Nouveau paradigme pour décrire l’intervention sociale, le community organizing propose une assistance, un encadrement et une animation qui vont du travail social individuel au développement social collectif en incluant des démarches militantes des mobilisations des citoyens à des échelles locales.

Loin donc d’être une pratique « résolument américaine », le community organizing, propose une méthode d’auto-organisation politique des habitants d’une cité ou d’un quartier. L’enjeu principal du community organizing est dès lors de faciliter une prise de conscience permettant de développer des « subjectivités de résistance » au sein des villes, comme autrefois le syndicalisme éveillait la conscience prolétarienne des ouvriers dans les usines. Le community organizing peut être appréhendé comme un syndicalisme de terrain, enrichi des méthodes d’investigation de la sociologie urbaine.

Origine du community organizing

Cette forme de militantisme de quartier est apparue aux États-Unis dans la ville de Chicago au cours des années 1930. Saul Alinsky est souvent désigné comme le père fondateur du community organizing. Ancien étudiant issu de l’école de Chicago, le sociologue réfléchit à la création de contre-pouvoirs capables d’interpeller les élites politiques locales. En mêlant les principes de l’« enquête sociale » (inspirée du sociologue Ernest Burgess) avec ceux de l’organisation syndicale, il envisage une méthode d’auto-gestion qu’il formalise progressivement. L’héritage intellectuel du community organizing renvoie également à des pratiques sociales antérieures aux Etats-Unis avec la création au début du XXe siècle des settlement houses, initié par Jane Addams, qui ressemblent aux centres sociaux français. Ces maisons d’accueil voient le jour dans les quartiers les plus enclavés et paupérisés des grandes métropoles. Ils ont permis le développement et l’organisation du travail social communautaire où les habitants des classes moyennes acceptaient de partager leurs connaissances et leurs réseaux avec les autres habitants des zones urbaines pauvres. Cette conception de la coopération interclassiste a été fortement influencée par la philosophie pragmatiste de John Dewey.

En 1939, Saul Alinsky crée le Back of the Yards Neighborhood Council (BYNC) qui envisage de prendre en charge tout problème rencontré dans la ville, des problèmes qui ne sont pas traités par les autorités : le but central étant de créer du pouvoir. Back of the Yards était une zone peuplée par des ouvriers issus de l’immigration européenne, un groupe stigmatisé en ville. Alinsky collabore avec une des figures centrales du syndicalisme américain, John L. Lewis, qui a été un initiateur de l’union des syndicats américains : le CIO (Congress of Industrial Organizations). Comme Lewis, Alinsky veut aider les communautés désorganisées pour développer des alliances larges capables d’entrer en relation avec divers groupes de la société civile préexistants dans un lieu (écoles, syndicats, associations, églises).

Elaborer des ponts entre la gauche radicale et la communauté noire au moment où le pays est ébranlé par le mouvement pour les droits civiques

Vers les années 1960, le community organizing élargit sa base, se tournant vers tous les dépossédés de la société américaine dans un contexte ségrégationniste. Saul Alinsky essaie d’élaborer des ponts entre la gauche radicale et la communauté noire au moment où le pays est ébranlé par le mouvement pour les droits civiques. Sa confrontation avec le problème racial dans le quartier pauvre et majoritairement noir de Wooldlawn, situé juste au sud de la prestigieuse et élitiste université de Chicago, lui fait élaborer une conscience critique sur les conditions structurelles de la domination raciale.  Le quart des habitants de ce ghetto dépend alors des aides sociales, et la plupart vivent dans un habitat insalubre. Sollicité par les églises environnantes, Alinsky réfléchit avec les leaders locaux, aux conditions d’émancipation politique pour les Noirs, subordonnés à la domination blanche et exclus de la citoyenneté – autrement dit de toute forme de délibération politique. Dans cet espoir de transformation sociale, émerge en 1961 la Woodlawn Organization, fondée par le charismatique pasteur, Arthur Brazier. Elle rêve d’une auto-détermination des noirs, qui seraient, enfin, responsables de leur propre devenir. Après la mort de Saul Alinsky, le community organizing perd progressivement sa fonction radicale défendue farouchement dans son manifeste, The Rules for Radicals, pour se supplanter aux institutions locales, en développant des politiques publiques à destination des populations défavorisées.

L’emergence de stratégies françaises d’auto-gestion

En France, à peu près à la même époque que celle de Saul Alinsky, Joseph Wresinski est à l’origine d’un mouvement qui développe une stratégie d’émancipation qui est proche du community organizing. Il s’agit du mouvement international de lutte contre la pauvreté ATD Quart Monde, créé à la fin des années 1950. Mais contrairement au community organizing, il n’a jamais constitué une référence politique pour les militants des quartiers populaires car cela n’a jamais été une organisation politique ancrée localement. Contrairement aux Etats-Unis, les mouvements sociaux politiques nées dans les 1960, comme mai 1968 n’ont jamais réussi à s’allier aux luttes des immigrés ou des habitants des bidonvilles.  L’histoire des luttes politiques des quartiers populaires français ne s’est pas inscrite dans une filiation politique particulière. Elle s’est écrite seule, en réaction aux inégalités urbaines et au racisme, dès la fin des années 1970 avec les travailleurs immigrés puis activement dans les années 1980 avec la deuxième génération de l’immigration, rendue visible auprès de l’opinion avec la marche pour l’égalité de 1983.

L’histoire des luttes politiques des quartiers populaires français ne s’est pas inscrite dans une filiation politique particulière.

Des stratégies d’auto-gestion émergent contre le délitement des cités transits pour trouver une solution de réhabilitation et militer contre la démolition programmée de ces lieux. Des exemples innombrables des mouvances autonomes ont été documentées par l’historien Karim Taharount ou le militant Mogniss H. Abdallah. Les plus emblématiques s’appelaient Zaâma de banlieue, ou encore l’Association de la Nouvelle Génération Immigrée. On peut dès lors parler d’une nouvelle « subjectivité urbaine » des enfants d’immigrés, en rupture avec la passivité, réelle ou supposée, des parents. Leur entrée dans les luttes pour le (re)logement s’implique pour une appropriation symbolique des cités populaires, s’opposant au mythe du retour entretenu par les pouvoirs publics locaux. Rock Against Police avait pour devise « Circulation et reterritorialisation. Ici et maintenant », et répète à l’envi « Il y en a marre du ghetto ! ». Ses slogans revendiquent un « droit à la ville », au sens défini par le sociologue et philosophe, Henri Lefebvre, c’est-à-dire, le droit d’habiter une ville désirable, respirable et non-planifiée. L’émancipation sociale passe donc par une réappropriation collective de l’espace de la cité. Ces revendications surviennent au moment où de nombreuses cités sont quadrillées et sécurisées par les pouvoirs publics qui ferment les caves, les garages à vélo, et autres lieux considérés comme « regroupements séditieux ». Les projets de démolition des grands ensembles sont actés dans une perspective de pacification sociale, au moment où des tensions raciales naissent, et où jeunes et policiers sont régulièrement en confrontation. Comme l’explique le géographe canadien, Stefan Kipfer, « la politique urbaine française représente, dans une large mesure, une intervention contre les menaces politiques émanant de mouvements sociaux décoloniaux».

Les mouvances autonomes des quartiers défavorisés en France peinent à s’inscrire dans la durée et à se maintenir dans le rapport de force politique au niveau local

Malgré la répression des municipalités (souvent communistes) des Minguettes de Vénissieux  aux 4000 de La Courneuve, des collectifs organisent des manifestations culturelles et politiques pour se retrouver, et lutter contre l’atomisation des habitants au sein des grands ensembles. L’on pense notamment à la compagnie théâtrale un « Week-end à Nanterre » ou encore aux habitants de des cités du Potager ou encore Gutenberg qui organisent une importante grève de loyers après la mort du jeune Abdennbi Guemiah en 1982, fusillé par un habitant blanc des zones pavillonnaires. Une coordination de plusieurs cités transits nait dans les années 1980 à l’échelle régionale, puis nationale pour défendre les droits des locataires en coopération avec des associations telles que le D.A.L (Droit au Logement). Mais contrairement aux Etats Unis, depuis une quarantaine d’années les mouvances autonomes des quartiers défavorisés en France peinent à s’inscrire dans la durée et à se maintenir dans le rapport de force politique au niveau local. Le poids de l’influence politique des élus locaux, la difficulté à trouver des financements indépendants, la bureaucratisation des collectivités, ont souvent empêché l’éclosion d’une nouvelle expression politique indépendante des habitants.

Le danger de la professionnalisation du community organizing

Aux Etats-Unis, le community organizing a aussi perdu sa vocation subversive au fil des années en connaissant un processus de professionnalisation, notamment à cause du rôle prépondérant joué par les fondations privées dans le financement des organisations locales. La subordination aux fondations privées et les compétences qu’elle implique renforce la division du travail militant et la bureaucratisation des organisations. Conscientes de cette évolution, certaines organisations comme Action Now ont cherché à augmenter les salaires afin de stabiliser les postes et pérenniser les engagements. Au même titre que le milieu de l’humanitaire, le community organizing attire aussi de nombreux et anciens étudiants issus des plus prestigieuses universités américaines, qui n’ont pas forcément de passé militant à gauche mais disposent de compétences académiques utiles pour manager.

Des voix grondent au sein des communautés noires et hispaniques contre ces nouveaux organizers blancs, plutôt privilégiés, ou venant des classes moyennes supérieures lorsqu’ils sont racisés. Cette déconnexion évidente remet en cause l’impact réel du community organizing sur le terrain. Après trois ans de service au sein de Developing Communities Project, le jeune Barack Obama relate sa perplexité sur l’efficacité du community organizing dans les quartiers déshérités dans une célèbre publication parue dans la revue Illinois Issues en 1988 alors qu’il était étudiant en droit à Harvard, intitulée « Pourquoi mobiliser ? Problèmes et promesse dans les quartiers déshérités ». Cette contribution critique du jeune Obama, sur le racisme endémique bloquant toute perspective d’émancipation pour les Noirs, est troublante par sa lucidité amère et son inscription temporelle dans l’histoire des luttes afro-descendante. Elle tranche avec ses huit années de pouvoir d’inertie sur la question raciale aux Etats-Unis.

Refuser le fatalisme et permettre aux plus vulnérables de la société de s’auto-organiser en accédant à une autonomie politique

Ce constat partagé par les populations racisées de Chicago a réactualisé le nécessaire retour aux idées originelles du community organizing : refuser le fatalisme et permettre aux plus vulnérables de la société de s’auto-organiser en accédant à une autonomie politique. A Woodlawn, quartier historique de l’émancipation des noirs, le prix du m2 a explosé. Le territoire vit une intense et agressive gentrification que les derniers résidents noirs et hispaniques refusent de subir. C’est dans ce lieu emblématique du South Side, à Jackson Park, que, ironie de l’histoire verra le jour le Obama Center, un projet d’édification de bibliothèque de plus de 500 millions de dollars décidé en concertation avec la Mairie de la ville, l’Université de Chicago, et la Obama Foundation, mais pas avec les principaux concernés : les habitants. Ce lieu est en train de reconfigurer l’espace urbain et accélère le déplacement des populations précaires à majorité non-blanche… Il incarne toute la violence de la gentrification qui s’exerce contre les habitants racisés dans une ville qui a été profondément marquée par la ségrégation raciale qui a divisé le territoire en deux, délimitée par une frontière indicible entre le Nord et le Sud, les Noirs et Blancs ne pouvant se côtoyer. Ces cicatrices du passé agitent encore la configuration spatiale de Chicago, qui peine à réconcilier ces différents espaces, après des années d’émeutes raciales dans les ghettos noirs. Conscients de leur histoire tumultueuse mais aussi des victoires du passé, les habitants s’auto-organisent pour racheter leurs blocks à Englewood, leurs cités populaires, contre une expropriation brutale initiée par des promoteurs immobiliers sans scrupule.

L’action de Jeannette Taylor à Chicago contre le Obama Center : retour aux sources du community organizing

Jeannette Taylor est devenue le visage de cette contestation politique locale, pointant régulièrement l’hypocrisie des Obama, qui l’ont indirectement forcé à quitter le lieu où sa famille est installée depuis plusieurs générations. Community organizer, et aujourd’hui membre du conseil municipal de la ville de Chicago au sein de la délégation socialiste, elle fait partie de ceux qui revigorent le community organizing. Jeannette Taylor a organisé plusieurs actions de terrain importantes, notamment contre la fermeture des écoles publiques des quartiers pauvres en faisant une grève de la faim, ou encore contre la gentrification de Woodlawn après qu’elle ait été forcé de déménager. Elle porte la voix d’une importante coalition contre le Obama Center aux côtés de militants écologistes, des habitants, des syndicats et de l’historique Woodlawn Organization (rebaptisée OneWoodlawn). Elle présente en juillet 2019 au conseil municipal de la ville une ordonnance encadrant les prix des loyers contre la spéculation locative causée par l’arrivée de nouvelles populations bourgeoises et blanches. Le community organizing retrouve aussi un nouvel intérêt au sein des organisations anti-racistes qui luttent contre les violences policières à Chicago. Des jeunes se mobilisent contre l’opacité des sources de financement de la police, et le code de silence des agents couvrant les abus de leurs collègues. C’est aussi dans un contexte de vulnérabilité vitale, et un profond sentiment de ne pas être protégés par la police, que des brigades de mères de famille (Mothers Against Senseless Killings) patrouillent dans le quartiers déshéritée de Englewood. Elles témoignent d’une rupture de confiance envers les forces de l’ordres incapables de pacifier les tensions communautaires, dans une ville rythmée par des fusillades entre bandes rivales.

Community organizing et tentative de démobilisation des quartiers

En France, le community organizing a aussi participé à une pacification des relations en donnant des outils d’émancipation aux habitants, parfois résignés et se sentant abandonnés par les pouvoirs publics. Le chômage et la pauvreté se sont aggravés, et la marginalisation sociale de la population s’est approfondie. Le Parti communiste qui assurait autrefois une représentation à la classe ouvrière n’est plus en mesure de mobiliser les milieux populaires comme il a pu le faire au vingtième siècle. La participation des habitants au cœur de la Politique de la ville, censée inclure la population dans l’amélioration de ses conditions d’existence, est en panne. Mais, refusant le fatalisme, les habitants s’organisent. C’est le cas, notamment du Collectif Plus Sans Ascenseur, qui sur le modèle du community organizing propose une méthodologie d’organisation aux habitants contre la dégradation de leurs immeubles d’habitat social. Le collectif a remporté plusieurs batailles politiques et juridiques en assignant à justice les bailleurs sociaux, et en allant jusqu’au Parlement pour sensibiliser sur ce fléau au sein des cités HLM.

Des stratégies de répression, de disqualification et de cooptation mises en œuvre par les pouvoirs publics jouent un rôle décisif dans la fragmentation des luttes

Dans la lutte anti-raciste, de nombreuses organisations telles que le CCIF ou encore Stop le Contrôle au faciès ont considérablement fait bouger les lignes du monde associatif en France, en remportant certains procès discriminant des personnes pour leur appartenance religieuse, ou en proposant la création d’un récépissé contre les contrôles d’identité dans les quartiers populaires. Malgré les victoires politiques significatives de ces nouvelles organisations à la fois héritières des luttes des quartiers populaires (des premiers collectifs de travailleurs immigrés des années 1970, à la création du MIB en passant par Rock Against Police) et influencées par une méthode d’intervention sociale américaine, elles sont souvent accusées de communautarisme. Pour Marwan Mohammed, « mot-matraque », le communautarisme est une arme de suspicion massive pour écarter des personnes, qui dans les quartiers populaires, remettent en causes les logiques clientélistes et entament un travail de politisation des administrés. L’action collective fait l’objet d’une répression à bas bruit d’un Etat centralisateur, qui participe d’après plusieurs chercheurs à une volonté évidente de démobiliser les quartiers populaires. Ainsi des stratégies de répression, de disqualification et de cooptation mises en œuvre par les pouvoirs publics jouent un rôle décisif dans la fragmentation des luttes.

Un registre de pratiques institutionnelles bâillonnent l’expression d’un malaise politique collectif et rend « coûteux l’engagement » d’après le sociologue Julien Talpin. Des stratégies de neutralisation de contestations politiques ont émergé ces dernières années avec les politiques de la ville. Contre le community organizing, la démocratie participative qui se développe dans les quartiers, souvent sous les auspices des élus locaux, tente d’empêcher l’éclosion d’entités autonomes au sein des quartiers. Mais la riposte s’organise, les habitants se forment, regardent comment d’autres se mobilisent ailleurs, promettant de reprendre leur destin en main.

La parole des quartiers populaires n’existe pas à l’état brut ou spontané, il faut la faire émerger

Des Etats Unis à la France, le community organizing fondé dans les années 1930 par Saul Alinsky trouve un regain d’intérêt. Pragmatique, il se distingue des mouvements sociaux, considérés comme idéalistes et sans perspective de transformation sociale. Dynamique locale, il se déploie désormais de l’autre côté de l’Atlantique, en proposant un cadre commun pour une émancipation globale des classes sociales défavorisées, en les responsabilisant contre le risque paternaliste des autres dispositifs participatifs. Il est opposé à l’« advocacy » (le plaidoyer qui parlerait au nom d’un groupe social) pour permettre une prise de parole directe des habitants des quartiers paupérisés. La parole des quartiers populaires n’existe pas à l’état brut ou spontané, il faut la faire émerger. Le community organizing vise à créer un rapport de force avec les institutions, pour ne s’asseoir à la table des négociations qu’après avoir fait entendre ses revendications par l’action collective. Pour les organizers, les adversaires ne sont en bas, à l’intérieurs des quartiers pauvres, mais en haut, du côté des grandes corporations et des pouvoirs politiques.

La formation des militants, via des séances d’éducation populaire mais aussi par l’action, est essentielle pour la prise de parole en public et la maîtrise des actions coordonnées sur le terrain. Au même titre que le parti communiste ou les syndicats français, les premiers organizers américains ont compris la nécessité de créer une coalition toutes les classes sociales paupérisées et atomisées au sein de la société pour l’émanciper de la bourgeoisie. Mais ce qui différencie fondamentalement les premiers organizers des militants de la gauche française, c’est probablement, la question raciale, occultée d’un côté, assumée ouvertement de l’autre, jusqu’à jouer un rôle déterminant dans le mouvement pour les droits civiques. Fondamentalement ancré dans la ville, le community organizing veut faire reconnaître les forces émergentes d’un lieu, à même de rompre avec les injustices grâce au volontarisme des laissés-pour-compte.

Chayma DRIRA et Henry SHAH

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