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Lors des journées nationales des jeunes, le 25 et 26 novembre dernier, j’ai fait la connaissance de jeunes lycéens qui ont vécu, pendant les vacances de la Toussaint, une expérience palpitante. L’ambassade des États-Unis d’Amérique à Paris et l’Acsé (Agence nationale pour la Cohésion Sociale et l’Égalité des Chances) ont créé le programme Jeunes Ambassadeurs, qui leur ont permis de passer deux semaines aux États-Unis. Ils étaient au total vingt-neuf lycéens venus des quatre coins de la France. Ils  acceptent de revenir sur les temps forts de leur voyage.

Peux-tu nous en dire plus sur le programme Jeunes Ambassadeurs ?

Tiphanie KABIAKO 17 ans, Terminale S : C’est un programme qui consiste à envoyer 29 jeunes lycéens aux États-Unis, pour représenter la France et entretenir les relations franco-américaines, développer notre sens civique et le goût pour l’engagement associatif.

Asrine Fotamendiken, 16 ans, Terminale S : Il y avait aussi une autre partie dans le séjour, l’immersion  dans la culture américaine. Nous sommes allés dans des familles et au lycée avec « nos frères » d’accueil. C’était une expérience humaine vraiment inoubliable.

Comment avez-vous découvert ce programme ?

Tiphanie : Avec le lycée. Mon professeur de section européenne m’a fait parvenir le dossier. Je l’ai rempli puis j’ai été sélectionnée. J’ai également dû passer un entretien en anglais et en français. Après cela, j’ai pu devenir jeune ambassadeur.

Quel est votre engagement associatif ?

Tiphanie : Je suis bénévole à l’UNICEF 93 et je donne des cours d’anglais et d’histoire-géographie aux plus jeunes.

Asrine : Je suis bénévole dans une association, La ligue d’espoir, qui s’occupe de la scolarité des orphelins au Cameroun. Nous, ambassadeurs, avons tous un engagement bien précis dans une association qu’on a pu prolonger jusqu’aux États-Unis. On a pu venir en aide au sein de plusieurs d’entre elles en faisant du bénévolat. Nous sommes également allés à la rencontre des directeurs d’associations, on a pu comparer les deux systèmes, voir comment ça se passe aux États-Unis par rapport à la France.

Qu’est-ce qui vous a marqué dans votre séjour ?

Tiphanie: A Coppin State, à Baltimore, c’était incroyable. Le lycée est à 99,9% peuplé de personnes noires. En France, il n’y a pas ça, même dans le 93. On nous expliquait qu’aux Etats-Unis, il y a beaucoup de communautés qui ne restent qu’entre elles.

L’élection d’Obama  n’a donc pas changé grand-chose ?

Tiphanie: Barack Obama n’est pas un surhomme. Les gens s’attendaient à ce que, lui au pouvoir, tout changerait. Mais ce n’est pas le président qui décide de tout. Il a des contraintes.

Et au point de vue pédagogique, quelles sont les différences entre la France et les  États-Unis?

Tiphanie: Les élèves ont l’aire plus relax, ils ont moins la pression. Dans les séries américaines, ce n’est  pas que de la fiction il y a aussi un peu de réalité. Les casiers et les bals de promo existent. Les relations prof-élèves sont totalement différentes là bas. Le prof te « tchek « alors que chez nous, c’est plutôt ferme ta bouche ou je te colle! (rires)

Asrine: Dans une école du Maryland, qui avait auparavant les plus mauvais résultats du secteur, un nouveau directeur est arrivé, il a mis en place beaucoup de choses, comme la cantine gratuite ou l’ouverture de clubs. D’un coup, les résultats scolaires des élèves sont montés en flèche.

Y-a-t-il des clans d’élèves qui ne restent qu’entre eux?

Tiphanie: Le groupe qui est parti à Washington est allé au lycée Spirit Week. Ils ont pu voir qu’il y avait des clans comme on voit à la télévision, genre les pom-pom girls avec leurs copains footballeurs. Et les laissés pour compte, les geek, les élèves du club d’échec quoi (rires).

Yamina Jarboua

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