Ensemble, faisons résonner la voix des quartiers populaires.

Soutenez le média libre qui raconte des histoires qu'on n'entend pas ailleurs.

Je fais un don

Goussainville, dans le Val d’Oise, est une petite ville située sous l’une des principales lignes aériennes de l’aéroport de Roissy-Charles de Gaulle. À 20 km au nord de Paris, le vieux village a été abandonné il y a 40 ans. En 1973, un avion en démonstration au Salon du Bourget s’était écrasé sur la ville, détruisant des maisons et faisant 8 victimes. Un an plus tard, l’aéroport CDG est inauguré à environ 2 km du village.
Le flux ininterrompu des avions est un cauchemar pour les résidents et un rappel constant du crash. Après ce dernier, les résidents avaient commencé à fuir. La mairie ne peut détruire les maisons vides et délabrées, car l’église du village est classée monument historique. Rien ne peut être détruit 500 mètres autour de l’église.
Aujourd’hui, le vieux Goussainville, qui a survécu aux deux guerres mondiales, est une grande maison où vit une poignée de personnes.
 

Photos : Adele Costantini©, Amaury Lignon©, Joao Bolan©

Articles liés

  • Étudiants ultramarins : une rentrée à des milliers de kilomètres de chez eux

    Étudier dans l’Hexagone implique, pour de nombreux jeunes ultramarins, de partir à des milliers de kilomètres de chez eux. En 2023, 39 700 étudiants ayant obtenu leur baccalauréat dans une académie ultramarine poursuivaient leurs études dans l’Hexagone. Entre offre de formation limitée, éloignement familial et découverte d’un nouveau quotidien, cette mobilité impose une double adaptation.

    Par Iris Pastel
    Le 25/09/2026
  • Affaire Emmodem : l’Algérienne qu’on croyait connaître

    Une mère voilée, un père sous OQTF, du « sang DZ » et de l’islamophobie : il n’en fallait pas beaucoup pour donner vie à l’alter ego algérien inventé par la streameuse Emmodem. Une affaire qui en dit peut-être autant sur son autrice que sur les clichés qui ont permis d’y croire.

    Par Sofiane Zerouala
    Le 28/08/2026
  • Racisme au travail : ces violences qui abîment la santé mentale

    Au printemps, l'Institut d'études et d'actions citoyennes (IEAC) organisait un colloque consacré aux discriminations raciales au travail et à leurs conséquences sur la santé mentale. Professionnel·les de santé mentale, juristes, représentant·es syndicaux et salarié·es se sont retrouvés pour mieux reconnaître et combattre ces violences.

    Par Farah Rhimi
    Le 06/08/2026