En novembre 2005, la France a vécu plus de trois semaines de troubles dans les banlieues suite à la mort accidentelle de deux jeunes dans une centrale électrique de Clichy-sous-Bois. Ces deux adolescents étaient poursuivis par la police. Aujourd’hui, l’affaire « Zyed, Bouna et Muhitin » est toujours dans les mémoires et surtout dans les arcanes judiciaires. Les juges changent, le temps passe, la procédure s’enlise.

Cela fait plus d’un an qu’Olivier Géron, ancien doyen des juges d’instruction du tribunal de Bobigny, est parti pour le tribunal de Paris où il est devenu vice-président. Il a été remplacé par la juge d’instruction, Madame Turseau. Après une longue période d’examen par la cour d’appel de Paris, l’affaire était terminée. La cour estimait que les demandes de complément d’actes demandées par l’avocat des policiers mis en examen et ce que demandaient les deux avocats des familles était inutile. Elle estimait que des actes d’information supplémentaires rappelleraient inutilement au jeune Muhitin, – présent lors du drame et très sollicité depuis 2005 par la justice -, des événements pénibles. Voilà ce qui était l’opinion de la cour d’appel de Paris.

Mais voilà que Jean-Pierre Mignard et Emmanuel Tordjman (photo : de droite à gauche), avocats des familles, apprennent la nomination d’un troisième juge depuis ce mardi 19 mai. Retour au point de départ ou bien accélération de la procédure ? Interview :

  
Mignard et Tordjman – Clichy sous bois – Zyed et Bouna
envoyé par Bondy_Blog. – .

Nordine Nabili

Articles liés

  • Des jeunes surendettés à cause des amendes du couvre-feu dans les quartiers

    Des familles entières se retrouvent endettées à cause de salves de contraventions liées aux mesures sanitaires. Des associations dénoncent un « phénomène d’ampleur grandissante » et « une application disproportionnée et discriminatoire des mesures ». Une enquête en partenariat avec Mediapart.

    Par Anissa Rami
    Le 26/07/2021
  • Marche blanche pour Yusufa à Saint-Etienne : « c’est un frère noir qui a été tué »

    Environ 500 personnes sont venues rendre hommage samedi 5 juin à Yusufa, Sénégalo-Gambien de 26 ans, mort après avoir été poignardé à Saint-Etienne la nuit du mercredi 26 mai. La marche, organisée par la famille de la victime et le collectif JIAS (Journée de l’initiative africaine de Saint-Etienne), s’est déroulée dans le calme et le recueillement avec un mot d’ordre : « Justice pour Yusufa ». Reportage

    Par N’namou Sambu
    Le 07/06/2021
  • Choc à Cergy après l’agression négrophobe d’un livreur

    A la suite de l’agression physique d’un livreur à Cergy, dans la nuit du 30 au 31 mai, enregistrée et diffusée sur les réseaux sociaux, un rassemblement a réuni une centaine de personnes devant le restaurant le Brasco. Une majorité de jeunes ont été présents afin de faire entendre leur indignation, leur colère et leurs différentes revendications, face à une agression à caractère négrophobe. Reportage. 

    Par Amina Lahmar
    Le 01/06/2021