Le dernier week-end d’octobre a vu à Poitiers se dérouler les fameuses rencontres « jeunes, sciences et citoyens », organisées par le CNRS. Quand j’ai entendu ça, « CNRS » (Centre national de la recherche scientifique), j’ai tout de suite eu en tête l’image vieillotte d’un scientifique en blouse blanche muni d’éprouvettes fumantes. Sauf que le CNRS c’est bien plus que ça, c’est un gigantesque organisme avec plus de vingt cinq mille employés et un budget annuel de plus de deux milliards d’euros ! Il organise donc, chaque année à deux pas du parc du Futuroscope, des rencontres entre jeunes venus d’un peu partout, de France, d’Europe et d’ailleurs encore. Prés de 500 jeunes vont pouvoir apprendre et échanger sur des terrains scientifiques ou non.

Au programme du week-end, visite du Futuroscope, visionnage du film d’Al Gore, « Une Vérité qui Dérange », et conférences. Pas de quoi s’ennuyer pour les addicts de la science. Les conférences avaient pour thèmes : Addiction, justement ; Biotechnologies et société ; Performances et apparences : Pourquoi veut-on et jusqu’où peut-on améliorer son corps? ; La musique à l’heure du numérique ; Rêve et inconscient ; Mémoire d’éléphant et amnésie… ; 20000 lieues sous les mers : quel avenir pour nos océans ? ; Sciences et politique : quels décideurs pour une politique scientifique ? Soit je vous faisais un compte-rendu de toutes, soit d’aucune, j’ai donc décidé de n’en faire aucune. Vous pouvez comprendre pourquoi.

Si j’ai atterri là-bas, c’est grâce à François Gaudel, qui m’a gentiment invité à participer à ces journées de Poitiers ! Monsieur Gaudel, c’est qui ? C’est un professeur de mathématiques du lycée Louise Michel de Bobigny, féru de sciences et qui depuis plusieurs années est devenu un habitué des ces rencontres en y emmenant des élèves. Un véritable réseau de passionnés de sciences.

Question à Monsieur Gaudel : « Pourquoi emmenez-vous tous ces jeunes là-bas ? – Il y a deux raisons. Une assez générale : je crois qu’il est important que les jeunes et les moins jeunes soient moins intimidés par les sciences pour pouvoir participer aux choix et aux débats de société autour d’elles ; c’est l’affaire de tout le monde et pas des seuls spécialistes, même si ce n’est pas toujours facile d’y voir clair. Ensuite, c’est important de montrer que des jeunes de banlieue s’intéressent à tout, y compris aux sciences, et sont capables de discuter avec des chercheurs, et même des très grands ; et en plus, c’est très rassurant de voir que les chercheurs ne restent pas dans leur tour d’ivoire et viennent discuter de façon très conviviale avec ces jeunes. » Pendant le week-end, François Gaudel a entrepris de construire un ballon de foot géant de 5 mètres de hauts avec des tiges de bois ! D’après ses explications, le ballon à une forme très particulière, celle de la molécule de Fullerène, c’est-à-dire du carbone 60 et c’est donc un petit défi qu’il s’était lancé l’année dernière et avec le succès qu’il à eu, cette année, il a remis ça !

Ce fut un séjour très riche à tous points-de-vue. Un sociologue m’a confié la recette pour que les jeunes aient envie de revenir chaque année. Tout est conçu pour les laisser libres pendant le week-end. La journée, ils ne sont pas obligés d’assister aux conférences. Ils possèdent un pass pour le parc du Futuroscope et peuvent à leur guise préférer les attractions aux thèses des intervenants. La nuit, c’est quartier libre, chacun fait ce qu’il veut et surtout boit ce qu’il veut! De plus, la bouffe est bonne. Un vrai petit week-end de fête pour tous.

Chou Sin

Chou Sin

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