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Ah ! Je les ai vus, vos petits commentaires à vous. Juste avant une coupure imprévue de la WIFI – gérée par Orange, pendant tout le Tour –, à la Grande Motte, sous une tôle ondulée d’un gymnase improvisé en centre de presse géant, avec des centaines de journalistes suant sur leurs copies, j’ai eu le temps de faire un bond virtuel sur le Bondy Blog. Et là, et là, je remarque que là-bas, on se demande comment se passent mes soirées. Jamais ça ne m’était arrivé qu’on me demande ce que je fais de mes soirées. Bon, à part ma mère qui, énervée – ça peut lui arriver quand je rentre tard à cause de mes reportages pour le BB, évidemment –, me demande ce que j’ai fait, personne ne me pose ce jamais ce genre de question.

Entre temps, la WIFI s’est arrêtée dans le gymnase et les journalistes du monde entier tirent sacrément du faciès. Pas grave, moi, essuyant une goutte de sueur qui roulait sur mon front, j’ai eu le temps de réfléchir. Je vais leur raconter, me suis-je dit. Et j’ai sauté sur Word pour vous éclairer, vous les raconter, mes nuits. Et vous avouer, sûrement sans assouvir vos envies et désirs voyeuristes, que chacune de MES soirées est une plongée dans l’océan de l’inconnu.

Sur le Tour, on peut débarquer partout et nulle part. A l’auberge de jeunesse (où j’ai vu des têtes grisonnantes, à mon plus grand étonnement) ou à l’hôtel, où je ne suis pas encore descendu. A Nice, samedi soir, l’auberge était perchée à un sommet. Où les piliers électriques risquaient à tout moment de s’en aller se coucher, laissant l’endroit dans l’obscurité. Après avoir écrit, pour vous mes chers lecteurs mais aussi pour le journal du Tour, après avoir flunché, eh bien je m’en vais me coucher sur les environs de minuit, à l’heure du crime. Complètement décomposé, c’est vrai. Mais douché, car maman m’a rendu propre. Alors voilà, nos soirées, à nous jeunes reporters, se ressemblent assez. Mais je vais élargir mon sujet, vu le peu d’informations que je vous ai rapportées dans la présente chronique. Vais vous parlez des Vieux reporters. Olivier Serre est « vieux reporter » pour l’Humanité, mais il n’a pas encore de cheveux gris, ni de calvitie naissante.

Dans le fond de la salle de presse, il avoue sagement qu’un « journaliste classique finit de boucler son journal, s’en va manger et rentre à l’hôtel ». Bon, ça, c’est pour les sages, les travailleurs, qui prennent une soupe et hop, au lit ! « Sur les coups de minuit », précise Olivier. Avant d’ajouter : « Mais je pense que les plus jeunes font la fête, eux. » Evidemment, qu’il y en a des jeunes qui font la fête jusqu’au bout de la nuit pour arriver, au village de départ, les yeux collés, le lendemain. Mais, désolé, j’en ai pas trouvé…

Ceux qui s’éclatent sur le dance-floor, tous les soirs, ce ne sont pas les sages journalistes, non, mais les GO de la caravane publicitaire. Moyenne d’âge : moins de 30 ans. Après avoir distribué gadgets, casquettes jaune canari ou saucissons chauffés par le cagnard, eh bien, pour se détendre, ils sortent. Julien qui a l’air d’être au parfum, m’informe que « presque tous les soirs, les marques organisent des soirées pour la caravane ». Sympa, je vais tenter de m’y glisser un soir, pour vous raconter…

Mehdi Meklat, à la Grande Motte

mehdi_et_badroudine –

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