais préféré un article sur la salle de prière dans un IUT dans le 93 ...
    • dimanche 15 février 2015 16:41 mlk

      Ce qui ce passe en france est grave, l'éducation nationale n'assure pas sa mission comme il le faudrait. Avec les millions de chômeurs on n'arrive pas a remplacer les prof absent, il y a vraiment de la mauvaise volonté. Nos politiques via l'éducation nationale joue avec l'avenir de nos enfants. Et ces enfants en questions ce sont les enfants de classe populaire et ceux issues de l'immigration. Il parait que l'argent cachés dans les paradis fiscaux par certains de nos compatriote, qui en réalité n'ont rien de patriote ce sont 8 milliards d'euros par an, soit l'équivalent du budget de l'éducation nationale. Alors, Messieurs les politiques et dirigeants récupérez cet argent et offrez une éducation et des conditions de travail digne de ce nom à nos enfants et aux profs. Pensez à tous les enfants, comme vous le faites avec les vôtres et ceux de votre entourage. Un peu de civisme messieurs qui par votre comportement et incivilités participer à l'échec scolaire de nos enfants et à la ruine de notre pays et de son système éducatif.
      • dimanche 15 février 2015 19:56 Talleyrand

        Copier coller
        • lundi 16 février 2015 08:31 klm75

          Vos propos toujours orientés vers les m^mes sujet et donc les m^mes personnes que vous diaboliser à longueur de vos écrits ne sont pas des copier/collé pour vous??
    • dimanche 15 février 2015 13:24 Eljy

      Rapport avec le sujet?????
      • dimanche 15 février 2015 19:56 Talleyrand

        L'article nous laisse croire que le non remplacement d'un enseignant arrive seulement à Bondy. Qu'à voulu d'écrire l'auteur, comme le photographe ,ce n'est pas la photo qui est importante mais ce que celui ci a voulu montrer! Ce qu'il faut voir c'est les sujets que le Bb n'aborde pas ...
        • lundi 16 février 2015 08:37 klm75

          A vous l'honneur d'aborder les sujets que BB n 'aborde pas, je vous donne des pistes: Comment faire pour interdire les paradis fiscaux, comment lutter efficacement contre les inégalités sociales et territoriale dans notre pays, nation des droits de l'homme et qui laisse sur le carreau des milliers de personnes, comment mettre en oeuvre le vivre ensemble, comment réduire l'échec scolaire....
          • mardi 17 février 2015 17:38 Gap

            Des écoles sans enseignants dans une zone économiquement sinistrée, si ce n'est pas un gros problème il n'en existe pas. Vous savez ce que ça devient des enfants pauvres qui n'ont pas bénéficié d'une scolarité et d'une éducation de qualité? Vous avez besoin d'un dessin? Alors arrêtez d'ergoter. Merci.
          • lundi 16 février 2015 20:46 Phi4613

            Vous savez nous aimerions tous pouvoir choisir les problèmes à traiter plutôt que d'affronter ceux, moins jolis, qui sont face à nous, mais à un certain moment il faut arrêter avec le déni....Qu'on s'occupe déjà des gros problèmes, ensuite les autres suivront, mais ça n'est pas en travestissant la réalité que les choses rentreront dans l'ordre comme par magie.
          • lundi 16 février 2015 19:49 Talleyrand

            Vous oubliez les chinois ...
      • dimanche 15 février 2015 13:29 Eljy

        Ah, pardon, bien sûr, cela se passe partout en France, les enfants refoulés des écoles faute d'enseignants, donc c'est banal, bien sûr...
  3. vendredi 13 février 2015 16:30 Bondynoise

    Pour pouvoir remplacer des professeurs des écoles et des professeurs de l'enseignement secondaire, il faudrait qu'il y ait des candidats.http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2014/10/03/01016-20141003ARTFIG00257-pole-emploi-recherche-enseignants-desesperement.php-----------------------------"-En Seine-Saint-Denis, où le concours de professeur des écoles ne fait pas le plein, le rectorat de Créteil a mis en place une démarche inédite de « phoning ». Les candidats potentiels, titulaires d'un bac + 4, sont contactés par des conseillers de Pôle Emploi. Objectif : pourvoir 300 postes. Un entretien de «deux ou trois minutes» mené par Pôle emploi pour recruter des professeurs des écoles en Seine-Saint-Denis. «Face à la pénurie de postes (…), Pôle Emploi s'essaye au démarchage», explique Europe 1 à travers un éloquent reportage. Plusieurs centaines d'appel par jour pour 300 postes à pourvoir dans cette académie qui accuse depuis plusieurs années un déficit d'admis au concours. Condition: être titulaire d'un bac + 4 quel qu'il soit. «Vous enseignez uniquement pour les adultes? Là, ça serait pour une proposition de poste dans une école maternelle ou élémentaire», demande ainsi une conseillère de Pôle Emploi. «Ce n'est pas du tout dans mes compétences. Ce ne sont pas les mêmes techniques pédagogiques», répond un chômeur âgé d'une soixantaine d'année…" Recruter des remplaçants sans formation est catastrophique pour les élèves.
    • vendredi 13 février 2015 19:57 Evi

      Evidemment, quand des dizaines de milliers de postes sont à pourvoir en urgence, on risque de ne plus pouvoir faire de sélection, mais à qui la faute? Le Figaro oublie de rappeler que dans les années 2000, tous les baby-boomers des années 40 et 50 sont partis en retraite. Cela faisait BEAUCOUP de monde. Une politique responsable aurait consisté à prévoir leur remplacement. Hélas, non seulement cela n'a pas été fait mais un irresponsable qui se fait aujourd'hui acheter par le Qatar a décidé de ne pas remplacer un fonctionnaire sur deux partant à la retraite... Voilà le résultat. Evidemment, ce n'est pas les enfants de l'ile de la Jatte ou de Levallois qui rencontrent ce genre de problèmes...
      • samedi 14 février 2015 08:35 klm75

        -C'est grave ce qui ce passe, l'éducation nationale n'assure pas sa mission comme il le faudrait. Avec les millions de chômeurs on n'arrive pas a remplacer les prof absent, il y a vraiment de la mauvaise volonté, l'éducation nationale joue avec l'avenir de nos enfants.Et les enfants en questions sont les enfants de classe populaire et ceux issues de l'immigration. Il parait que l'argent cachés dans les paradis fiscaux par certains de nos compatriote, qui en réalité n'ont rien de patriote ce sont 8 milliards d'euros par ans, soit l'équivalent du budget de l'éducation nationale. Alors, Messieurs les politiques et dirigeants récupérez cet argent et offrez une éducation et des conditions de travail digne de ce nom à nos enfants, comme vous le faites avec les vôtres. Un peu de civisme et de patriotisme messieurs qui par votre comportement et incivilités participer à l'échec scolaire de nos enfants.
      • vendredi 13 février 2015 20:57 Exbondynoise

        Dans d'autres académies, les professeurs sont remplacés. Dans notre département, les candidats ne se bousculent pas. Ce n'est pas seulement à cause du nombre de postes. Puisque le Figaro n'a pas l'heur de vous plaire, je vous mets le lien de Libération. J'avais lu un article similaire dans Le Monde. C'est un constat. http://www.liberation.fr/societe/2014/09/26/face-a-la-penurie-de-profs-dans-le-93-pole-emploi-decroche-son-telephone_1109223
        • samedi 14 février 2015 12:40 HR

          Certes, et alors? Ce constat, qu'il vienne du Figaro, de Libé ou de l'Huma n'est pas une CAUSE du problème, c'est une CONSEQUENCE. La cause, c'est l'absence de vision des politiciens de gauche comme de droite depuis les années 1990 qui ont ouvert chaque année un nombre de postes au concours qui soit en faisait une passoire, soit le rendait très sélectif, le bouquet doré étant le non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux au moment d'un départ massif à la retraite. On en a pour des années à la payer, maintenant, cette monumental erreur. Aujourd'hui, c'est la Seine-Saint-Denis qui la paye. Demain, c'est la France entière...
  4. vendredi 13 février 2015 13:57 Conseil local FCPE Bondy - Groupe scolaire Béthinger Salengro Savary

    Pour information, nous avons écrit à M. le directeur académique des services départementaux de l'éducation nationale de Bobigny un courriel accessible sur notre blog: https://sites.google.com/site/fcpebondyssb/ Ce courriel est resté sans réponse à ce jour.
    • vendredi 13 février 2015 14:35 Conseil local FCPE Bondy - Groupe scolaire Béthinger Salengro Savary

      Autre précision: il ne s'agissait en aucun cas d'une grève, mais de l' indisponibilité de 3 enseignants, prévue pour l'un d'eux (mais non remplacée) et imprévue pour les deux autres enseignants. Il s'agit d'un malheureux concours de circonstances auquel -et c'est là que se situe le problème- la circonscription de Bondy n'a pas les moyens de faire face. Au delà de cet événement du 12/02, on recense chaque semaine sur le groupe scolaire Béthinger Salengro Savary de Bondy (4 écoles, 40 classes, 1200 enfants de la petite section au CM2) un à deux cas d'absence non remplacée...
  5. vendredi 13 février 2015 13:34 klm75

    C'est triste de voir ce qui ce passe, l'éducation nationale n'assure pas sa mission comme il le faudrait. Avec les millions de chômeurs on n'arrive pas a remplacer les prof absent, il y a vraiment de la mauvaise volonté, l'éducation nationale joue avec l'avenir de nos enfants c'est juste pas possible; Il parait que l'argent cacher dans les paradis fiscaux par certains de nos compatriote, qui en réalité n'ont rien de patriote c'est 8 milliards d'euros soit l'équivalant du budget de l'éducation nationale. Nous pouvons dire merci à ceux qui participent par leur incivilités et comportement pas très civique à l'échec scolaire de nos enfants.
  6. vendredi 13 février 2015 11:12 Alma

    "Et c'est normal de demander aux parents de garder les enfants sachant que énormément de parents ne travaillent pas il n'y a rien de choquant". Voila la vision bien réductrice d'une institutrice au service de l'école de la République à Bondy. Le 93, c'est cà...! BRAVO..!
    • vendredi 13 février 2015 14:41 Ruffi

      Précisons juste que "Alma" ne réagit pas à l'article mais à la réflexion bien malheureuse de "You", ci-dessous...
      • vendredi 13 février 2015 15:16 Alma

        Je confirme!
        • vendredi 13 février 2015 17:01 you

          Quand on a déjà 26 élèves dans sa classe d'un certain niveau on ne peut s'occuper d'autres enfants . Mais pour comprendre il faut faire le métier . Quand on ne sait pas ....
          • samedi 14 février 2015 12:32 HR

            Personne ne reproche aux enseignants de ne pas vouloir courir le risque d'avoir 60 enfants dans leur classe dont 30 sont moins connus que les 30 autres. Il n'y a pas besoin d'être expert en science de l'éducation ou enseignant pour envisager les risques que cela peut générer. Le propos ici est qu'en cas de coup dur, et complètement indépendamment des mouvements sociaux (en l'occurence, ici, il n'y en a pas), les services du ministère de l'Education nationale ont mené une gestion comptable, court-termiste, suicidaire, etc... qui fait qu'aujourd'hui, on n'est pas en mesure de REMPLACER UN ENSEIGNANT ABSENT en Seine-Saint-Denis en général, et à Bondy en particulier. C'est ça qui est grave. C'est là le SEUL sujet.
  7. vendredi 13 février 2015 09:58 you

    Je suis instit sur bondy et ce n'est pas vrai , il y a des remplaçants volants encore mais après c'est sûre qu'il n'y en a pas assez pour le nombre d'écoles bondynoises . Et c'est normal de demander aux parents de garder les enfants sachant que énormément de parents ne travaillent pas il n'y a rien de choquant .
    • vendredi 13 février 2015 10:22 Ruffi

      Passons sur la vision réductrice à la limite du mépris que vous avez des parents d'élèves. Toutefois détrompez-vous, Bon nombre d'entre eux travaillent. Les allocs ne paient plus tellement, et on ne vit pas d'air pur et d'eau fraîche. Et quand ils se font licencier, ça arrive aussi, et bien c'est dramatique. Précisons enfin que le groupe scolaire concerné n'est pas en REP. Et n'en a donc pas les moyens. Vous êtes enseignante et vous trouvez normal que le service public d'éducation en France ne soit pas assuré. Et bien voilà une haute idée que vous vous faites de votre métier, et surtout du souci que doit avoir un Etat civilisé pour l'instruction des citoyens. Bravo, madame! D'autant que comme vous le dites finement, les premiers à avoir ramené leurs enfants à la maison, hier étaient précisément ceux qui ne travaillent pas. Donc pas forcément très élevés socialement, donc dont les enfants ont d'autant plus besoin de l'école.
      • vendredi 13 février 2015 16:59 you

        Et d'autre part je ne fais jamais greve pour ne pas embêter les parents mais quand il y a trop d'absent comment voulez vous que l'on accueille les enfants ? Qui les gardent ? Doit on pénaliser ceux qui ont leurs enseignants ! Je ne pense pas .
        • samedi 14 février 2015 10:38 LF

          Quel esprit de sacrifice ... Je suis également enseignante et je fais grève pour obtenir les moyens nécessaires pour la réussite de tous nos élèves et l'amélioration de nos conditions de travail. Petit rappel sans la mobilisation du corps enseignant en 1998 avec une grève de trois semaines, nous aurions TOUS des classes à 30 élèves, des directions sans décharges et des moyens de remplacement encore plus insuffisants(nous avions obtenu un plan de rattrapage avec la création de 3000 postes dans le département). Mais effectivement, il vaut mieux s'enfermer dans sa classe, baisser la tête et ne pas regarder que le nombre d'élèves augmente partout sans création de postes à la hauteur du déficit, que les postes du réseau d'aide n'ont pas été recréés depuis que ces grands visionnaires de l'éducation qu'ont été Darcos et Chatel les ont supprimés et je ne parle pas de la prise en charge des élèves handicapés qui peuvent attendre des mois voir des années pour voir arriver l'AVS ou l'EVS auquel ils ont droit. A Bondy, on a permis que des promoteurs puissent faire pousser des immeubles comme des champignons dans les quartiers pavillonnaires du centre et du sud de la ville alors que les écoles sont déjà saturées et qu'aucun projet de nouvelle école ne soit à l'ordre du jour. La politique de la ville se réduit à créer toujours plus de logements (en majorité en accession à la propriété et non sociaux évidemment car la rentrée d’impôts n'est pas la même ...) sans aucune gestion des infrastructures. Avoir un enseignant absent dans une école dont les classes sont à 23/24 élèves ne représente pas les mêmes problèmes que lorsque les classes ont des effectifs de 28 ou 29 élèves. Faire peser la pression de l'incurie de l'institution sur les parents est inadmissible mais justement c'est aux professeurs, en construisant le rapport de force adéquat, de faire évoluer les choses dans le bon sens.
          • samedi 14 février 2015 12:44 HR

            Faute de frappe et parenthèse mal placée ;-) Le commentaire est: Ouf! Voilà qui relève le niveau des enseignants de Bondy (mais pour qui connait la ville, cette vision est plus représentative que celle de "You"). Merci "LF"!
          • samedi 14 février 2015 12:42 HR

            Ouf! Voilà qui relève le niveau des enseignants de Bondy (mais pour qui connait la ville), cette vision est plus représentative que celle de "You". Merci "LF"!
      • vendredi 13 février 2015 16:57 you

        Dans ma classe 26 élèves 22 mamans ne travail pas .Et elle se battent pour effectuer les sorties scolaires .
        • vendredi 13 février 2015 20:03 Evi

          Et bien ce n'est pas le cas à la maternelle Salengro...
      • vendredi 13 février 2015 11:15 Alma

        Ca fait du bien ce genre de commentaires: "Passons sur la vision réductrice à la limite du mépris que vous avez des parents d'élèves. Toutefois détrompez-vous, Bon nombre d'entre eux travaillent. Les allocs ne paient plus tellement, et on ne vit pas d'air pur et d'eau fraîche. Et quand ils se font licencier, ça arrive aussi, et bien c'est dramatique. Précisons enfin que le groupe scolaire concerné n'est pas en REP. Et n'en a donc pas les moyens. Vous êtes enseignante et vous trouvez normal que le service public d'éducation en France ne soit pas assuré. Et bien voilà une haute idée que vous vous faites de votre métier, et surtout du souci que doit avoir un Etat civilisé pour l'instruction des citoyens. Bravo, madame! D'autant que comme vous le dites finement, les premiers à avoir ramené leurs enfants à la maison, hier étaient précisément ceux qui ne travaillent pas. Donc pas forcément très élevés socialement, donc dont les enfants ont d'autant plus besoin de l'école."