Ce lundi 7 novembre, ils étaient encore une quarantaine à manifester malgré le froid. Occuper le parvis de la Défense est hautement symbolique, dans la mesure où il s’agit d’un grand quartier d’affaires. Alors, les courants d’airs frais, dix degrés de température et des camions de CRS… Rien ne décourage les Indignés de la Défense.

Pourtant, leur équipement est réduit au minimum. Quelques bouts de cartons pour dormir et se cacher du vent. À même le sol, la nourriture est déposée pour permettre aux militants de se servir. Un petit coin « boissons chaudes » a été improvisé. Sacs de couchage, couvertures ou bonnets réchauffent un peu. Mais, la seule manière de tenir est encore d’agir. « On ne partira pas, même si les gendarmes nous délogent, on reviendra », scande un Indigné.

En effet, certains crient des slogans pendant que de petits groupes s’approchent des passants pour tenter de lancer la dialogue et les faire « réfléchir » sur le monde actuel. Les manifestants n’hésitent pas à interpeller les travailleurs du quartier d’affaire ainsi que les badauds venus faire les boutiques. D’autres préparent des pancartes avec peintures, feutres et stylos. Sur certaines, on pouvait lire « L’an 01, si on reprenait nos libertés, l’énergie libre, notre planète. » Ou encore : «  Je suis là car quand je regarde au loin, je ne vois rien. »

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Najet Benrabaa

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