Il était une fois une famille en vacances. Elle était logée dans une somptueuse demeure, le voyage pour y arriver avait été rapide puisqu’elle avait voyagé avec son avion privé… J’arrête de me prendre pour princesse Sarah. Je suis certes partie en vacances, mais sans tout ce luxe : j’ai voyagé en voiture, et qui dit voiture, dit bouchons : sept heures pour faire Paris – La Rochelle.

Sur place, nous découvrons notre « demeure ». Le terme est un petit peu abusé même si nous avons la chance d’avoir une piscine sur la terrasse. La plage ne comptant pas parmi les offres touristiques de ma banlieue parisienne, quand on est en vacances, on en profite, du moins on essaie. L’inconvénient, sur la côte Atlantique, ce sont bien sûr les marées : un jour tu marches pendant vingt minutes pour accéder à l’eau, un autre c’est la mer qui veut à tout prix engloutir tes affaires…

Ce qui me plaît le plus, sur la plage, n’est pas seulement le paysage et la baignade mais aussi regarder les gens. Entre le petit garçon qui lutte pour faire son château de sable, le monsieur qui compte les nuages et la fille qui enlève ses derniers poils à la pince à épiler, j’ai dégoté plus marrant : un clan de mamies aux cheveux multicolores qui n’auraient manqué pour rien un jour de plage, d’après ce que m’a dit l’une d’entres elles, et leur teint le prouvait ! Un teint marron (horrible d’après moi), elles cherchaient sûrement à reproduire le phénomène Michael Jackson mais à l’envers, ou bien à attraper un cancer de la peau. Au choix.

C’est vrai qu’on fait de sacrées rencontres sur le sable. J’ai le souvenir d’un couple installé à côté de nous. Plus pessimiste, tu meurs : « Cette région ? Plus jamais ! Le temps est gris, les plages sont horribles, on a vu des bestioles dans le sable ! » Je me demande bien si on parlait de la même ville parce qu’on n’a rien vu de tout ça, de toute façon ce couple m’a paru un peu bizarre.

Nos vacances à La Rochelle ont coïncidé avec les Francofolies. La ville fut en fête pendant cinq jours. Jacques Dutronc, Alain Souchon, M, Gad Elmaleh, Diam’s et bien d’autres sont passés par le festival. Les gens étaient contents car il y en avait pour tous les goûts. De retour à Paris, bruit, pollution et stress sont fidèles au poste. A la différence du soleil.

Sarah Ichou

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Sarah Ichou

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