Nous nous étions vus tout un après-midi dans un café à Sevran et ils m’avaient retourné le cerveau avec leur histoire. Pour résumer, le fils d’Abou Omar est mort dans un incendie dû à une faille électrique (constat des pompiers). Une première expertise en présence des intéressés confirmera la version des pompiers, ce qui laisse augurer des réparations pour la famille de l’enfant décédé. Mais un an plus tard, un rapport ne corrobore pas du tout la première thèse. Une nouvelle expertise est à nouveau demandée, seulement, le propriétaire a entre-temps brisé les scellés et changé le système électrique… (l’histoire plus en détails).

Un dossier bien complexe, qui n’a toujours pas trouvé d’issue. Même Rachida Dati ne semble pas pouvoir résoudre ce cas. Je revois donc à nouveau Olivier et Fathi (Abou Omar), qui se battent depuis sept ans et ont dépensé plus de 35 000 euros pour obtenir justice. Ce n’est plus à Sevran, mais devant le palais de l’Elysée qu’ils me donnent rendez vous, à l’occasion du conseil des ministres du 16 avril. Olivier espère interpeller un ministre à la sortie pour l’informer de son affaire et, par ricochet, sensibiliser le gouvernement. Je tente de filmer la scène. Malheureusement, c’est mission impossible. Je donne quand même la parole à Olivier en vidéo.


L’appel à Sarkozy pour l’affaire Abou Omar
envoyé par Bondy_Blog

Chou Sin

Chou Sin

Articles liés

  • La lutte contre le contrôle au faciès est loin d’être terminée

    Alors que l’action collective « Ma rue mes droits » a mis en demeure l’Etat pour demander la fin des contrôles au faciès, l’actualité nous montre chaque jour un peu plus le ciblage raciste qui résulte de ces contrôles. À l'occasion de cette mise en demeure de l'État par 6 ONG, Anissa Rami revient sur quelques étapes de l’histoire de la lutte contre le contrôle au faciès, et ses résultats en France.

    Par Anissa Rami
    Le 29/03/2021
  • Argenteuil : Un lycée sous le choc après le meurtre d’Alisha

    Au lycée Cognacq-Jay, à Argenteuil, quelques messages et fleurs reposent devant le l’établissement. Une manière d’honorer la mémoire d’Alisha, 14 ans, morte noyée dans la Seine le 8 mars dernier, après avoir été harcelée, frappée et poussée par deux élèves du lycée le lundi 8 mars. Les élèves marqués par la disparition de leur camarade témoignent en mémoire de cette élève décrite comme une jeune fille réservée et sans histoire. Reportage.

    Par Emeline Odi
    Le 12/03/2021
  • À Bondy, Aymane, 15 ans, a été tué par balle

    Aymane, 15 ans, a été tué par balle à Bondy, dans la maison de quartier Nelson Mandela, ce vendredi 26 février. Une altercation personnelle entre l'adolescent et un autre pensionnaire d'un club de boxe de la ville serait à l'origine du drame. Dans la ville, l'émotion et le choc sont palpables, alors que la crainte de représailles se fait sentir. Reportage.

    Par Jalal Kahlioui
    Le 27/02/2021