C’est parti pour une semaine d’épreuves, de sueurs et de tremblements. Pas de médaille d’or, seulement un sésame qui ouvrira les portes des écoles ou des universités, en attendant le bachot, les lycéens comptent les heures de révision et oublient de dormir.

Il est arrivé vite, trop vite. Qui ? Le bac, évidemment. Il commence aujourd’hui à 8h exactement. Aujourd’hui c’est philo, demain se sera histoire géographie, puis anglais, espagnol, économie, mathématiques. Une semaine intensive en perspective. Le bac c’est un peu comme un grand invité. Vous savez ce genre d’invité qu’on ne reçoit que rarement et devant qui l’on veut faire bonne impression, l’invité qui a l’honneur de manger votre meilleure cuisine et d’utiliser vos plus belles fourchettes.

En ce lundi 17 juin 2013, l’invité de tous les élèves de terminales c’est le bac. Effectivement aujourd’hui il faut faire bonne impression, donner tout ce que l’on a, mettre sur la table (enfin sur la feuille) notre maximum. Pour recevoir au mieux cet invité si particulier, on a beaucoup appris, écrit,  relu et révisé. Pendant plusieurs semaines nous avons été coupés du monde. À cette période de l’année, n’importe quel lycéen qui passe le bac vous expliquera qu’il lui est totalement égal de savoir si Kim Kardashian a perdu 4 kilos depuis son accouchement, si Jenifer a vraiment grugé France Gall ou si le tatouage commun de Nabilla et Thomas n’est pas fait au henné. Non, en ce moment nous ne pensons à rien d’autre qu’à nos cahiers.

À trop être déconnecté cela peut s’avérer très dangereux. Combien d’entre nous on oublié de se connecter sur notre site préféré : APB (Admission PostBac) ce jeudi 13 juin pour voir les réponses des écoles dans lesquelles nous avons demandé une place. Si ce site a réussi à nous donner des cheveux blancs lors de l’inscription, il n’en a pas fini. Depuis le mois d’avril, nos dossiers ont été transférés aux écoles demandées à partir de cette plateforme APB, ces écoles ont étudié nos cas et ont donné leur verdict qui nous est donc révélé ce jeudi.

Tout le monde veut avoir sa réponse, donc tout le monde se connecte et le serveur lui ne supporte pas, c’est un peu un fonctionnaire de la poste : doucement, demain il fera jour. Donc quand on lui en demande trop il surchauffe et fait grève à sa manière : il beugue. Seulement le lycéen n’a pas que ça a faire, il a 20 notions de philo à réviser, mais il est aussi impatient de savoir dans quelle école il est affecté.

Il finira pas recevoir sa réponse. Il en sera content, ou pas. Validera ce choix par un « oui définitif » avant la date limite ou persistera par un « oui, mais » pour tenter d’obtenir l’école qu’il veut.
En attendant il se remet sur ses révisions, parce qu’au fond qu’importe où est-ce qu’il est affecté ce qui importe le plus c’est son bac à l’heure actuelle. Le dimanche 16 juin sur les réseaux sociaux c’est l’apocalypse : « demain c’est le début de la fin », « il suffit qu’il y en ai un de ma classe qui se décide à crever demain et il rend service à tout le monde, un volontaire ? ». Voilà comment le bac rend les lycéens. On devrait peut-être indiquer en première page des manuels scolaires : « trop réviser nuit gravement à la santé psychologique »

Bac, cher bac. Sache que nous allons tenter de te recevoir au mieux, mais de ton côté, rend nous le bien, c’est la moindre des choses.

Sarah Ichou

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