Une des choses qui me fascinent à Bondy, c’est qu’il y a très peu de tags et de graffitis. En tout cas moins que dans une ville de Suisse. Mohammed me dit que les jeunes n’aiment pas cela. Pourquoi? Mystère.

Le seul endroit où l’on trouve des graffitis en quantité, c’est sur le bord du Canal de l’Ourcq, la frontière entre Bondy Nord et Bondy Sud. Comme une limite qui serait marquée des deux côtés par des hiéroglyphes remplis de défiance. Un reste de la guerre des Cités dont me parlait Alexis l’autre jour. Voilà un des rares exemplaires de tags que j’ai trouvé en dehors de cette zone, à proximité de Blanqui. Un peu maigrichon, mais c’est toujours quelque chose.

 

 

Par Pierre Nebel

Pierre Nebel

Articles liés

  • Derrière la hausse des prix, quelle réalité pour les habitants des quartiers ?

    Derrière les chiffres de l'inflation, des hausses de prix toujours plus inquiétantes, quelles sont les personnes qui en souffrent ? Familles nombreuses, jeunes travailleurs et associations de quartiers sont particulièrement pénalisés par un carburant et une alimentation toujours plus coûteux.

    Par Kamelia Ouaissa
    Le 24/06/2022
  • Contre la surveillance généralisée, la Quadrature du Net lance une plainte collective

    Vidéosurveillance généralisée, fichage de masse, reconnaissance faciale, détection automatisée des comportements, aujourd’hui la surveillance policière est omniprésente. Pour mettre un coup d’arrêt à cette « dérive liberticide », la Quadrature du Net lance une plainte collective contre le ministère de l’Intérieur. Arthur Messaud, juriste depuis 5 ans au sein de l’association de défense des libertés face aux menaces des nouvelles technologies, pointe l’opacité avec laquelle se déploie cette « technopolice ». Interview.

    Par Margaux Dzuilka
    Le 22/06/2022
  • Chlordécone : le combat des Ultramarins continue

    Motivés par un besoin de réparation et de justice, des collectifs et associations ultramarins se battent pour la reconnaissance de la responsabilité de l’Etat français dans l’affaire du chlordécone. C’est le cas de l’association antillaise VIVRE qui en 2019, appuyée par d’autres collectifs, a choisi de mener une action collective. La décision du tribunal administratif sera rendue d'ici la fin du mois de juin.

    Par Clémence Schilder
    Le 14/06/2022