Pour les présidentielles qui s’annoncent le Bondy Blog s’est intéressé à la politique à l’échelle de notre municipalité. Pour ouvrir le bal, Michel Vioix secrétaire général de la section locale du PS a répondu à nos questions. Pour information, mise à part une courte période communiste (1936-1939) Bondy a toujours été socialiste. Le PS, représenté par notre maire Gilbert Roger, est aujourd’hui à la tête de la majorité de gauche qui administre notre ville.

Pouvez vous donner votre analyse sur la situation des banlieues et son évolution depuis un an ?

En un an on n’a pas eu une grande évolution après ce qui s’est passé. Les problématiques perdurent. Les gens vivant dans les milieux défavorisés n’ont pas vu leur situation évoluer. Sur Bondy on a la chance d’avoir une autorité municipale qui essaie d’être au plus près des problématiques sociétales, on arrive donc à contenir les maux qu’on observe dans les milieux précaires.

Donc pour vous, à Bondy ça va mieux qu’ailleurs ?

Un certain calme peut être constaté par rapport à d’autres villes voisines. Mais on ne peut contenir le mal de la société sauf si on apporte des améliorations concrètes dans le cadre de vie, l’urbanisation, la scolarité, l’emploi et le chômage. Il faut des signes forts pour la jeunesse, pour des parents qui subissent eux aussi le chômage. Comment voulez vous qu’il y ait une dynamique familiale pour surmonter tout ce qui peut nous tomber dessus, dans la société que nous vivons, si la précarité touche enfants et parents.

Qu’est ce qu’on pourrait mieux faire dans notre ville ?

La problématique des cités nous oblige aujourd’hui à rentrer dans une grande phase de ré-urbanisation, redonner un cadre de vie décent, remettre le minimum de services publics. Plus on en mettra plus on permettra de redonner vie à nos quartiers excentrés de la ville (Bondy Nord). On gagnera dans le maintien d’une certaine sérénité de vivre.

Comment jugez vous la réponse du gouvernement aux émeutes ?

Elle ne me satisfait pas. Même à l’issue de la crise de l’année passée le tissu associatif a subi de plein fouet l’acte II de la décentralisation de Raffarin. Le budget n’a pas suivi, plus de charges pour la Région, pour le département et la municipalité. Les  associations se sont vues couper les vivres. La proximité c’est les associations. Elles faisaient beaucoup, elles comblaient les manques. Même si elle fait beaucoup, la municipalité ne peut pas tout faire au vu des moyens qu’elle a à sa disposition. Dés lors qu’il y a constat d’un besoin, les associations ont cette réactivité, ce qui est très important mais on leur a coupé les pattes.

Craignez-vous un autre 21 avril ?

Oui bien sur. Et les jeunes doivent participer à la vie politique, s’inscrire sur les listes pour éviter ça.

Idir Hocini

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