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Pause déjeuner. Je me rends à quelques pas de ma fac, dans le 13eme arrondissement de Paris,  pour m’acheter un festin d’étudiant : un sandwich thon crudité olive. En sortant du monoprix, je vois des personnes agglutinées autour d’une voiture complètement saccagée et immatriculée aux numéros de notre cher département. En face de l’auto, désormais bonne pour la casse, la vitre d’une banque, que le véhicule a percuté tantôt, est complètement brisée. Que s’est-il passé mon cher Watson ?

Casse-croûte en main, je mène l’enquête et interroge plusieurs étudiants présents au moment des faits, quitte à ce qu’ils pensent que je veux leur faire un brin de drague. Sofiane, étudiant en informatique à l’université Paris Diderot, me raconte que pendant sa pause déjeuner, il était « posé au parc de la fac, quand soudain j’entends un bruit ».

Sofiane alors se précipite vers la source du boucan. Il pense tout de suite à un accident de voiture : « Je cours donc, je m’approche, et je vois une voiture avec la partie avant littéralement fracassée ».

Très vite, le futur informaticien s’inquiète pour les passagers, vue l’état de la bagnole : « Je m’avance pour apporter mon aide aux éventuelles victimes, mais je ne vois personne dans la caisse. Je ne comprends pas la scène. Je regarde autour de moi, personne de blessé, quelques témoins et un scooter. Puis je vois la banque endommagée, la voiture vide, et le conducteur du scooter attendant devant la banque comme si de rien n’était ».

Sofiane est malin, il réfléchit. « Je pense que c’était une voiture bélier. Mais elle a raté le distributeur. » En effet, d’après mes relevés, la voiture n’a esquinté qu’une porte condamnée au public.

La clef du mystère, c’est l’homme au scooter. « Je le regarde, dit Sofiane. Il fait de même. Son visage est caché. Je me dis que c’est parce qu’il fait froid. Puis là, je vois un mec sortir de la banque avec un gros sac, monter à l’arrière sur le scooter, et partir aussitôt ! »

Après le récit du braquage, nous attendons les autorités. Vers 14h30, les limites de la scène du crime sont posées autour de la banque.  Les policiers commencent leur travail, et moi je finis mon casse-croûte.

Jessica Fiscal

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