Ensemble, faisons résonner la voix des quartiers populaires.

Soutenez le média libre qui raconte des histoires qu'on n'entend pas ailleurs.

Je fais un don

COUPE DU MONDE. Alors que le match qui oppose l’Algérie à la Belgique vient de commencer et que les premiers klaxons retentissent ici à Bondy, Mohamed, qui est au Brésil a pu dresser le portrait du supporter algérien.

Ça y est, la 20e édition de la coupe du monde a été lancée il y a quelques jours. Des images de jolies supportrices et de supporters défilent à longueur de journée sur nos écrans. Et parmi eux il y a le supporter fidèle qui est présent aussi bien dans les bons ou mauvais moments. Ou encore celui qui ne connait ni la règle du hors-jeu ni le nom des joueurs de son équipe « préférée depuis longtemps ». Il y a aussi le  supporter fanatique qui dédie sa vie à son équipe. Et il y a…le supporter algérien*.

Imaginez que vous soyez en train de regarder une rencontre opposant par exemple, le Japon à la Côte d’Ivoire. A priori il n’y a rien qui puisse lier ces deux nations à l’Algérie. Puis soudain lors d’un gros plan vous apercevez un drapeau algérien. Cela semble-t-il étrange ? Pas aux yeux du supporter algérien. En effet ce dernier ne vit que pour une chose : brandir le drapeau de sa nation en toute circonstance.

Que l’on se le dise tout de suite. Pour encourager son équipe nationale de football,  le supporter algérien  ne lésine pas sur les moyens. Ainsi  il lui arrive de monter parfois torse nu, sur les poteaux d’éclairage du stade.  Avec un drapeau algérien dans les mains bien évidemment.  Et nul besoin de s’étendre sur les raisons de cet acte, car « seul un algérien peut comprendre » dixit tous les Algériens a qui j’ai daigné demander pourquoi.

Chez le supporter algérien, la nuance n’existe point. Encore moins la retenue. C’est donc avec excès qu’il manifeste généralement son enthousiasme lorsque son équipe joue.  Et ce sans condition. Match amical, match de poule ou phase finale, peu importe. Le supporter algérien se doit de faire du boucan chez lui, dans la rue ou même…chez vous. Rien ne peut stopper sa frénésie.

Par ailleurs, ce qui est assez drôle avec le supporter  algérien, c’est la confiance aveugle qu’il manifeste envers ses joueurs. Effectivement il aime à croire que  son équipe peut battre n’importe quelle tête d’affiche. Voire gagner la coupe du monde**. Et quand celle-ci est menée au score, c’est la catastrophe. Car sous l’emprise de la passion, le supporter algérien a parfois tendance à jeter sur le terrain tous les objets qui lui passent sous la main.

Vous l’aurez donc compris. Le supporter algérien a une manière bien particulière d’encourager son équipe. Et quoi qu’on en dise, ce dernier demeure et demeurera  singulier, car que son équipe perde ou gagne, il fera toujours couler le selecto à flots en chantant « one two three viva l’Algérie ».

Ps : si vous entendez une énorme liesse de foule, ne vous inquiétez pas, l’Algérie vient de faire match nul.

*bien évidemment je ne parle pas de tous les supporters algériens (ou pas).

**Opinion des supporters les plus atteints par le chauvinisme algérien.

Mohamed K.

Articles liés

  • Brésil : Lula a gagné, mais le bolsonarisme n’a pas perdu

    Réélu dimanche 25 octobre, Lula a remporté la bataille des urnes. Mais la menace bolsonariste demeure. Depuis l'Amazonie, la journaliste et écrivaine Eliane Brum alerte sur les dangers que l'extrême droite fait peser sur la démocratie brésilienne et sur la plus grande forêt tropicale du monde.

    Par Aliénor de Matos
    Le 27/10/2026
  • Au Brésil, l’extrême droite bolsonariste confirme son emprise

    Au premier tour de la présidentielle brésilienne, dimanche 4 octobre, Flávio Bolsonaro, candidat d’extrême droite et fils de l’ancien président Jair Bolsonaro, a recueilli 47,03 % des suffrages, devançant le président sortant Luiz Inácio Lula da Silva (45,16 %), en quête d’un quatrième mandat. Un résultat qui confirme la puissance du bolsonarisme et suscite sidération et inquiétude chez les soutiens de Lula, à trois semaines du second tour.

    Par Aliénor de Matos
    Le 07/10/2026
  • À Ceuta, des milliers d’exilés pris au piège après la traversée

    Les 30 et 31 juillet, quelque 72 000 personnes ont rejoint Ceuta depuis le Maroc, principalement par la mer. Si près de 70 000 d’entre elles sont depuis retournées au Maroc, des milliers de personnes restent dans l’enclave espagnole, sans solution d’hébergement et dans l’espoir de gagner le continent européen. Reportage.

    Par Aicha Bennani
    Le 04/08/2026