Comme tout touriste qui se respecte, Stacy et Ines (de gauche à droite) déambulent nonchalamment dans les allées du Père Lachaise, le nez dans un plan touristique et l’appareil-photos à la main. Un banc de libre ? Elles s’assoient cinq minutes pour souffler. Aussi décontractées en vacances qu’elles sont déterminées dans la vie. A 18 ans, Ines vient d’obtenir son « A-levels », l’équivalent du baccalauréat français. « Je me suis spécialisée en maths, physique-chimie et biologie », explique la jeune Anglaise. Prochaine étape : une licence d’ingénierie, puis une école d’ingénieur pour devenir « ingénieure en génie civil ».

Sourire ultra-bright et voix assurée : elle ne semble pas douter une seule seconde de sa réussite. Toute aussi ambitieuse, sa sœur Stacy, deuxième année de médecine, compte bien être médecin d’ici quelques années. Y aurait-il une fibre scientifique dans la famille ? « Nos parents nous ont toujours poussées à étudier », raconte Stacy, 21 ans.

Studieuses, donc, mais pas au point d’en oublier les loisirs. « Je sors souvent avec mes amis, surtout pour aller au cinéma. Je fais pas mal de sport, aussi. Des sports d’équipe, et du tennis de temps en temps », confie Ines, qui se tourne immédiatement vers sa sœur. Même son de cloche du coté de Stacy : « Je vais beaucoup au cinéma, et je fais de la plongée dans un club », explique-t-elle.

Et, entre une comédie et une session de piscine, elle se rend à l’église anglicane. « J’y vais très souvent, je m’investis beaucoup dans la vie de la paroisse et du quartier. Régulièrement, on apporte à manger aux SDF, on passe voir les prostituées pour voir comment on peut les aider. » Chose plutôt rare pour une jeune fille de son âge, elle vit même son engagement pendant ses vacances. « J’ai été au Malawi il y a quelques semaines pour faire de l’humanitaire », poursuit Stacy. Son premier voyage non touristique.

Cet été, elle et sa soeur ont décidé de passer une semaine de détente estivale à Paris, juste toutes les deux. Un moment qu’elles semblent savourer en toute complicité, loin de leurs parents et de leur petite sœur. « On vit dans le sud-est de Londres, à Bromley. C’est plutôt pauvre, il y a pas mal de logement sociaux. Nous, ça va, ont vit dans une rue calme et on est assez éloignés de l’autoroute », dépeint Stacy. Elle sourit : « Ça n’a rien à voir avec Paris. Cette ville est tellement belle. » Stacy et Ines se contenteront-elles de la vision romantique du Paris touristique ? Sûrement. Tout comme les touristes français préfèreront sans aucun doute Big Ben et Piccadilly Circus à Bromley.

Aurélia Blanc

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Aurélia Blanc

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