Bondy n’est plus qu’une ville. C’est une marque, « Bondy Dreams » pour être tout à fait précis, la nouvelle ligne de vêtements lancée ce dimanche par Kylian Mbappé. Parce que le gamin de l’ASB ne fait rien comme les autres, son équipementier, Nike, avait privatisé le Stade de France pour l’occasion. Ni le froid ni la pluie n’auront eu raison de l’enthousiasme des 130 jeunes Bondynois conviés pour l’occasion par la star du PSG et de l’équipe de France.

C’est avec des étoiles plein les yeux qu’ils rentrent sur la pelouse à la manière des Bleus. Les garçons d’un côté et les filles de l’autre, tous ont traversé le tunnel qui menait à la mythique pelouse dionysienne avec une certaine excitation, comme l’explique Nyarie, une jeune joueuse de l’ASB : « Passer de la pelouse de Léo-Lagrange à celle du Stade de France, ça fait vraiment quelque chose parce que de base je suis toujours dans les gradins pour assister aux matchs, s’enthousiasme la jeune fille de 17 ans. On nous dit souvent qu’en allant sur la pelouse on risque de prendre une grosse amende, donc le fait d’y aller en sachant qu’on ne risque rien, ça fait vraiment quelque chose (rires) ! »

Il n’y a pas que la pelouse des grands à laquelle les mômes de Bondy ont droit. En début d’après-midi, ils avaient pris place dans les vestiaires où s’installent d’habitude Griezmann, Varane et consorts avant de découvrir la collection imaginée par Kylian Mbappé. Une gamme de vêtements qui met leur ville à l’honneur. Un t-shirt, une casquette, des paires de chaussures, un sweat… On retrouve sur chaque article le vert de Bondy, une mention du « 93 », les initiales de la star et une phrase qui résume d’une certaine manière sa carrière : « Sans risques il n’y a pas de victoire ».

J’essaie d’inspirer ces enfants sur et en dehors du terrain

Sur le terrain, vêtus des sapes « Bondy Dreams », les petits de la ville sont répartis en plusieurs groupes et participent à des ateliers techniques en tous genres. Et puis, à la surprise générale, la star du jour arrive sur la pelouse. « Au début, ça faisait peur parce qu’on a pas l’habitude de le croiser mais après c’était marrant, on n’était plus timide et on n’avait plus honte », raconte Myriam, une jeune joueuse de 15 ans. Après une ovation très chaleureuse, le numéro 10 des Bleus partagent quelques tours de terrain avec les chanceux et chanceuses.

Evidemment, tous cherchent à se faufiler dans la masse pour trottiner aux côtés de celui qui les a tant fait rêver : « Son but qui m’a le plus marqué est celui en finale de Coupe du monde contre la Croatie ! J’étais trop content, on avait déjà l’avantage mais grâce à son but Kylian a conclu le match », se souvient ce jeune fan du natif de Bondy.

Un peu plus tard, le principal intéressé explique aux journalistes le pourquoi de cette journée. « Quand j’étais enfant j’ai eu des modèles, ça toujours été dans ma philosophie de donner sans attendre en retour, confie-t-il. J’ai énormément reçu et j’en suis à un stade de ma vie où je dois redonner. Je suis un personnage public et je joue dans une grande équipe donc j’essaie d’inspirer ces enfants sur et en dehors du terrain comme j’ai pu l’être moi-même à mon époque ».

Sur le terrain, Mbappé n’a pas fait semblant. Ateliers techniques, petits « un contre un », dont un duel remarqué face à… son petit frère, Ethan. Dernière étape de cette journée de rêve : Mbappé arrive dans les vestiaires où il est accueilli tel une rockstar avec le désormais cultissime « Ramenez la coupe à la maison » en fond sonore. Le jeune Parisien s’est prêté à une séance photo avec les jeunes avant de leur offrir quelques pièces de sa collection.

Tous sont repartis avec un des crampons, des survêts, des ballons, un maillot mais surtout des souvenirs plein la tête : « Déjà on va se refaire la journée et charrier notre pote qui s’est mangé un petit pont par Kylian, rigole Myriam. Mais certaines vont venir me dire ‘Kylian t’a fait danser’, je le sens d’ici ! ». Ces jeunes Bondynois n’oublieront pas cet après-midi passé aux côtés de celui qui, comme eux, a exécuté ses premiers dribbles sous la tunique verte de l’AS Bondy et qui depuis ne cesse de les inspirer et de les rendre fiers.

Félix MUBENGA

Crédit photo : Benjamin GUILLOT-MOUEIX (Speos)

 

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