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Ils étaient la caution jeune de ces Assises internationales du journalisme et de l’information. Ambrine, Claire, Karim et les autres ont assisté à cette cousinade journalistique annuelle pour remettre le prix Stop aux Clichés. Un prix conçu par des jeunes et récompensant des reportages traitant de la jeunesse. Mis en place en 2007 par l’Anacej (Association nationale des conseils d’enfants et de jeunes), le prix vise, comme son nom l’indique, à tordre le cou aux images d’Épinal véhiculées par les médias sur les jeunes. Une manière de participer au débat public et de faire entendre la voix des cadets. Un moyen aussi de rencontrer « pour de vrai » ceux qui font l’information. « J’ai pu voir des journalistes et discuter avec eux » raconte Ambrine du haut de ses 17 ans. Seul hic à ses yeux : « lors des débats organisés pendant ces assises, j’ai trouvé dommage qu’on n’ait pas eu davantage d’échanges avec des pointures de l’info ou des patrons de rédaction, regrette la lycéenne, ils ont pas mal monopolisé la parole ! »

Comme ce moment de débat sur l’éthique, mercredi 9 novembre, où des jeunes du jury Stop aux Clichés ont gentiment été sommés de ne pas monter sur scène et de ne parler que deux minutes chrono… « On a eu l’impression d’avoir fait tout ça pour rien » affirme Claire. Car ces jeunes jurés et les associatifs qui les ont encadrés ont beaucoup travaillé en amont. Des mois auparavant,  à partir d’une veille de reportages télévisés, radiophoniques, de presse écrite et du web, ils ont réfléchi, débattu, peser les pour et les contre pour choisir les lauréats de ce crû 2011. Au total, pas moins de vingt productions journalistiques sont passées au travers de leurs yeux et leurs oreilles, attentifs au moindre préjugé. « Un sacré travail, précise Marie-Pierre Pernette, chargée de communication à l’Anacej, d’ailleurs, des journalistes présents ici ont été étonnés par les remarques pertinentes des jeunes jurés. »

Des journalistes de tous horizons figurent au palmarès du prix Stop aux Clichés, entre autre Médiapart, Elle, France Inter. En télévision, le prix décerné à Anne-Claire Coudraix est sans nul doute le plus symbolique. Cette journaliste à TF1, sinon la chaine que les jeunes ne portent pas spécialement dans leur cœur, a été distinguée pour son sujet-enquête L’emploi des jeunes à Clichy-sous-Bois diffusé dans le 20 heures, le 27 octobre 2010. Un reportage récompensé pour son regard sans arrogance sur des jeunes de banlieue qui se lèvent tôt pour aller chercher du travail ou étudier. Pour Claire, « TF1 est connue pour ne pas se gêner à faire des amalgames sur les jeunes, on a voulu récompenser le travail d’un journaliste, pas  un groupe ou une marque. »

Hanane Kaddour

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