Comme dans la plupart des quartiers, la cité des Pyramides à Évry regorge de surnoms. Des surnoms pas très glorieux, certes, mais qu’importe. Il y a ceux qui désignent la cité dans sa globalité et ceux qui servent à nommer des endroits particuliers. Pour remplacer les Pyramides, le petit nom le plus commun est « les Pyras », un diminutif. S’ensuit toute une déclinaison : « Pyracrimes », qui je crois tire son nom d’une musique de rap, d’un rappeur amateur du même quartier. De même pour « Pyragansta » qui constituait la quasi-totalité d’un refrain que les « Pyramidiens » aimaient diffuser à fond, au début de cette année.

A part ça, on localise certains endroits par des lettres, par exemple DNG, qui signifie « Da North Gang ». J’ai cherché à connaître la raison de cette appellation, mais aucun des habitants de DNG ne la connaît. Même après explication du sigle, ça reste le flou. C’est peut-être parce que le DNG est à l’extrémité de la cité, d’où « North » (Nord en anglais). No sé ! Je donne ma langue au chat. Il y a ensuite DRG, qui veut dire « dragon », un surnom plus rationnel puisque les rues au DRG s’appellent « rues du dragon ».

J-V pour Jules Vallès, aucun rapport entre le célèbre personnage et les Pyramides, mais c’est le nom de la place, où se trouvent commerces et arrêts de bus, lieux de rendez-vous aussi, toujours blindé par ceux qui, euh…, comment diras-je, lui tiennent compagnie. Les « Miroirs », c’est encore une autre partie du quartier, qui surplombe un arrêt du bus du même nom. Il y a là une place, avec des bureaux et des associations, mais on ne dirait pas, car leurs locaux ont des sortes de vitres-miroirs.

Loin d’être à l’image des précieux vestiges égyptiens, la cité a quand même son charme, si on considère qu’avoir une grande terrasse en cité, et beaucoup de verdure c’est déjà bien. Quant à son architecture, elle ressemble (en faisant un petit effort d’imagination) à de belles pyramides quand même.

Pseudo S.S.A.
Hamid-B-croit-en-acn-qui-le-fera-repartir-dans-la-vie
Mais-t-es-le-copain-a-mon-grand-frere-je-te-connais
Garcons-rappeurs-et-danseuse-orientale-a-la-fete-du-quartier
Cité-fantôme

Silvia Sélima Angenor

Articles liés

  • Ici ou là-bas, des lignes meurtrières et des exilés toujours plus stigmatisés

    Alors que les responsables politiques français se font remarquer par un mutisme complice face aux dernières tragédies des exilés, Barbara Allix a décidé de parler de ceux qui se battent pour ces oubliés. Juriste, spécialiste du droit des étrangers, elle est installée à Briançon (Hautes-Alpes) où chaque jour de nombreux exilés traversent la frontière italienne dans les pires conditions. Elle raconte l’envers du décors de cet engagement pour l’humanité. Billet.

    Par Barbara Allix
    Le 30/11/2021
  • Guadeloupe : « On est obligé d’arriver à des extrêmes dramatiques »

    Depuis la mi-novembre, la Guadeloupe est traversée par un mouvement social profond, allumé par une grève des pompiers et soignants face à l'obligation vaccinale de ces derniers. Un mouvement de grève générale qui s'est suivi par des révoltes urbaines, et qui illustre un malaise profond de la société guadeloupéenne et de sa jeunesse face à l'État français. Témoignages.

    Par Fanny Chollet
    Le 26/11/2021
  • Exilés : « La France et l’U.E vous ont laissés vous noyer »

    27 exilés ont perdu la vie le 24 novembre dernier, alors qu'ils tentaient de traverser la Manche, pour rejoindre le Royaume-Uni depuis Calais. Une nouvelle hécatombe, qui devraient mettre la France et l'Union Européenne face à leurs responsabilités. C'est l’électrochoc que voudrait voir Félix Mubenga, devasté et en colère devant des drames qui se répètent. Comme nous tous. Edito.

    Par Félix Mubenga
    Le 25/11/2021