Devenir journaliste est le rêve de nombreux étudiants aujourd’hui. Cependant, en France pour percer dans ce métier il y a deux solutions : avoir un bon carnet d’adresses ou bien intégrer une école à 7 000 euros l’année. Martin a 22 ans, il habite à Etampes (91) et est actuellement étudiant au CFJ en alternance avec Radio France. Il a tenté l’expérience de La Chance Aux Concours durant sa troisième année de licence. Et si, au départ il n’y croyait pas vraiment, il a vite remballé ses doutes et s’est forgé une vraie place au sein de cette prépa : « Au-delà du simple objectif du concours, cette prépa plus communément appelé la CAC est aussi une aventure humaine géniale ».

Le fait de se retrouver avec des personnes fixées sur le même objectif que lui l’a motivé : « Personnellement, j’avais peu, voire aucun ami qui souhaitait devenir journaliste. Partager cette envie avec 23 autres élèves est quelque chose d’enrichissant. En plus, on avait tous des sensibilités différentes, des profils différents. On s’est donc tous enrichis mutuellement, sans qu’il n’y ait réellement de compétition entre nous. On travaillait sérieusement, on a beaucoup rigolé aussi au cours de cette année. Et puis aujourd’hui les autres membres de la promo sont quasiment tous restés de vrais bons potes. »

Mais derrière le côté humain et social, il ne faut tout de même pas oublier l’objectif principal : « En intégrant la prépa, le but était clair : avoir une école, peu importe laquelle. Et je pense que c’est important d’avoir cet objectif en tête pour faire cette prépa. Car aller en cours le samedi, en plus de la fac, alors que tes amis sont en train de s’amuser, c’est pas forcément facile. En tout cas au début. Parce que très vite, les CACeux, comme on s’appelle, deviennent des amis et on était content de se retrouver le samedi après-midi C’est un sacrifice, mais un sacrifice plus facile à faire en ayant ça dans la tête. »

Après neuf mois de travail intensif, pour Martin, cette prépa a sans aucun doute été bénéfique « Pour ma part, cette prépa a été couronnée de succès puisque j’ai été admis dans quatre écoles en juillet (IFP, IPJ, EJT et CFJ). Un truc que j’aurais même pas cru possible neuf mois plus tôt. Dans l’ensemble, c’est toute la CAC qui a bien marché puisque 16 des 24 élèves de la promo ont été admis dans une école, sans compter ceux des promos précédentes qui ont retenté leur chance. » A côté des « chanceux », on a quelques malheureux, confie Martin : « Quant aux huit élèves qui n’ont rien eu, je reste persuadé qu’ils auront quelque chose parce que c’est vraiment des personnes géniales et des journalistes qui vont devenir très compétents. ».

Pour Martin, l’aventure se résume en quatre principes : une bonne ambiance, un travail sérieux, une réussite certaine et une réelle aventure humaine. Il avouera que préparer les concours à plusieurs est beaucoup plus enrichissant et bénéfique que les préparer tout seul dans sa chambre. Alors pour tous ceux qui hésitent encore, foncez.

Jessica Fiscal

Articles liés

  • Racisme et harcèlement sexuel en open space : elle poursuit son entreprise en justice

    Des insultes en plein open-space, des agissements sexistes jusqu'au harcèlement sexuel. Tel a été le quotidien de Nora dans la société d'informatique Evernex International à Aulnay-sous-Bois. Après des années de silence, elle a décidé de poursuivre son entreprise en justice. Témoignage.

    Par Anissa Rami
    Le 14/10/2021
  • Dans les quartiers, le nouveau précariat de la fibre optique

    Un nouveau métier a le vent en poupe dans les quartiers populaires : raccordeur de fibre optique. Des centaines d’offres d’emploi paraissent chaque jour, avec la promesse d’une paie alléchante. Non sans désillusions. Reportage à Montpellier réalisé en partenariat avec Mediapart.

    Par Sarah Nedjar
    Le 04/10/2021
  • Emploi : Reims, l’autre ville du Grand Paris ?

    Est-il plus facile de trouver un emploi à Reims ou à Paris, pour les habitants, diplômés ou non, des quartiers populaires de la cité champenoise ? Alors que beaucoup ont du se résoudre à quitter leur ville natale pour trouver des opportunités qui correspondent à leurs attentes, d'autres Rémois tentent de rebattre les cartes de l'emploi local. Témoignages.

    Par Jalal Kahlioui
    Le 11/06/2021