• Lieu : Le city de Jup’ à Aulnay-sous-Bois raconté par… Monsieur Bonheur
  • Date de la photo : été 2015

« Des cages de foot, des paniers de basket et un marquage au sol pour dessiner les lignes du terrain. Le city stade. C’est sans doute l’un des lieux les plus familiers pour les jeunes de quartiers. Souvent, ils sont orientés vers le sport alors pour ces enfants, ces adolescents, le football est roi. C’est sur cet espace que bon nombres d’entre eux s’imaginent devenir professionnel du ballon rond. Au city stade de la résidence Jupiter, Jup’ pour les intimes, certains de mes potes partageaient cette envie. Quelques-uns ont réussi aujourd’hui, d’autres rêvent toujours quand une poignée a abandonné.

Le city stade incarne une prison. Ses grilles délimitent l’espace entre le terrain, lieu d’épanouissement, et l’extérieur moins adapté aux jeux.

Le city stade symbolise les rêves. C’est sur cette aire de jeux que je rêvais de mon futur durant des heures, pendant les matchs ou en attendant qu’une équipe perde et laisse sa place pour ‘faire tourner’, comme on dit.

Le city stade représente une prison des rêves. Elle évoque en moi le souvenir des lieux clos, terrains de foot et de basket, halls d’immeuble, arrêts de bus, parcs, kebabs,… Des lieux familiers au quartier où les rêveries et les idéaux débordent sans crainte qu’un adulte, un professeur, un conseilleur d’orientation, ne viennent mettre fin au fantasme avec une réplique du genre ‘il ne faut pas trop rêver’ ou ‘ce n’est pas pour toi’. Ou que ces adultes nous orientent, tout simplement, vers une vie toute tracée, attendue, selon notre niveau scolaire ou notre classe sociale.

Moi, je me souviens de conversations avec mon frère durant lesquelles je lui parlais de mon rêve d’être un jour sur Paname et d’être un artiste connu. Quel rêve ! »

Marvin Bonheur, connu sous le nom « Monsieur Bonheur », est artiste-photographe. Il a grandi entre Bondy, Aubervilliers et Aulnay-sous-Bois avant de s’installer à Paris. Vous pouvez retrouvez son travail sur http://www.monsieurbonheurartist.com

Ma Cité va rester

Ma cité va rester est une rubrique participative. Si vous aussi vous voulez nous partager un de vos souvenirs, nous raconter vos histoires de quartier, contactez-nous via ce formulaire :

Vos informations personnelles

Votre quartier

Vous et le quartier

Votre cliché

Articles liés

  • Épisode 6 : Le plateau Wolf, le cauchemar des chevilles et des genoux du quartier Wagner à Mulhouse

    Ma cité va rester, c’est quoi ? C’est la rubrique participative du Bondy Blog. Racontez-nous vos souvenirs liés à un lieu de nos quartiers. Un immeuble, un terrain de jeu, une boutique, un square, une place,… qui vous a marqué, qui vous a fait rêver, qui vous a fait fantasmer. L’idée n’est pas de défendre ou de blâmer la banlieue mais de capturer le passé ou le quotidien. L’objectif : donner la possibilité aux habitants des banlieues de raconter leurs histoires, dans leur diversité, de créer et partager leurs mémoires de quartiers

    Par Bondy Blog
    Le 27/09/2018
  • Épisode 5 : L’esprit d’entraide des habitants de la cité Karl Marx à Bobigny

    Ma cité va rester, c’est quoi ? C’est la rubrique participative du Bondy Blog. Racontez-nous vos souvenirs liés à un lieu de nos quartiers. Un immeuble, un terrain de jeu, une boutique, un square, une place,… qui vous a marqué, qui vous a fait rêver, qui vous a fait fantasmer. L’idée n’est pas de défendre ou de blâmer la banlieue mais de capturer le passé ou le quotidien. L’objectif : donner la possibilité aux habitants des banlieues de raconter leurs histoires, dans leur diversité, de créer et partager leurs mémoires de quartiers

    Par Bondy Blog
    Le 21/06/2018
  • Épisode 4 : Les barres rouges dans le quartier des Châtillons à Reims

    Ma cité va rester, c’est quoi ? C’est la rubrique participative du Bondy Blog. Racontez-nous vos souvenirs liés à un lieu de nos quartiers. Un immeuble, un terrain de jeu, une boutique, un square, une place,… qui vous a marqué, qui vous a fait rêver, qui vous a fait fantasmer. L’idée n’est pas de défendre ou de blâmer la banlieue mais de capturer le passé ou le quotidien. L’objectif : donner la possibilité aux habitants des banlieues de raconter leurs histoires, dans leur diversité, de créer et partager leurs mémoires de quartiers.

    Par Bondy Blog
    Le 14/06/2018