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Cette éruption concrète de la violence des banlieues dans la vie plutôt calme que je menais depuis quelques jours me secoue. Il faut dire que j’avais adopté un point de vue plutôt naïf. Jusqu’ici, j’avais l’impression de ne m’être fait que des amis, je vivais la normalité des cités, des sorties en boîte marrantes à la messe dominicale. J’avais même oublié cet ado qui lors de mon arrivée avait crié, de loin, « arrêtez de faire les mythos sinon on va venir vous brûler ». Cette violence agite aussi nos contacts sur place, des enfants du coin qui se sentent personnellement attaqués. « Pour moi c’est incroyable, dans le sens fort du terme, je ne peux pas y croire comme je ne pouvais pas croire au tsunami », lance Mohamed, dirigeant du club de foot qui nous héberge.

par Paul Ackermann

Paul Ackermann –

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