Depuis leur arrivée en Auvergne, nos jeunes collégiens ne jurent que par les volcans. A chaque sortie en car ils interrogent leur professeurs pour savoir si la montagne qu’ils aperçoivent au loin est un volcan ou non. Le prochain sur leur site : Puy de Lemptégy.

A l’arrivée, le site ressemble à un parc naturel, une sorte de forêt  qui conduit à un chemin menant à une vue surprenante de la chaine des Puys. Ce sera encore une visite guidée pour notre groupe scolaire. Une feuille d’exercice leur est distribuée. Elle les accompagnera tout au long de la visite. Chaque exercice, réalisé collectivement (ou par petit groupe), correspond à un lieu à explorer au sein-même du volcan.

Chaîne des Puys visible à l’œil nu, les collégiens doivent indiquer lequel est un dôme, un cône et deviner comment il s’est formé.  « Un volcan, ça fonctionne comme une bouteille de soda » explique le guide à des élèves toujours aussi curieux et attentifs. Descente au cratère, chacun est impressionné et l’exprime par des « wahou c’est beau ! » ,« c’est magnifique ! »

Le soleil tape fort, les élèves et leurs enseignants se rafraichissent et ramassent de petites roches volcaniques. Chacun doit déterminer sa composition, d’où elle provient et remplir sa feuille d’exercice. L’occasion également d’évoquer la pierre de Volvic très présente dans les environs, qui a notamment « permis de construire la cathédrale de Clermont-Ferrand ».

Visite du cratère terminée, les collégiens sont invités à faire une petite attraction, « les mines explosives », comme à Disney. Le public y est enfermé dans une sorte d’ascenseur. Animation et secousses garanties, tout ça sur le thème des volcans. « Si vous êtes  claustrophobes ou que vous avez des problèmes cardiaques c’est déconseillé » alerte le guide. Pas grave, tous le monde y va, et en sort indemne.

De retour au car, les élèves en sont encore tout excités, continuent de regarder la chaîne des puys sur la route. L’un d’eux demande à son professeur si les volcans ne risqueraient pas de se réveiller. « Si, mais ce serait juste une coulée de lave, ils ne seraient pas actifs comme en Sicile ». On sent comme un grand soulagement tout d’un coup…

Imane Youssfi

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