Difficile de fournir une définition précise du steampunk. Il faudrait pour cela un article ou plutôt un dossier. Mais à travers les rencontres que j’ai faites, il est plus facile de se faire une idée de l’univers.

La naissance du mot en question est racontée dans cet extrait d’un dossier de cafardcosmique.com : « Le terme ‘Steampunk’ puise son origine dans une lettre envoyée par K. W. Jeter au magazine Locus. Dans ce courrier, l’auteur californien propose l’appellation de Steampunk, parodiant volontairement celle de Cyberpunk, pour qualifier les fantaisies victoriennes écrites avec ses deux acolytes, Tim Powers et James P. Blaylock . » Les faits remontent au mois d’avril 1987.

OLYMPUS DIGITAL CAMERAOLYMPUS DIGITAL CAMERAWikipédia nous indique des origines bien antérieurs à la création de ce mot : « À l’origine, le steampunk est un genre littéraire dont Jules Verne, Albert Robida ou H. G. Wells fournissent les caractéristiques et l’esthétique de l’univers d’expression à travers leurs romans ou les adaptations cinématographiques qui en ont été faites : Vingt mille lieues sous les mers de Richard Fleischer (1954), L’Invention diabolique (Vynález Zkázy) de Karel Zeman (1958) ou La Machine à explorer le temps de George Pal (1960). L’univers des époques victorienne et édouardienne (Édouard VII ayant été qualifié de last victorian king par l’historien britannique Christopher Hibbert) d’avant la Première Guerre mondiale reste l’un des décors favoris du genre. »

Yves Szywala est un artiste d’origine polonaise. Il nous donne sa définition du steampunk :

« Le steampunk c’est du rétrofuturisme inspiré par Jules Verne et H.G Wells. Science-fiction inspirée par l’ère victorienne, la révolution industrielle britannique. Les matières premières sont le laiton, le cuivre, le bronze, le cuir, le bois… Ce sont vraiment des matières nobles. L’engrenage d’horlogerie est très présent, la machine à vapeur est la base de ce mouvement. »

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Mantis Viatrix Tempori

Pouvez-vous expliquer l’origine de votre intérêt pour le steampunk ?

Mon intérêt date d’avant même la création de ce terme. Il est apparu pour regrouper un esthétisme issu de la littérature de Verne qui plaisait à beaucoup de monde. On a tous vu Vingt mille lieues sous les mers (réalisé par Richard Fleischer et sorti en 1954). Le steampunk existait déjà même si le terme n’est apparu que dans les années 80.

Pourquoi êtes-vous venu exposer vos œuvres ?

OLYMPUS DIGITAL CAMERAAlors là c’est une jolie aventure. Je viens d’Alsace. Je suis sculpteur et depuis un an j’expose mes œuvres. J’ai toujours eu un rapport à la matière depuis ma plus tendre enfance. Le steampunk c’est l’esthétisme qui me parle. On m’a poussé à publié mes œuvres sur internet et ça très bien marché. Du coup la Steamrocket (association parisienne de promotion du mouvement steampunk) est tombée dessus et m’a envoyé une invitation que je me suis empressé d’accepter […] On n’est pas encore nombreux en France à faire ce type de travaux.

Passionné de culture britannique ou de jeux vidéo (The Order 1886), celui qui se fait appeler Cole « au sein des vaporistes français » pique ma curiosité.

Pouvez-vous nous expliquer les origines de votre costume ?

L’inspiration est purement british d’époque victorienne. C’est un red coat de type colonial, que l’on envoyait dans les provinces à problème dans l’empire où le soleil ne se couchait jamais. Ils réglaient les problèmes avec tout le flegme britannique et les atrocités qu’on a pu leur imputer. Ce n’est pas une ode à la gloire du colonialisme c’est simplement que j’ai été amené à faire de nombreuses recherches et je me suis passionné pour cette histoire : les grandes civilisations, leurs chutes… et tout ce qui est afférent. Le côté âge d’or de l’homme qui commence à se séparer de ses contingences avec la révolution industrielle m’a mené vers le steampunk. Donc j’ai décidé de faire une tenue de soldat britannique steampunk.

Pourriez-vous nous donner plus de détails ?

OLYMPUS DIGITAL CAMERAVous avez une réplique de red coat qui était portée par les soldats. Sur le champ de bataille, ils étaient vachement discrets comme vous pouvez le voir. Avec des éléments rapportés. Les insignes ont été pris sur un site steampunk. Tous les boutons et la ceinture sont issus de collections privées. Ils sont obligés de se séparer de certains éléments pour des contingences financières. Je préfère les récupérer plutôt que cela finisse ailleurs. L’intégralité de la prothèse du bras a été réalisée par des étudiants en effets spéciaux qui faisaient également des éléments en grandeur nature. Ce projet initial qui retient toute l’armature et le design a été réalisé par leurs soins. Cela fait cinq ans que je l’ai et je dois le refaire au moins une fois par an. Je l’ai démonté, refait, surfait…

Le chapeau et les chaussures?

 Le chapeau c’est le remerciement d’une contribution à un crownfounding (levée de fonds) sur la série The World of Steam qui est une série américaine. Il est d’inspiration française historique dans sa couture et il est décoré avec des insignes récupérés ça et là. Quant aux chaussures, il s’agit de bottes d’aviateur de la Seconde Guerre mondiale. Je dirais de l’aviation française.

Nylf est auteure. Elle pose avec un costume issu d’un de ses romans, donc totalement imaginaire. Le roman paraîtra en septembre en auto-édition. Le costume « est une ballerine automate avec une boîte à musique fonctionnelle« .

Comment avez-vous fait ce costume ?

OLYMPUS DIGITAL CAMERAMis à part les chaussures et le collant, le reste a entièrement été fait par main. Le corset est issu de patrons anciens, adaptés à ma taille. Le masque a été fait en pâte à bois et en argile sculptée directement sur mon visage de façon à ce que ce soit immédiatement adaptable, léger et facile à porter. Le mécanisme à l’arrière de l’automate c’est pas mal de petits bouts de lampe et de morceaux de métal récupérés.

Combien de temps vous a-t-il fallu ?

Je dirai environ trois mois.

Cela vous a t-il aider d’élaborer un costume en même temps que la créer un de vos personnages ?

En fait c’est surtout mon plaisir de pouvoir transposer dans la réalité ce que j’ai dans la tête en utilisant les costumes et l’image que j’ai de mes personnages. Pour l’instant j’en suis à trois costumes issus de mes romans.

Olufemi Ajayi

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