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[BONDYBLOG-US] Les sondeurs et les journalistes estimaient sa victoire hautement improbable et pourtant il l’a fait : Donald Trump est devenu le 45ème président des Etats-Unis d’Amérique. Tout au long de la journée, le Bondy Blog publie les réactions des blogueurs, qui oscillent entre effarement et stupeur. Partie 2/4.

Au départ ce n’était qu’une (énorme) blague qui est, aujourd’hui, devenue réalité. Donald Trump élu officiellement président des Etats-Unis. Les pronostics, les spécialistes, le bon sens, tout le monde s’est trompé. Et on se réveille avec la gueule de bois. Les Etats-Unis, c’est loin mais ça nous paraît tellement proche en ce 9 novembre 2016. Depuis Bondy, Barack Obama incarnait l’espoir en 2008. Certes, sa présidence n’a pas été parfaite mais huit ans plus tard, le revers est difficile à encaisser. Au terme d’une bataille violente, le candidat républicain qui a basé sa campagne sur des propos sexistes, racistes, homophobes et qui a parlé « d’élection truquée » est aujourd’hui à la tête de l’un des pays les plus puissants du monde. Donald Trump veut construire un mur entre les USA et le Mexique. Les  générations qui nous précèdent se remettent à peine de la cicatrice du mur de Berlin. Après tous ses propos qui ont prôné la division, il clame aujourd’hui vouloir être « le président de tous les Américains ». Le président Trump serait-il déjà en train de tromper le candidat Donald ? Mais la France doit se garder de donner toute leçon à nos voisins américains à l’heure où les représentants de nos partis traditionnels nous parlent de pain au chocolat, double ration de frites, oublient leurs promesses ou tiennent des propos qui mettent à mal le vivre-ensemble dans notre pays. Eh oh la gauche, eh oh la droite, réveillez-vous ! Proposez-nous de vrais programmes, de vraies solutions aux problèmes concrets du quotidien. Parlez-nous des moyens pour lutter contre le chômage, les inégalités, améliorer la réussite scolaire… Offrez-nous de l’espoir avant qu’il ne soit trop tard. Avant que même voter pour le moins pire ne devienne trop dur.

Kozi PASTAKIA

Et bien voilà ! Après le progrès historique de l’élection du premier président noir des États-Unis, huit ans plus tard les Américains font un immense bond en arrière en choisissant d’élire un homme traditionnel, misogyne et raciste. À croire qu’Obama a fait détester le progressisme au peuple américain. Toujours la même chose : d’abord des promesses qui font rêver, puis d’énormes déceptions. Pas surprenant que les Américains se mettent à croire un homme qui sort du moule politicien. Trump a au moins le mérite d’etre « vrai » comme on dit ici, il parle sans langue de bois, cela fait scandale mais cela fonctionne comme nous le montre cette élection. Enfin si Obama n’a pas tenu la plupart de ses promesses, espérons que Donald trump en fera de même.

Tamim GARDE

L’élection américaine m’a déçu. Déçu de voir comment les candidats sont tombés dans le jeu de la « peopolisation » de la vie médiatique. On s’intéresse désormais plus à l’apparence qu’au fond, à la couleur de la jupe ou de la cravate qu’au programme et aux idées politiques. On cherche plus à faire des meetings théâtralisés qui en mettent plein la vue plutôt qu’à élaborer un programme politique qui tienne la route. Déçu des débats politiques qui sont devenus des « rap contenter » de mauvaise qualité. C’est à celui qui trouvera la meilleur punchline. L’élection n’aura montré qu’une chose : le trash fait vendre et l’hypocrisie prône. Comment un peuple qui se réjouissait il y a 27 ans de la chute du mur de Berlin, peut élire quelqu’un qui veut en construire un ? Avec la nomination de Trump à la tête de la présidence de Etats-Unis, je me demande si les Américains ont totalement perdu espoir en la politique au point d’élire un candidat qui se dit antisystème ou s’ils sont aussi cyniques que la personne qu’ils ont choisie. Enfin déçu du résultat car il ne présage rien de bon pour l’élection française de 2017, une élection qui n’inspire rien de positif et une politique qui ne donne plus envie.

Azzedine MAROUF

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