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Les Bondynois – malgré un métabolisme de Spartiate – ne sont pas immunisés pour autant contre la grippe A. Douze personnes sont revenues hier de colonie de vacances, touchées par le virus. Elles portaient des masques et sont rentrées chez elles avec pour principale consigne l’isolement, jusqu’à 48 heures après la fin des symptômes. Parmi les douze cas avérés, seuls deux ont été traités au Tamiflu, ceux qui présentaient des difficultés respiratoires ; pour les autres, repos et aspirine en attendant que la fièvre baisse.

La municipalité de Bondy avait mis sur pied cet été deux colonies de vacances. La première en Espagne, et la seconde à Saint-Benoît-du-Sault, dans l’Indre. C’est apparemment un enfant ayant participé à la première, où il aurait attrapé la grippe A, qui aurait contaminé onze participants de la seconde colonie de vacances, dans l’Indre, à laquelle il a pris part également.

Selon le directeur de la colonie de Saint-Benoît-du-Sault, « le premier à avoir été contaminé est un animateur, jeudi dernier. Il a d’abord eu une petite toux, puis de la fièvre, il a consulté un médecin. Le lendemain, il a commencé à avoir des vomissements, alors il est parti voir un autre médecin. Pendant ce temps, une petite fille commençait à déclarer les premiers symptômes. C’est dimanche dernier que les premiers cas de grippe A ont été avérés. La petite fille qui présentait déjà de l’asthme a été hospitalisée puis est rentrée avec ses parents. » Dès qu’un enfant développait les symptômes, il était confiné avec les autres dans le même cas. En tout, douze enfants ont été confinés, soit parce que la grippe A était avérée, soit parce qu’ils en présentaient des symptômes.

Les parents de tous les enfants ayant participé à la colonie de Saint-Benoît-du-Sault ont été mis au courant et ne semblaient pas pris de panique : « On les a rassurés et on leur a expliqué que les enfants qui présentaient les symptômes étaient séparés des autres afin de limiter les risques de contagion », ajoute le directeur de la colonie.

Pendant la durée du séjour, les deux groupes étaient donc séparés. Les activités n’en n’étaient pas moins distrayantes : « Ils se sont tous amusés, et ceux qui étaient malades encore plus que les autres, tant ils étaient chouchoutés », affirme le directeur. Tous les enfants sont rentrés hier, dans deux cars séparés.

4500 cas de grippe A se seraient déclarés en France, dont pas moins de 1500 en l’espace d’une semaine. En bonne citoyenne, je me dois de rappeler les gestes qui sauvent : un lavage de main intensif, entre chaque doigt et en insistant surtout, surtout, sur la paume et les phalanges. Si on utilise des mouchoirs, on évite de les prêter à son voisin, qui plus est lorsqu’on se montre radin le reste de l’année : c’est pas la peine de faire semblant d’être généreux quand c’est gratuit. Et si on est atteint, on reste dans sa chambre enfermé dans le noir et dépressif.

En ce qui me concerne, hypocondriaque que je suis, j’ai déjà développé les symptômes trois fois, mais sans succès. Une chose est sûre : même Bree Van Der Kamp, l’une des Desperate Housewives, ne serait pas aussi bien équipée que moi. Je ne me balade plus sans mon assainisseur d’air en spray désinfectant Milton, et je ne quitte plus mes lingettes Saint-Marc antibactériennes, antiseptiques, anti-listéria, anti-staphylocoque doré, anti-salmonelle anti-bacilles pyocyaniques et anti E-coli. Même si je dois avouer que cet arsenal pharmaceutique contredit tous mes principes bio-éthico-écolo. Mais bon, en ces temps de pandémie, l’écologie, franchement…

Widad Kefti

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