On arrive à Sevran sans le vouloir, et on n'y reste pas

AMBIANCE lundi 4 janvier 2016

Par Alice Babin @BabinAlice

François Maspero constatait en 1990 que la ville de Seine-Saint-Denis était une ville de passage. Alice y est retournée et retrouve la même difficulté de vivre là sans penser à partir.

« Alors, là t’as un super terrain de foot, sans but, un terrain de tennis, sans filet. Et puis là-bas regarde, c’est le gymnase, à moitié brûlé en 2012, il a pas encore été réhabilité. » Ali sourit, il sourit toujours, de son air malin. Parfois, il rigole en imaginant ce que je peux penser de tout ça. Et à la question : tu veux partir ?, il répond que ce n’est pas possible autrement. «Y a pas moyen, y a rien ici.»

« Ici », c’est Sevran en Seine-Saint-Denis, au nord-est de Paris, juste en face de la gare Sevran-Beaudottes, sur la ligne B du RER, celle qui traverse Paris du nord au sud, ligne des banlieues et des aéroports Orly et Roissy. A bord, on devine facilement qui va où. Ceux qui traînent des valises iront prendre l’avion. Les autres s’arrêteront à Sevran ou ailleurs.

En 1990, François Maspero, éditeur, libraire et écrivain, avait parcouru l’ensemble des 50 kilomètres de voies de la ligne B s’arrêtant dans les 38 gares de la ligne ; un parcours qui donna lieu à un récit bouleversant de simplicité et d’empathie pour les gens rencontrés au cours de son voyage. Son chapitre sur Sevran commence comme ça : « La gare des Beaudottes a une sombre réputation. » Maspero voulait voir à quoi ressemblait une ville nouvelle, « sans histoire », et des « habitants arrivés là sans l’avoir vraiment choisie ». Il aura été servi.

Vingt-cinq ans plus tard, rien n’a vraiment changé, les gens s’y installent sans vraiment l’avoir voulu et veulent en partir. Au centre Marcel-Paul, la maison de quartier des Beaudottes, Ali raconte comment sa conseillère d’orientation de troisième lui administra un bac pro quand il visait un bac général et rêvait de faire médecine. « Ils ne veulent pas seulement faire du rap ou du foot les jeunes .» La conseillère avait dit : « Pas capable, trop compliqué, perte de temps. » Il se résignera pour finalement tout laisser tomber à 18 ans. Aujourd’hui, il a 22 ans. L’amertume paraît fraîche d’hier, mais il sourit : « Et ouais, ici l’ascenseur social est bien en panne. »

Un an passe à voir le temps défiler en bas de la cité, « à galérer », lorsque son entraîneur de foot a besoin de lui à l’association Arc-en-ciel. Direction le Musée Grévin, à Paris, avec une bande de jeunes pas bien rangés deux par deux. Ali devient animateur. Danse, bowling, sorties, aide aux devoirs, week-end à la mer quand le budget d’Arc-en-ciel le permet ; trois ans maintenant qu’Ali anime, ranime, et que l’admiration se lit dans les yeux de ses jeunes. «Ils doivent savoir que la galère n’est pas une condition. Que c’est possible d’en sortir.»

Double force, double face

L’Avenue de Lattre de Tassigny découpe la ville en deux : Livry d’un côté, les Beaudottes de l’autre. Chacun sa gare RER, chacun son environnement. Espace vert d’une part, béton de l’autre, pavillon et tour, baguette tradition et « maïs chaud ». Il y a, à Sevran, une double force, une double face, que Maspero avait déjà sentie. Il se demande ainsi : « Est-ce une ville de pionniers ou une zone de transit ? » autrement dit, reste-t-on à Sevran ou n’est-elle qu’une ville de passage ?IMG_8797

Sevran, plus connue des médias pour ses morts que pour ses vies, pour ses faits divers plus ou moins sanglants, aux allures de jeux vidéo. Sevran la ville-dortoir, agrandie à la hâte dans les années 60, et qui reflète assez bien la ville de banlieue vue par Jamel dans son sketch 100% Debbouze : « Ils nous ont fait croire que c’était des cités de transit, qu’on allait y rester que quinze jours. Si on avait su qu’on y resterait trente ans, on aurait creusé des tunnels pour s’évader ! »

On a la Poudrerie

Y rester trente ans ? Elise a 56 ans, pour elle, ça fait près de quarante ans. En 1979, quand son mari est muté en région parisienne, elle quitte le Nord-Pas-de-Calais, « une région sinistrée », pour Sevran où elle fêtera ses 20 ans. Elle travaille quinze ans à la mairie comme technicienne de surface, « enfin, j’faisais le ménage quoi », et en quinze ans cette mère de quatre enfants devenue célibataire n’aura jamais eu de réponse à sa demande de logement social. Sa vengeance : « Je ne vote plus. »

Elise a les jambes lourdes, se traîne, mais Elise n’en finit pas de sourire, d’un sourire courageux qui traduit son attachement à Sevran : « Faut prendre le bon côté des choses, Sevran c’est plein de verdure, on a le parc forestier de la Poudrerie, le canal, et cette place, c’est la place idéale. » Elle finit par soupirer : « Qu’est-ce que vous voulez ? Parfois on vit, parfois on survit. »

La Place Gaston Bussière, le centre historique de Sevran du côté Livry, devient le cœur social, avec les commerces, les cafés et les bancs pour s’asseoir. Elise vient souvent ici, elle croise du monde, bavarde un peu, dit bonjour. Avec son fleuriste, son PMU, Le Balto, son Casino, son minuscule commissariat aux airs de maison de campagne, l’Otarie gourmande (confiserie historique de Sevran), cette place paraît effectivement idéale.

Ici, on a du mal à comprendre pourquoi les ventes de l’agence immobilière du coin chutent, sans fin. «Sauf aux Trèfles», précise l’agent immobilier. La quarantaine, brune, sevranaise de naissance, elle travaille sur la place et connaît la ville par cœur. Le quartier des Trèfles est un des quartiers pavillonnaires de la ville situé à l’extrême sud, derrière la gare de Livry. Derrière le canal, derrière tout, loin. Une femme qui passe par là raconte qu’elle a troqué Montreuil pour venir s’installer aux Trèfles.

« Écrivez qu’on est heureux »

Elle vit maintenant dans un petit pavillon avec jardin, et assure que « c’est super pour les enfants » et que, « de toute façon, vous les journalistes vous parlez tout le temps des cités, des trucs chocs. Vous avez une vision noire des choses. Écrivez qu’on est heureux, que mes enfants vont dans l’école du coin, qu’elle est super, et qu’à 16h30, ils vont prendre leur goûter au parc de la Poudrerie ». Au fil de la conversation, j’apprends que cette femme est élue socialiste, adjointe au maire. J’aurais dû lui répondre que certes, Sevran a son parc national, le label de «Ville fleurie», mais que loin du prétendu sensationnalisme, le gris l’emportait encore sur le vert.

Sevran

« Y a rien ici, je veux déménager. » Dimanche 6 Septembre, c’est la fête de Sevran. La mairie tweete le rendez-vous : « Venez nombreux au stade Gaston-Bussière », mais Nadia n’ira pas à la fête. Mère de quatre enfants, elle vit «aux Radars», côté Beaudottes. Nadia veut partir, sans savoir où aller, mais elle veut partir. Elle dit avoir peur pour ses enfants à qui elle interdit de sortir sans elle. « Je ne veux pas qu’ils traînent. Ça peut partir trop vite. »

La jeune coiffeuse de l’Hair du temps, le dernier coiffeur mixte du coin, confirme, lasse : « Des commerces ? C’est simple, il n’y en a plus. Il n’y a plus rien. » Il y a toujours le centre commercial Beau Sevran (qui se réduit à vue d’œil), mais les habitants du sud ne vont pas au nord. Et vice versa.

Une inertie qui se lit jusque dans les urnes. Aux dernières élections municipales, 50% des électeurs ne se sont pas déplacés. Le maire de la ville Stéphane Gatignon, élu et réélu depuis 2001, assure vouloir « réparer » une ville « où l’on a construit sans lien avec rien ». Et il faut encore « réparer » – le mot revient sans cesse dans sa bouche – des années de désindustrialisation massive auxquelles Maspero fait allusion. Il raconte la première vague de licenciements, en 1987 chez Westinghouse, la seule entreprise de la ville avec l’usine Kodak. Toutes deux ferment en 1993, laissant des milliers de personnes sur le carreau et installant durablement Sevran dans le top des villes les plus pauvres de France. Aujourd’hui, Sevran vit sur des friches industrielles, et présente un taux de chômage de plus de 18% touchant de plein fouet les jeunes actifs : le tiers des moins de 25 ans sont chômeurs.

Mais si la politique semble aussi peu attirer les électeurs, Sevran avance autrement. En effet, on compte ici plus de 300 associations, preuve que la force vient du bas, et qu’elle n’attend plus rien du haut. Issa est né et a grandi à Sevran. Avec ZikFoot, qui rassemble le foot et le rap depuis sept ans, ce trentenaire sevranais entend « ramener de la vie ». Chaque année, l’association organise une journée entière de concerts et tournois de foot, invitant des têtes d’affiche comme Mac Tyer ou Médine, qui contribuent à faire venir le dehors dedans. « On manque cruellement d’infrastructures pour les jeunes, et il n’y a pas d’entreprise, pas d’horizon. » Issa dit avoir grandi heureux, mais il avoue qu’il ne veut pas que ces enfants grandissent ici. Alors il est parti, « pour fonder une famille, on ne reste pas à Sevran ». C’est dit.

Alice Babin

Article publié dans Liberation.fr le 27 octobre 2015

Les réactions des internautes

  1. mercredi 6 janvier 2016 13:32 Trevize

    Marrant ce blog de défense des racailles. Vous devriez offrir des allers simples pour l'Afrique à ceux qui se plaignent de notre pays, au moins seriez vous utiles
    • mercredi 6 janvier 2016 15:54 Tartenpion94

      Pauvre France avoir sur ton sol des personnes qui n'ont rien d'autre à faire que d'insulter les autres sans raisons. Cette façon de faire est un comportement de " racaille" aussi.
  2. lundi 4 janvier 2016 20:56 Amélie

    Sevran est une plaque tournante du trafic de drogue, il faut voir à quoi ressemble cette ville dans certains quartiers... La gare des Beaudottes est en soi un poème : ses dealers, ses boucheries halal... Sans parler des alentours... Et ce n'est pourtant pas faute d'investissement de la part de l'état comme en atteste la photo.
    • jeudi 7 janvier 2016 08:23 Tartenpion94

      Re Amélie: Article sur le Blanchiment : Comment le réseau était organisé Le Parisien | 13 Oct. 2012. C'est une machinerie complexe, destinée à brouiller les pistes. Selon les premiers éléments de l'enquête, le réseau de blanchiment, dans lequel est mise en examen une maire adjointe écologiste du XIIIe arrondissement de Paris, se déploierait sur plusieurs pays (Maroc, France, Suisse, Grande-Bretagne) et concernerait des dizaines de personnes, dont des banquiers, des commerçants et des avocats. Explications sur cette affaire incroyable, qui aurait permis de blanchir 40 millions d'euros sur les cinq derniers mois. Trafic de drogue. Tout commence avec une enquête lancée à Nanterre (Hauts-de-Seine) en février, qui met au jour un réseau d'importation de cannabis entre le Maroc, l'Espagne et la région parisienne. Selon la police, les trafiquants avaient déjà importé à cette époque plus de huit tonnes de cannabis. Un collecteur de fonds. Les policiers de l'Office central de répression du trafic de stupéfiants auraient découvert l'existence d'un important collecteur de fonds, détaille le site internet du journal Marianne. Il serait une sorte de «banquier occulte membre d'une fratrie implantée depuis des années à Genève, où deux de ses frères ont pignon sur rue sous la bannière d'importantes banques de la place». Distribution à des commerçants. L'argent de la drogue serait ainsi versé à des commerçants habitués à brasser des sommes en espèces, des entrepreneurs, des avocats, des architectes... L'élue écologiste figurerait parmi ces personnes. En ayant recours notamment à des faux documents et à de fausses factures, elles peuvent ainsi déposer ces sommes sur des comptes en France. Ces «clients» disposent par ailleurs de comptes en Suisse ou dans des paradis fiscaux, nécessaires pour l'étape suivante. Un système de compensation. Une fois l'argent du trafic livré au «client» à Paris, une structure bancaire prélève sur son compte offshore (en Suisse ou ailleurs) une somme équivalente, décrypte le journal suisse Le Temps. Les clients français -qui peuvent ignorer que ces sommes proviennent du trafic de drogue- peuvent ainsi récupérer leur argent, sans laisser de trace, ni prendre le risque de transporter des «valises». Direction la Grande-Bretagne. Selon Marianne, cet argent blanchi serait ensuite envoyé à partir des comptes suisses jusqu'en Grande-Bretagne. Dreuz. info explique que l'argent blanchi pouvait également être transféré sur des comptes au Panama. Les organisateurs auraient ainsi pu réinvestir une partie du trésor dans le trafic, ainsi que dans l'immobilier au Maroc. Une caverne d'Ali Baba en Suisse. Les enquêteurs auraient également retrouvé, dans un entrepot clandestin des lingots d'or et autres bijoux. Le tout est estimé à 10 millions d'euros. En France, des perquisitions, notamment au domicile de Florence Lamblin, ont permis aux enquêteurs de retrouver un total de 400 000 euros, en espèces, mais aussi dans des coffres et sur des comptes bancaires. Cette élégante quarantenaire, cheveux mi-longs auburn, architecte et urbaniste de profession, travaille notamment comme directrice de projets au Lieu du design à Paris, structure créée en 2009 à l'initiative de la région Ile-de-France pour fédérer les acteurs franciliens du design. Huit autres personnes, dont une élue parisienne écologiste, ont été mises en examen. A Genève, deux hommes ont été placés en détention, «soupçonnés d'être impliqués» dans ce réseau de blanchiment, selon un communiqué du ministère public genevois. La troisième personne interpellée a été remise en liberté. Il s'agirait de la plus importante affaire de blanchiment d'argent de la drogue réalisée par la police française".
    • jeudi 7 janvier 2016 08:16 Tartenpion94

      Re exbondinoise: En ce qui concerne la violence dans certains endroits, je ne remet pas en cause cette situation, ce que je remet en cause c'est le raccourci fait par "Amélie" entre dealers et boucherie halal elle écrit : "Certaines, comme certains kebabs ou laveries, servent de lieux de blanchiment. Sans parler du travail dissimulé". Je pense que cette situation n'est pas propre à Sevran pour ce qui concerne la fraude fiscale ... Extrait d'article: "lutte contre la fraude fiscale : près de 20 milliards d’euros récupérés en 2014. Arnaque à la TVA, travail au noir... Les fraudes fiscales sont passées au crible..En 2014, la lutte contre la fraude fiscale a porté ses fruits. Elle a rapporté 19,3 milliards d’euros à l’Etat, soit 1,3 de plus qu'en 2013. C’est ce que révèle ce mardi un rapport du Comité national de la lutte contre la fraude fiscale. Les redressements fiscaux sont encore en hausse en 2014. L’Etat a récupéré 19,3 milliards d’euros grâce à des outils de lutte contre la fraude renforcés. C'est 1,3 milliard de plus qu’en 2013. Ces chiffres ont été publiés ce mardi dans le rapport annuel du Comité national de lutte contre la fraude et détaillés par le ministre des Finances, Michel Sapin, et le secrétaire d’Etat au Budget, Christian Eckert. Quatre milliards d’euros d’amendes. Du travail au noir à l’arnaque à la TVA, en passant par la falsification de déclarations, tous les types de fraudes fiscales sont passés au crible. Depuis juin 2013 et l’affaire Cahuzac, l’Etat dispose d’un système beaucoup plus performant. Dans le détail, les administrations ont récupéré 15,3 milliards d’euros de fraudes, assortis de quatre milliards de pénalités. Le ministère des Finances a précisé que les actions concernant les comptes bancaires à l’étranger non-déclarés ont atteint 1,9 milliard d’euros et 40.000 dossiers de contribuables ont été reçus. Pour 2015, il affiche l'objectif de recouvrer 2,7 milliards d'euros et affirme que 1,6 milliard a déjà été encaissé.
    • mardi 5 janvier 2016 16:41 Tartenpion94

      Quel rapport entre le trafic de drogue et les "boucheries halal", vous êtes un peu du front national ou je le trompe?
      • mardi 5 janvier 2016 23:20 Amélie

        Certaines, comme certains kebabs ou laveries, servent de lieux de blanchiment. Sans parler du travail dissimulé...
        • mercredi 6 janvier 2016 12:32 Tartenpion94

          Vous avez prévenus la police et le fisc ? Vous savez autant de choses et vous les dissimuler a la justice, à la police ainsi qu'aux impôts vous êtes donc complice "Amélie".
          • mercredi 6 janvier 2016 20:08 Exbondynoise

            @Tartenpion94,Commenter n'est pas attaquer la personne, ni la juger, mais répondre en exprimant ses idées; ce que vous ne faites jamais. Vous copiez des extraits de commentaires et les plaquez sur des articles. Souvent , ils n'ont aucun rapportavec le sujet.En ce qui concerne, Sevran, informez-vous. En 2011, le maire de Sevran, Stéphane Gratignon,ELLV, avait demandé l'intervention de l'armée, suite aux règlements de compte entre trafiquants de drogues, dans certains quartiers, comme celui de Montceleux. Des élèves d'une école primaire restaient confinés dans leurs classes, donc privés de récréation, les professeurs d'école avaient peur des balles perdues. Ceci est un fait, pourquoi le nier."Malgré son implication et son professionnalisme, la police ne semble plus à même d'assurer cette présence, je demande donc à ce que l'armée puisse prendre le relais". D'autre part, en 2008, l'Immobilière 3F( très présente à Bondy) avait dù retirer ses gardiens, dans le quartier des Beaudottes, c'est ce qu'a fait également le bailleur la Logirep en 2014, suite à de violents incidents: incendies dans les parkings, agressions physiques, vols dans les locaux techniques. Vous connaissez Sevran?
  3. lundi 4 janvier 2016 15:20 chem

    Rien de nouveau sous le soleil ... Des ancêtres m'ont parlé du "Bout Galeux", dans la banlieue de Paris (cf. un roman de Chabrol). Les enfants n'avaient pas non plus le droit de trainer dehors, le temps de sortir du bahut était chronométré. Lorsqu'ils ont été assez grands pour en sortir, ils se sont sauvés. Les mêmes causes produisent les mêmes effets, à 60 ans de différence.
  4. lundi 4 janvier 2016 13:53 El_Guinness

    "Ali raconte comment sa conseillère d’orientation de troisième lui administra un bac pro quand il visait un bac général et rêvait de faire médecine." Je rêvais d’être pilote de chasse, je suis informaticien ....... la faute a qui ..... C'est la conseillère d’éducation qui la inscrite de force en Bac Pro?? . "Il se résignera pour finalement tout laisser tomber à 18 ans." c'est votre choix pas celui des autres ..... « Et ouais, ici l’ascenseur social est bien en panne. » On m'a toujours dis que l'ascenseur c'est pour les feignants ..... si tu veux vraiment monter il reste les escaliers .... Moins facile certes mais tout aussi efficace et tu ne peut t'en prendre qu'a toi même si tu échoues ... Personnes n'est jamais responsable de ses actes c'est une attitudes formidable ca .....
    • lundi 4 janvier 2016 18:31 Tartenpion94

      Pouvez vous une fois dans votre vie respecter ce que les autres ont à dire, ça serai le début d'un semblant de tolérance de votre part. De quel droit vous remettez en cause ce que cette personne a dit avoir vécu, étiez vous là pendant sa scolarité? Extrait d'un rapport sur l'orientation scolaire: "À l’issue du collège, l’orientation fonctionne comme un couperet pour de nombreux élèves : ils sont quatre sur dix environ à considérer que leur orientation a été plus subie que voulue . L’orientation provoque alors un sentiment d’injustice. De multiples paramètres l’influencent, en premier lieu les données sociales qui ne sont pas sans affecter les résultats scolaires, et elle est loin de prendre en considération toutes les qualités des élèves. Surtout, les familles savent ou entendent dire que, selon la filière d’affectation et le baccalauréat obtenu, les possibilités de poursuite d’études, d’accès à l’enseignement supérieur et d’insertion professionnelle sont très différentes, notamment quand le marché de l’emploi est étroit... Rapport sur l'orientation scolaire - Haut Conseil de l'Éducation
      • mercredi 6 janvier 2016 23:14 Linaphanel

        L'orientation n'est pas toujours bien faite mais elle est souvent déterminée par les notes. Quand celles ci ne sont pas très bonnes l'élève ne peut pas avoir la formation qu'il souhaite si elle est très demandée. Par ailleurs le concours de médecine est très difficile. Je connais des élèves ayant eu une mention très bien au bac S qui souffrent pour l'obtenir. Ali en a t il conscience ? Une jeune fille que je connais travaille sans arrêt depuis cet été (vacances, week ends compris) pour décrocher ce concours et devenir "simplement" sage femme. Avec un peu de volonté un bac pro bien choisi peut déboucher sur des réussites plus grandes qu'avec un bac général (via l'alternance par exemple).
      • lundi 4 janvier 2016 23:03 Talleyrand

        Pour le respect pas de problème, il suffit qu'il nous donne des photocopies de ces bulletins de notes sur la dernière année, après on pourra le croire ...pour faire medecine il faut avoir au moins 16 de moyenne alors on prend le pari ...
        • mardi 5 janvier 2016 16:44 Tartenpion94

          C'est incroyable cette ingérence dans la vie des gens, vous êtes qui et de quel droit vous demander ses bulletins de notes, vous êtes de la gestapo?
    • lundi 4 janvier 2016 16:02 capsella

      Lisez mes messages et vous saurez que je ne suis pas vraiment un fan du Bondy-Blog; mais il ne faut pas raconter n'importe quoi non plus. Oui, parfois les conseils d'éducation ou de profs, parce que vous ne leur revenez pas, par facilité, vous orientent sur une voie de garage alors que vous pouviez prétendre à plus. Et monter à pieds quand on part de si bas... ben essayez donc un peu vous même! Encore une fois je ne suis pas du tout pour la culture de l'excuse, mais votre racisme vous aveugle et vous rend au final aussi peu crédible que les "Ginobo" et autres "Tartempion" qui sévissent ici.
      • lundi 4 janvier 2016 18:50 abimelek

        @Capsella, il est plus facile de laisser passer un élève en lycée général (et plus économique pour la société) que de leur faire intégrer une filière professionnelle (dont certaines permettent un accès plus aisé à l'emploi que quelques années de facs qui n'auront débouché sur rien). Quand à l'élévation dans l'échelle sociale, elle ne peut se faire parfois que sur plusieurs générations (cas de ma famille par exemple)
      • lundi 4 janvier 2016 18:18 Talleyrand

        Je trouve que vous avez une bien piètre opinion des profs et des conseillers d'orientation, enfin dire que c'est parceque votre profil ne leur revient pas que ces profs vous orientent ailleurs est un peu court, si vous vaiez des bonnes notes il n'y aurait eu aucune difficulté pour faire un bac généraliste, il suffit que vous nous photocopiez vous bulletins , apres on pourra dire si vous aviez raison,