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Eric, responsable associatif et professeur d’histoire au lycée Maryse Condé, est présent sur le terrain sarcellois depuis plus de 25 ans. Il observe qu’à Sarcelles comme dans d’autres villes populaires, les partis traditionnels font face à une telle défiance qu’ils n’ont désormais « quasiment plus de militants », perdant ce monopole du vote dans les quartiers populaires dont le PS a longtemps bénéficié. Pour lui, le projet porté par Bassi Konaté a offert une alternative concrète pour « ceux qui ne croient plus en l’engagement partisan ». 

Ce professeur d’histoire qui a vu défiler des générations de Sarcellois dans ses salles de classe en recroise certains au sein du bureau de campagne de Bassi Konaté, situé à proximité du marché de Sarcelles et au cœur du quartier des Lochères.

L’ambiance était lourde de suspense peu avant 20 heures, alors que les chiffres de la participation s’annonçaient « historique ». Avec une mobilisation record, les chiffres de la participation dépassent ceux du premier tour dès 18 heures. Une satisfaction et déjà une victoire pour celui dont la candidature a été encouragée par son entourage et les jeunes qu’il a pu côtoyer en tant qu’ancien directeur du centre social du quartier des Sablons.

À 21h24, le décompte des voix sourit à Bassi. Dans son bureau de campagne, les visages se détendent et laissent place à la joie. Tout le monde se dirige en direction de l’hôtel de ville où plusieurs centaines de personnes attendent l’officialisation des résultats. Au moment de l’annonce, l’ambiance dans l’hôtel de ville de Sarcelles s’euphorise. Les soutiens de la première heure comme ceux qui se sont laissés convaincre laissent place à la joie. Et ici, les visages sont aussi multiples que l’identité des Sarcellois. Loin du cliché “communautaire” qu’on voulut lui attribuer d’anciens élus en opposition à sa candidature, Bassi se veut être le maire non pas d’une communauté religieuse ou ethnique mais bien de la communauté sarcelloise dans son ensemble.

La soirée marquée par des festivités a laissé entendre les percussions, les youyous et les chants de griottes. Un réel bain de foule où il échange avec les jeunes pour qui il espère faire naître des vocations et leur montrer qu’eux aussi « en tant qu’enfants de Sarcelles, ils peuvent vouloir devenir maire de leur ville à leur tour ».

Sa priorité maintenant est de s’atteler au vote du budget de la ville qui aura lieu au mois d’avril et de répondre aux attentes quant aux priorités de ses électeurs, que sont les sujets d’éducation, de la jeunesse et de l’aménagement de la ville, notamment pour le mythique marché de Sarcelles.

Hamama temzi

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