De l’Udf à l’Udi en passant par le Nouveau centre, Jean Christophe Lagarde député maire de Drancy (93) s’est installé au fur et à mesure des évolutions des partis centristes dans dans le paysage politique français. Kahinna Jonathan et Claire l’ont interpellé sur de nombreux thèmes, de la Seine-Saint-Denis à l’Europe. Moments forts. Et en plus un extrait de l’émission et de la réunion de rédaction du Bondy Blog. 

Mardi soir, la conférence de rédaction du Président de la République était dans tous les esprits, nos blogueurs se sont retrouvés au Murat, pour bien sûr évoquer les sujets brûlants d’actualité, mais aussi pour débattre avec un ancien pion de Bondy, devenu député maire et figure du centre. Le député maire de Drancy nous a tout d’abord confié qu’il n’avait pas de problème avec ceux qui le confondaient encore avec Christine Lagarde, Claire est revenu sur cette homonymie qui pouvait freiner sa reconnaissance médiatique : « Je ne me pose pas ces questions tous les matins », avait répondu l’élu.

Les blogueurs sont revenus sur l’actualité du député-maire avec la polémique des transports de produit nucléaires dans la gare de triage de Drancy. Le déraillement d’un wagon qui transportait des déchets nucléaires le 23 décembre dernier a été la goutte d’eau de trop pour l’élu qui a expliqué pourquoi il saisissait la justice dans cette affaire « Si on était dans le 16e arrondissement on aurait trouvé une solution ».

En ce qui concerne la défense des intérêts du département de Seine-Saint-Denis dans les médias, l’action des élus bretons contre l’Eco taxe a été évoquée, pour l’élu « c’est lobby contre lobby ». L’émission est bien entendu revenue sur l’affaire Dieudonné, Jean Christophe Lagarde a donné son point de vue : « Je n’aurais pas fait de publicité pour lui » en ce qui concerne l’action de Manuel Valls il se place en « Voltairien ». Il critique « une action dont il n’a pas mesuré les conséquences ». Pour le maire « avec Dieudonné il fallait appliquer la loi », l’élu a défendu l’idée que la stratégie du Parti socialiste est de se servir des antagonismes pour faire monter le Front national.

Après le visionnage d’un débat sur l’article polémique de Newsweek qui stigmatisait la société française, Jean Christophe Lagarde a jugé ce French Bashing «  ridicule tant au niveau du jugement que de l’indignation collective qui a suivi ». Kahinna est revenue sur la différence entre l’indignation collective face au French Bashing et l’indifférence collective de nos élus locaux sur le « Banlieue Bashing ». Pour lui «  la France ne se regarde pas telle qu’elle est ». « Pendant que certains discutent de mondialisation, le reste du monde avance et commence à se foutre de nous ».

Pour répondre à la question du Banlieue Bashing l’élu a évoqué une anecdote qui avait stupéfié Dominique de Villepin alors Premier ministre en 2005. Après les émeutes, les 40 élus de Seine Saint-Denis, tous bords confondus tiraient déjà la sonnette d’alarme.

Jean Christophe Lagarde a ajouté qu’il fallait « arrêter les discours victimisants ». « Nous sommes dans une démocratie plus médiatique que démocratique ». La question de l’emploi était abordée avec le reportage d’Image Youssfi à Aulnay-sous-Bois, qui a présenté l’usine PSA aujourd’hui déserte. Le maire de Drancy est revenu sur l’exemple de la Plaine Saint-Denis qui a été pour lui une grande erreur politique. « On dépose les travailleurs et on les ramène en RER alors que nous avons des demandeurs d’emploi dans notre territoire ». «La grande erreur a été de ne pas adapter les systèmes de formations à nos territoires ».

La dernière partie de l’émission était consacrée à l’Europe, les blogueurs ont interpellé l’élu qui a voté contre le Constitution de 2005, Jonathan est revenu sur sa relation personnelle avec l’Europe : « Je ne me sens pas européen sauf si je pars à l’étranger ou si je bénéficie d’Erasmus ». Claire a parlé de deux catégories d’individus « Les Européens qui peuvent voyager librement et les autres qui peuvent échouer à Lampedusa ». Pour Jean Christophe Lagarde « Vous n’accueillez pas quelqu’un quand vous n’avez pas de boulot à proposer » .

En fin d’émission Mehdi a demandé au député si l’UDI n’était pas le parti des gens tristes, moment délicieux, surtout si on avait comme moi en visu les jeunes militants venus à l’enregistrement.

Said Harbaoui

(Emission)

httpv://www.youtube.com/watch?v=FVQNrsgFS8c

 

(Conférence de rédaction)

httpv://www.youtube.com/watch?v=_2J8ehLFkr4

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