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11 juin 2010, rendez-vous au collège Gustave Courbet de Pierrefitte-sur-Seine. Vingt-deux collégiens (et bibi parmi eux) s’apprêtent à prendre l’avion pour l’Afrique du Sud. Arrivés à l’aéroport, ils commencent à rire, à papoter, à se laisser entrainer par la ferveur des supporters algériens prenant le même avion que nous. La fièvre footeuse a contaminé tous ces supporters, vêtus de survêtements de l’équipe d’Algérie, équipés de drapeaux, casquettes, écharpes, derboukas (instruments de percussion), chantant des chansons du pays. Ça met de l’animation et donne encore plus envie d’embarquer, d’autant plus qu’il est prévu que nous assistions à deux matchs de l’équipe d’Algérie.

En revanche, la durée du voyage est longue, envol à 16h40 ; arrivée à Antananarivo à 5 heures du matin pour un transit de 5 heures. Lors de l’escale à Madagascar, certains écoutent de la musique, d’autres jouent aux cartes, et quelques nomades comme moi s’endorment sur les bancs ; du moins essayent.

Nous remontons dans l’avion et 3h15 plu tard, nous voici à Johannesburg. Une ville géante, magnifique, aux architectures diverses et colorées. L’aéroport vit à l’heure du mondial. On nous offre des canettes de Coca Cola, une puce téléphonique pour avoir un numéro local. L’accueil est exceptionnel. Des sourires comme s’il en pleuvait, des signes de la main. Malgré notre extrême fatigue due au trajet, nous sommes heureux.

Les supporters brésiliens, argentins, sud-africains, algériens ou encore anglais mettent de l’ambiance dans le hall central. Des chants, des vuvuzelas, un ballon géant suspendu au plafond, des maquillages originaux, des drapeaux de tous les pays : nous sommes bien à la coupe du monde, nous ne rêvons pas. Les taxis sont aux couleurs locales, tous les rétroviseurs sont équipés du drapeau sud-africain, les capots, les perruques, les balcons et les enfants également sont aux couleurs du pays.

Mais il nous reste trois heures et demie de route pour arriver à l’Ermelo Inn, notre hébergement durant la première partie du séjour. Nous y voilà. Un confort total, de grands lits, un personnel au top. Les serveuses du restaurant de l’hôtel portent le maillot de l’équipe nationale.

Enfin dans nos lits, demain (dimanche, ndlr), départ à 8h15, direction Soweto, ville aux contrastes frappants. Entre riches demeures et bidonvilles, séparés par une rue et des barbelés, les atmosphères divergent et les visages aussi. Dans la matinée, direction le South West Township où s’entassent 4 millions d’habitants. Après le déjeuner, visite du musée de l’Apartheid. Une visite qui réserve des émotions.

Inès El Laboudy (Johannesburg)

Inès El laboudy –

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