Rénovation urbaine : Le terme de rénovation est parfois mal compris. Dans un quartier d’habitants, on le transforme en un nouveau quartier d’habitants mais remis à un niveau résidentiel contemporain. Cela peut se passer de deux manières : La reconstruction ou la réhabilitation.

La reconstruction : Le bâtiment est démoli et un autre est construit avec des équipements modernes.

La réhabilitation : A l’origine, c’est un terme juridique qui désigne quelqu’un qui a perdu ses droits auquel on les restitue. En ce qui concerne la rénovation urbaine, il s’agit d’une habitation qui a perdu ses droits résidentiels, à laquelle on les restitue. On conserve le même bâtiment, mais on en change l’intérieur, on lui redonne ses droits résidentiels.

Quartier : Etymologiquement, il s’agit de quelque chose identifiable à des caractéristiques multiples d’ambiances, physiques et sociales. Ses limites sont liées à ce que quelqu’un peut embrasser physiquement, un parcours pédestre par exemple. Mais c’est souvent lié aux conditions de construction historique de l’ensemble d’habitations.

Parc urbain : Au sens propre, un parc est un espace végétal où se pratiquent des activités de nature extrêmement variées. Le parc urbain est donc un ensemble de logements qui s’assemblent sous un objet commun.

Ghettoïsation urbaine : Le ghetto est à l’origine une communauté religieuse et sociologique qu’on a contrainte à se rassembler sur un territoire. L’homogénéité de ce groupe empêche les gens extérieurs de rejoindre le groupe. C’est ce qui se passe dans les quartiers français. On fait confiance à une règle interne de la communauté pour régir le groupe au-delà de la règle de la République. C’est un territoire de repli identitaire.

Environnement et délinquance : Depuis la création des villes, il y a un lien entre le territoire de la ville et la délinquance. La ville attire la délinquance parce qu’elle génère un foyer de l’usage. Un exemple simple est de dire qu’il suffit de se mettre au bord d’une rue pour ventre le journal aux gens. Il en va de même pour les activités illicites. On peut avoir une activité de produits illicites là où on trouve les clients potentiels. Ainsi, en Ile-de-France, les délinquants ont été repoussés en périphérie par les territoires parisiens. Le pourvoyeur de produits illicites a donc fait le trajet vers les banlieues. Mais je ne pense pas que la délinquance soit liée à une morphologie urbaine. Ce n’est pas l’architecture qui fait la délinquance.

Sophie Noachovitch

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