L’équipe de France de handball ne cesse de satisfaire ses supporters ainsi que son public. Après les Bronzés, les Barjots et les Costauds, leurs petits noms, les Experts affichent fièrement leur palmarès depuis 2008. Conduite par Claude Onesta, l’équipe de France est devenue hier championne du monde 2011, son quatrième titre mondial depuis 1995. Retour sur leur parcours héroïque.

Après avoir décroché la médaille d’or aux Jeux Olympiques de Pékin en 2008, être devenue championne du monde en 2009 puis championne d’Europe en 2010, le prochain objectif de l’équipe de France de handball était d’arborer une quatrième étoile sur son maillot lors du championnat du monde qui vient de s’achever en Suède. C’est fait.

Lors des tours préliminaires les Français se sont imposés assez facilement contre la Tunisie, 32 à 19, contre l’Égypte, 28 à 19, ainsi que face à Barheïn, 41 à17, et à l’Allemagne, 30 à 23. C’est contre l’Espagne que le tournoi a vraiment commencé pour eux avec un match nul (28-28) qui les mènera tout de même aux tours principaux de la compétition. Le 22 janvier, ils surclassent la Hongrie 37 à 24. La série de victoires continue, l’équipe est pleine de confiance, on découvre de jeunes prodiges comme Xavier Barachet. Ils atteignent tout naturellement les demi-finales contre la Suède, le pays hôte. L’ambiance est bien entendu en faveur des Suédois, cependant nos experts ne cèdent pas à la pression et confirment leur talent en bâtant leurs adversaires 29 à 26. Ils détiennent alors leur billet pour la finale contre le Danemark.

Dimanche 30 janvier. Depuis le début de la compétition, les bleus ont prouvé qu’ils étaient capables de faire de grandes choses. Le Danemark est l’une des meilleures équipes du monde et son joueur Mikkel Hansen est le meilleur marqueur du tournoi. De plus, l’enjeu est grand. Certes un quatrième titre mondial est au bout de l’effort, mais la victoire assureraient à la France automatiquement une place au prochains Jeux olympiques.

17h : début de la finale. La rencontre débute par un fort engagement danois. Les Français sont en position de défense. Le trio Gille-Dinard-Omeyer fonctionne très bien. En attaque, la France prend le temps de poser son jeu, de construire des actions propres et ça paye. A la mi-temps, les experts mènent 15 à 12. Lors de la seconde période l’objectif est clair : fatiguer les Danois. Ils y réussissent très bien avec leur défense implacable et peuvent compter sur les tirs de Michael Guigou et de Luc Abalo. La superstar Nikola Karabatic joue pour les autres, sert à merveille ses camarades pour que la balle finisse au fond. Du côté danois, Hansen fait trembler le banc français ainsi que Thierry Omeyer qui n’arrive pas à arrêter ses tirs à tous les coups. Cependant, il sera l’auteur de très belles parades.

Nous avons affaire à une puissance danoise qui se heurte à une défense française perturbante pour eux et à un William Acambray au diapason. Le gardien danois fait en revanche bien hésiter les Français en arrêtant plusieurs de leurs tirs. Vers la fin du match, la 4e étoile se fait désirer, elle devient de plus en plus dure à décrocher. Trente secondes avant le sacre, le Danemark revient à égalité. Thierry Omeyer n’a pas su briller sur cette dernière action et a laissé le ballon filer au fond de la cage. Les deux équipes jouent les prolongations.

Deux périodes de 5 minutes sous tension avec une salle remplie de supporters danois et 400 supporters français seulement… Depuis le début de la rencontre, les Danois n’ont jamais mené au score, toutefois ils changent la donne avec leurs très bons tireurs et devancent donc d’un petit point les Français. Les experts sortent leurs atouts. Luc Abalo nous impressionne sur le côté droit, Bertrand Gille s’éclate près de la zone toujours merveilleusement bien servi par Nikola Karabatic. Le petit Xavier Barachet est devenu un grand voire même un très grand joueur à l’issue de cette compétition et a encore une fois fait rêver le public français hier après-midi.

Quelques minutes après le tir libérateur de 7 mètres du capitaine Jérôme Fernandez, l’équipe de France s’impose enfin dans le stade de Malmö. Ayant pris son rôle de capitaine au sérieux il a su remonter le moral de ses troupes et ainsi la France s’est imposée 37 à 35.

L’équipe de France entre donc dans l’histoire du handball en remportant quatre titres consécutifs. Le ticket pour les jeux olympiques est dans la poche et nous souhaitons vivre encore de belles sensations aux côtés de nos experts, notre série préférée.

Jessica Fiscal

Articles liés

  • Hip-Hop 360 : La philharmonie de Paris met le rap sur le devant de la scène

    Le Hip-Hop mondial et francophone a pris ses quartiers pour plusieurs mois, jusqu'au mois de juillet prochain à la Philarmonie de Paris. L'exposition "Hip-Hop 360" met à l'honneur un mouvement culturel longtemps dénigré par institutions et politiques, qui a fini par s'imposer aux yeux du monde entier. Reportage.

    Par Félix Mubenga
    Le 18/05/2022
  • Younès Boucif : « L’humour, un moyen de dire des choses en avance »

    Révélé au grand public avec la série Drôle, Younès Boucif a déjà une carrière bien lancée et ne compte pas s’arrêter là. Si Netflix a décidé que la série n’aurait pas de saison 2, l’artiste de 27 ans originaire de la banlieue de Rouen, a des projets plein la tête. Écriture, humour, prochain album, projet hollywoodien… On a discuté de tout ça avec Younès. Entretien.

  • Des K7 au streaming, Driver raconte son histoire du rap

    Paru le 25 mars dernier chez Faces Cachées Éditions, l’autobiographie du rappeur Driver, co-écrite avec le journaliste Ismael Mereghetti a beaucoup plus à notre contributeur Ryan Baruchel. Dans ce livre on découvre l’évolution du mouvement Hip-Hop français depuis les années 1990. Un livre qui démonte les clichés du rappeur, instaure des messages fort et raconte la vie d’un homme. Rencontre.

    Par Ryan Baruchel
    Le 04/05/2022