lls et elles sont une petite vingtaine à s’être retrouvé·es dans la grande salle Mahmoud Darwich de la Maison du temps libre de Stains. Autour de la table : des collégien·nes, des lycéennes et des mamans. Une équipe à majorité féminine mais avec des garçons enthousiastes à l’idée de réaliser des interviews. Du choix des thèmes, au choix des invités, l’équipe a travaillé pendant un mois à la conception d’une émission sur le thème des solidarités.
Solidarité dans le quartier, engagement associatif, solidarité internationale avec la Palestine et solidarité féminine, voici les différents axes choisis par les participants. Des interviews d’associatifs, de bénévoles ou d’élues, réalisées lors de la fête des associations début décembre, par nos collégiens, Ali ,Bilqis, Khadija et Donia, en passant par un reportage lors d’une manifestation en soutien à la cause palestinienne réalisé par Macilia, l’équipe a produit différents sujets venus alimenter l’émission enregistrée le 20 décembre, jour de l’inauguration des fêtes de la ville.
Une émission menée de main de maître et animée par Rima, où les collégien·nes ont présenté leur travail ; mais aussi l’occasion de recevoir des invités en direct. Assa 17 ans enfile son costume de journaliste et mène l’interview. Face à elle, Cheick, stanois de 22 ans, étudiant d’Aubervilliers investi pour la cause Palestinienne, revient sur la génèse de son engagement et sur sa lecture du conflit.
Dans la dernière partie, les participantes ont opté pour un grand débat sur la solidarité féminine. Autour de la table, les femmes prennent le micro. Les quelques hommes présents écoutent attentivement depuis la salle. Après un début un peu timide, les jeunes filles se lâchent… comme sur un ring, pour le plus grand bonheur d’Aminata Barry, référente CLAS (Contrat Local d’Accompagnement Scolaire, NLDR) qui encadre les lycéennes. « Il faut dire qu’elles en ont gros sur le cœur », lance la jeune femme, qui les encourage à mettre des mots sur leurs maux.
Mais après le constat sur les inégalités et le patriarcat, les filles deviennent force de proposition : « Il faut en parler sur les réseaux, faire des manifestations, éduquer nos garçons pour que ça change ! », s’indigne Alae..
Leur émission est à retrouver juste ici 👇👇👇
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