Goussainville, dans le Val d’Oise, est une petite ville située sous l’une des principales lignes aériennes de l’aéroport de Roissy-Charles de Gaulle. À 20 km au nord de Paris, le vieux village a été abandonné il y a 40 ans. En 1973, un avion en démonstration au Salon du Bourget s’était écrasé sur la ville, détruisant des maisons et faisant 8 victimes. Un an plus tard, l’aéroport CDG est inauguré à environ 2 km du village.
Le flux ininterrompu des avions est un cauchemar pour les résidents et un rappel constant du crash. Après ce dernier, les résidents avaient commencé à fuir. La mairie ne peut détruire les maisons vides et délabrées, car l’église du village est classée monument historique. Rien ne peut être détruit 500 mètres autour de l’église.
Aujourd’hui, le vieux Goussainville, qui a survécu aux deux guerres mondiales, est une grande maison où vit une poignée de personnes.
 

Photos : Adele Costantini©, Amaury Lignon©, Joao Bolan©

Articles liés

  • Des jeunes surendettés à cause des amendes du couvre-feu dans les quartiers

    Des familles entières se retrouvent endettées à cause de salves de contraventions liées aux mesures sanitaires. Des associations dénoncent un « phénomène d’ampleur grandissante » et « une application disproportionnée et discriminatoire des mesures ». Une enquête en partenariat avec Mediapart.

    Par Anissa Rami
    Le 26/07/2021
  • La cantine des femmes battantes : solidarité féminine, ambition et cuisine

    #BestOfBB Lancée en fin 2019, l’association dionysienne La cantine des femmes battantes vise l’émancipation des femmes précaires grâce à la cuisine. Tous les weekends, Aminata, Mariame, Maïté et Fatou se réunissent pour cuisiner, vendre et livrer une cinquantaine de plats à Paris et en Seine Saint Denis. Issues de parcours compliqués, ces cuisinières ont décidé de monter l’association dont elles avaient besoin, afin d’aider, par la suite, les femmes qui leur ressemblent. Reportage.

    Par Sylsphée Bertili
    Le 26/07/2021
  • Le blues des petites mains du monde de la nuit

    Après 16 mois de fermeture administrative, les discothèques ont rouvert leurs portes le 9 juillet dernier. Mais alors que l’épidémie repart, l'étau se ressert déjà pour bon nombre de professionnels partagés entre la colère des derniers mois sans activité, et le doute concernant le futur. Nous avons rencontré quelques petites mains du milieu, qui racontent la précarité des derniers mois.

    Par Lucas Dru
    Le 22/07/2021