Mon inactivité des derniers temps commence à me peser. Il me faut à tout prix une sortie. Ce sera Crim’expo. La particularité de cette exposition : le sujet principal, c’est vous. Une scène de crime vous est présentée à l’entrée. Un carnet et un crayon vous sont remis afin de récolter l’ensemble des indices qui vous permettront de désigner le coupable. Rien n’est laissé au hasard.

Vous voguez entre les différents ateliers des experts en criminologie. Vous endossez tout à la fois le rôle du médecin légiste via une autopsie réalisée sur le cadavre (faux, bien évidemment), celui de l’expert en balistique, ou encore de l’entomologiste criminel. Entomologiste ? Du grec ancien « entomos », il désigne le spécialiste scientifique qui, à travers l’étude d’insectes, ou d’autres petites bestioles, notamment des vers, prélevés sur la victime détermine l’heure exacte de sa mort. Elémentaire, mon cher Grissom (mais qui est Grissom ? A vous de le trouver).

Au fil du parcours, enfants et adultes, se prennent au jeu. Certains parents sont plus impliqués que leurs enfants dans la recherche des indices. D’autres sont aussi concentrés sur l’étude des empreintes que s’ils passaient une épreuve du bac. Des jeunes filles, à mes côtés, sont en pleine réflexion sur le calcul de l’heure de la mort : « Alors, si on a retrouvé le corps de la victime le mardi à 11 heures, et sachant que les insectes prennent 18 degrés par jour, ça veut dire qu’il est donc mort le vendredi à 21 heures », déduit l’une. « Mais non, si tu calcules bien, l’heure de la mort ne peut pas être après 20 heures », réplique une autre.

Quel casse casse-tête ! Pour ma part, l’entomologie ne m’aura pas permis de répondre à la question « qui a tué ? ». En revanche, j’ai deviné qui était le coupable. Ce n’est qu’une question de flair. Comme quoi, regarder « NCIS », « New York Unité spéciale » ou encore « Les Experts » de Miami, ça sert à quelque chose. Les enquêtes policières n’ont plus aucun secret pour moi. D’ailleurs, en bonne experte que je suis, j’ai inculpé un innocent.

Christelle Adjanohoun

« Crim’Expo », jusqu’au 3 janvier 2010 à la Cité des sciences et de l’industrie (Métro7 - Porte de la Villette).

Christelle Adjanohoun

Articles liés

  • Sim Marek : Le street art comme échappatoire

    Des murs de Tunis à ceux de Paris, Sim Marek est désormais un street artiste reconnu dans le milieu. Graffeur, plasticien et tatoueur, il est aussi membre de L’atelier des artistes en exil. Entre les pschitts et l’odeur enivrante de la peinture, Sim revient sur son parcours. Portrait.

    Par Vera Fesquet
    Le 24/01/2023
  • Tirailleurs : projection exceptionnelle à Bondy, pour ne pas oublier

    Mercredi soir, le ciné Malraux de Bondy projetait le film Tirailleurs en présence de quatre anciens tirailleurs bondynois. Le réalisateur Mathieu Vadepied, l’acteur Bamar Kane, Aïssata Seck et Christiane Taubira étaient au rendez-vous. Un événement pour ne pas oublier ces soldats morts pour la France.

    Par Névil Gagnepain, Félix Mubenga
    Le 20/01/2023
  • Jok’Air de retour au collège pour offrir sa BD

    Le rappeur parisien était de retour sur les bancs de l’école dans le 13e arrondissement de Paris. Accompagné de l’association « La mélodie des quartiers », il a offert des exemplaires de sa nouvelle BD autobiographique aux élèves du collège Thomas Mann. Reportage.

    Par Félix Mubenga
    Le 20/01/2023