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La Saint-Valentin ne laisse personne indifférent. Pour certains, cette fête est l’occasion de jouer le Justin Timberlake. D’autres se retrouvent plus dans la chanson éponyme d’Orelsan. Avant de retenter leur chance aujourd’hui, des jeunes se souviennent de leurs actes manqués, de leurs Saints Valentin foirées. Ces témoignages pourraient être extraits d’un recueil qui s’intitulerait « Peine ».

« On est kaïra nous, on fait pas la Saint-Valentin » plaisante un jeune homme quand on lui demande une anecdote sur ces Saints-Valentin passées. Une majorité de jeunes passent et passeront le 14 février seuls et cela pour différentes raisons : une déception amoureuse, une « galère quotidienne », une envie de ne plus se prendre la tête afin de s’amuser, un visage pas très joli…  La symbolique de la journée est passée aux oubliettes. Pour réconforter celles et ceux que ce début d’année déprime, il y a 50 nuances de Grey au cinéma et des pots de Ben & Jerry’s. Mais le siège d’à côté sera probablement vide. Sur ce siège, une larme.

Dans bien des cas certaines filles diront qu’il « vaut mieux être seule que mal accompagné ». Comme cette jeune femme qui a offert un cadeau à son copain l’an dernier et qui s’est vue répondre « Reprends le![…] T’es naïve, tu crois au prince charmant » ou encore une qui acheta des gants de boxe à son petit ami : « Il est venu les chercher. Il est parti ». Ces charmants garçons rentrent aisément dans la case « fan d’Orelsan ».

Troubadour et éternel ami

Parfois les gars ne sont pas non plus en reste. En témoigne un qui s’est fait trompé le soir de la Saint-Valentin par sa copine qui était à une autre soirée… Il y a aussi ceux qui tentent un rapprochement lors de cette date où ils pensent qu’il est plus facile d’y arriver. A 11 ans c’était mignon de recevoir des cartes durant la récréation. De 15 à 25 ans l’idée est moins bien vue. Une jeune de 17ans se souvient avoir reçu deux ans plus tôt un SMS retranscrivant les paroles entières d’une chanson d’Ellie Goulding « I need your love, I need your time, When everything’s wrong, you make it right...». Elle se remémore également le moment gênant où un garçon a lu une lettre romantique à la fille qu’il aimait devant toute la classe, y compris le professeur. Malheureusement le jeune troubadour s’est fait « recaler » en direct de la cantine.

Parfois le jeune homme organise tout puis fait un faux pas au dernier moment. Au restaurant avec sa copine de longue date il se rend compte qu’il a oublié quelque chose. Il retourne à son domicile situé en face. Lorsqu’il revient il se trompe de fille. Une voisine de table, qui de dos, avait les mêmes cheveux. « L’amour est aveugle », aurait-il pu tenter d’expliquer.

Il existe aussi ce garçon, sans doute le plus triste de tous. Il passe toutes ces Saint-Valentin en charmante compagnie. Ses amies sont belles, il aimerait sortir avec l’une d’elles. Mais il est « friendszone ». Il est « confident » ou pire elles disent de lui qu’il est : « comme mon petit frère ». Chaque année une de plus se trouve quelqu’un. Sur la photo de groupe, une larme.

Certains souhaitent être des « lovers » toute l’année. Un garçon raconte qu’un jour il a mis la mère de sa petite amie dans la confidence afin de lui faire une surprise. Par malchance il se retrouve dans le même métro qu’elle. Une copine maladroite de sa petite amie le repère et l’appelle. La petite amie pensait aller à une vente privée. Arrivée sur le pont des arts, lieu de culte des amoureux, elle voit son amoureux « bien sapé » mais lui dit : « Ah tu viens à la vente privée toi aussi ?». A l’eau.

Un autre explique qu’il souhaitait faire un cadeau original. «Tiens je t’offre une boîte ». Dans cette boîte un miroir qui reflète le visage de sa « belle »: « Tiens, je t’offre la plus belle chose au monde». Beaucoup considéreront cet acte comme digne d’un « fragile », d’un « canard ».

La Saint-Valentin se révèle bien souvent compliquée pour les jeunes. Mais comme diront les radins malins « La Saint-Valentin avec toi mon amour, c’est tous les jours ». Alors au final qu’on soit le 14 février ou le 5 juin, pour l’amoureux ce sera un jour de plus pour dire « Je t’aime ». Pour le célibataire, un jour de trop.

Oumar Diawara

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