Une annonce politique de la plus haute importance a fait la journée de jeudi. Sur Twitter, François Fillon a officialisé sa candidature à la présidentielle de 2017, avant de se rétracter et de corriger le tir en précisant qu’il parlait de la primaire 2016 de l’UMP… Enfin, personne n’est dupe.

En ce jour d’Ascension, l’ancien Premier ministre est monté sans prendre l’ascenseur. Du pays du soleil levant, il a tourné l’histoire de sa reconquête, scénario à l’appui. Il sera un acteur de la prochaine présidentielle, et pour cela, il compte bien remporter la primaire de l’UMP en 2016.

Réelle surprise ou suite logique ? Depuis la bataille du milieu, de l’eau a coulé sous les ponts. François Fillon et son cadet Jean-François Copé sont toujours là pour lutter contre tout ce qui vient de la gauche. Ils font mine d’unir leur force en bons opposants à la suprématie gouvernementale.

Pourquoi maintenant, quatre jours après la date anniversaire de son altesse sérénissime François 1er, deux jours après la déclaration de son ex-mentor, ex-président Nicolas Sarkozy ? L’ancien Président n’y est pas allé de main morte : « Je vais peut-être être obligé de revenir ». Le tout accompagné d’un bilan fustigateur à l’égard de son  ex-challenger. Le coude-à-coude est formellement lancé à droite !  On est sur tous les fronts pour éviter que l’un prenne d’emblée l’avantage.

Copé, le fils cadet n’a pas encore réagi à l’annonce de son frangin. Va-t-il se ranger dans les bonnes grâces de son padre ? Va-t-il sombrer comme son aîné en évinçant son père Nicolas Sarkozy et épouser sa mère la France ?

Étourderie ou stratégie ? Il avait annoncé son entrain pour la présidentielle de 2017 à des journalistes. L’ex-premier ministre avait également tweeté son envie, qu’il a aussitôt effacée. Peu de temps après son annonce nippone, il se rétracte, d’un tweet, pour calmer les esprits : « Rien de nouveau dans mes propos de Tokyo : c’est aux primaires de 2016 actées par l’UMP que j’ai renouvellé  (sic) mon intention d’être candidat ».

On grille la priorité à ses confrères et on n’assume pas, chauffard ! Le décalage horaire chamboule les esprits et pousse à faire des fautes d’orthographes, renouvelé ne prenant qu’un seul « l ». Monsieur Fillon, je vais vous souffler une phrase pour les primaires de l’UMP : «  Moi président de la République, je ne serai pas président des fautes d’orthographes. »

Lansala Delcielo

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