C’est en 2008 que l’aventure « Rue des cités » commence. Une équipe de jeunes débrouillards natifs principalement d’Aubervilliers et Pantin, mettent sur pied le premier long-métrage du couple de réalisateurs Hakim Zouhani et Carine May. Une aventure qui durera trois ans. Trois ans de montage et de tournage durant lesquels le doute s’installera. Le film étant indépendant et sans distributeur, les membres de l’équipe commencent à désespérer quant à l’issue finale. Un vrai suspense : un film dans le film.

Enfin, en 2011, quelques mois avant le Festival de Cannes, un ami suggère aux réalisateurs de tenter leur chance et de proposer leur film à l’Association du cinéma indépendant pour sa diffusion (ACID). Il se trouve que l’ACID a ses entrées à Cannes. Bingo ! « Rue des cités » est retenu, il ira au festival. « Après la projection avec les autres réalisateurs, en sortant de la salle on s’est tous regardés, on s’est dit « wahou »! », raconte Jean-Baptiste Germain, un cinéaste membre de l’ACID.

L’histoire de « Rue des cités » nous fait revenir en arrière. En 2004, exactement, avec un reportage « bidonné » réalisé par France 2 dans la cité du Pont Blanc d’Aubervilliers, où se déroule « Rue des cités ». Ce film nous plonge, durant 24 heures, dans la vie d’Adilse, un jeune homme de 20 ans qui parcourt son quartier à la recherche de son grand-père qui a mystérieusement disparu.

Aladine Zaïane

L’association audiovisuelle Hors-cadre et la société Nouvelle toile, toutes deux sises à Aubervilliers, ont produit « Rue des cités ».

 

Aubervilliers en force sur la Croisette

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Vidéo : A. Z.

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