Mes visites scolaires ou bien même mes sorties entre amis ne sont pas toujours du goût des passants ou du personnel d’établissement publics. Comme si les gens redoutaient les groupes scolaires venant du « 93 ». Pourquoi cette méfiance ? Cette question me traverse l’esprit à chaque sortie, à chaque arrivé dans un lieu public. Je me rappelle de plusieurs situations qui m’ont mise mal à l’aise.

La première fois que cela m’est arrivé, j’étais en 5e, j’allais au musée du Louvre avec ma classe. Voici le moment venu où nous entrons dans le musée et commençons la visite. Nous discutions entre nous, peut-être que nous parlions sur un ton un peu élevé mais ce n’était pas bien méchant, eh bien les autres visiteurs nous regardaient bizarrement. Ils murmuraient, les uns après les autres : « Regardez ces jeunes de banlieue, ils ne respectent rien. » Cela m’avait surprise car nous ne faisions pas tellement de bruit, nous étions simplement un groupe scolaire qui découvrait le musée. La sortie s’acheva, je n’y ai plus tellement pensé.

Une autre fois, je sortais des cours avec quelque copines, un petit Leclerc était à coté du collège. A l’entrée du centre commercial, le vigile nous stoppa. Etonné, je lui ai demandé ce qu’il ce passait, il me dit que nous ne pouvions pas entrer à plus de deux et que seule la personne qui doit acheter quelque chose peut aller au-delà des caisses. Je ne comprenais vraiment pas sa réaction car il laissait entrer tout le monde sauf les jeunes en groupe. Voyez-vous où est le problème ? C’est étonnant ce que l’on peut faire à un(e) banlieusard(e).

Ce genre de situation s’est reproduit il n’y a pas si longtemps que cela, avec ma classe actuelle de seconde, à la Cité des Sciences, à La Villette, à Paris. Les passants nous regardaient bizarrement en faisait des remarques mais je n’y ai pas prêté attention.

Est-ce une idée que je me fais ou bien les passants redoutent-ils vraiment les jeunes de banlieue ? Je ne sais pas, cependant depuis ma dernière sortie je n’ai plus entendu de remarque de ce genre. J’espère que cela continuera, nous sommes tous égaux, quel que soit notre quartier ou notre origine.

Ilham Assaki

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