Avant dernier épisode du feuilleton à la feuille rose. Les galères de notre blogueur avec le permis prennent une tournure internationale…

Si un livre pouvait être l’exact opposé d’un pays, le code de la route est à l’Algérie ce que Mein Kampf est à Israël. Conduire au bled c’est la ménopause : il n’y a plus de règles. Un panneau de limitation de vitesse a autant d’influence sur la conduite d’un Algérien qu’un bourdon qui éternue sur une éolienne. Aucune loi faite pour les hommes n’a de pouvoir sur la trajectoire anarchique d’une guimbarde immatriculée DZ, il est moins illusoire d’attendre d’une avalanche qu’elle rétrograde à l’approche d’un passage piéton.

Le chauffeur algérien est comme une météorite, il ne s’arrête que quand il est arrivé. Les vitres et les rétroviseurs de sa voiture sont pour lui des écrans de télévision ; tout ce qui bouge là dehors, les autres conducteurs ou ces faibles choses de la nature qui avancent sur les passages piétons, c’est pour de faux, c’est du dessin animé. Les fils de l’Atlas se conduisent sur la route comme Robinson Crusoé après le départ de Vendredi : ils sont seuls au monde. Faire un constat en Algérie est d’ailleurs considéré comme un cas clinique de schizophrénie.

« But ! »

Les agents de la circulation ne trouvent généralement pas grand-chose à redire au spectacle dantesque qu’offrent leurs compatriotes sur la chaussée. À la rigueur, il y a bien le petit farceur de la brigade qui sortira son sifflet pour crier « But ! » quand une voiture dépasse la ligne blanche, mais la plupart du temps, ces policiers payés en gazouzdinar, exact opposé du pétrodollar que la plèbe ne voit que dans les journaux, estiment qu’aussi longtemps qu’on fera semblant de les payer, il feront semblant d’oublier qu’ils ont des yeux, moyennant bakchich convenablement assorti, cela va sans dire.

Du coup, un chacal à trois pattes avec autant de trous dans la fourrure qu’il y en a dans une passoire est plus respecté en Algérie que la priorité à droite. La règle d’or y est tellement bafouée que pour éviter les drames, ce sont les trains qui s’arrêtent au passage à niveau. Mes concitoyens suivent au volant le chemin inverse de la chenille. Après une enfance passée dans la mocheté à se manger des râteaux Leroy Merlin par tout ce qui rampe en forêt, le bombyx du mûrier se sent pousser des ailes une fois sorti du cocon. Une vanité toute légitime quand on crache de la soie.

A contrario, c’est en entrant dans une voiture avec tout l’allant d’un pilote qui découvre son cockpit que les Algériens s’estiment les seigneurs de la création. Dépenser 100 smic local pour se payer une épave sortie de l’usine avant la naissance du pays, reste un moment de gloire qu’il est légitime de vouloir prolonger. Conséquence : assis dans une Peugeot 403, on jurerait que le cul du conducteur est posé derrière le Bureau ovale. Le temps d’un plein diesel, chacun se sent l’égal des maîtres de l’univers. Un volant de voiture agit sur ces descendants de cavaliers comme le glaive magique dans la main du prince d’Eternia qui criait avant chacune de ses transformations en Musclor : « Je détiens la force toute puissante !!! »

Plus vite, plus haut 

Dès lors, l’esprit Coubertin s’empare de leurs âmes : plus vite sur la route, plus haut le vol plané au-dessus du dos d’âne, plus fort l’insulte quand il se font dépasser. C’est l’armée de l’air qui envoie les amendes en Algérie, seule institution à disposer de radars réglés sur Mach 1 et plus. Si encore avec la vitesse, il y avait dans l’air un brin de politesse. Ces enfants du soleil qui ont cultivé un sens de l’hospitalité et une courtoisie à un niveau proverbial lorsqu’ils sont sur leur deux pieds, deviennent des maladies au volant. On ne dit pas queue de poisson en Algérie, mais aileron de requin. L’expression prend tout son sens quand on voit le danger que représente une voiture qui se rabat sur vous après un dépassement : elle le fait toujours en visant votre tête.

Au fond, le seul code de la route qui vaille dans ce pays, c’est le Coran. Il n’y a que la prière et la miséricorde divine pour permettre à des millions d’Algériens, considérant la pédale de frein comme une insulte à leur virilité, d’arriver tous les jours à bon port. La route Arc-en ciel, circuit le plus dangereux dans Mario kart car flottant au-dessus du vide, c’est viser le 3 à la marelle comparé aux mille et un périls du réseau routier algérien.

Un chaos faits de taules qui se frôlent, de klaxons enroués et de jets de mauvais œil concoctés dans des chaudrons que les belles mères balancent en sachet avec les clous par la porte arrière des fourgons. Au détour de chaque chemin, on s’attend à croiser une autruche qui vient de pondre, les nids de poule défiant toute mesure. Les dialogues, omniprésents sur la route, ajoutent une touche de curcumin au désordre ambiant. En berbère ou en arabe dialectale, meilleures langues au monde pour communiquer sur la taille des fesses de nos mamans, c’est la soupape qui permet aux conducteurs d’évacuer toute la tension d’une conduite à Alger, capitale mondiale de la mayonnaise sur les pizzas et du stress embouteillé.

Retour aux sources

Cet asile de fous du volant à ciel ouvert est sur le point d’accueillir un nouvel interne. Certes, même chez les timbrés il y a une hiérarchie. Comparé aux Hannibal Lecter qui sillonnent les routes algériennes, je suis l’idiot du village. Du menu fretin largué au pays où les as de la route dessinent des petites voitures sur leur carrosserie chaque fois qu’il envoie un collègue dans le fossé. Si je retourne auprès des miens, ce n’est pas tout à fait pour mon bon plaisir. La décision est paternelle, comme la mort et les impôts, elle est irrévocable. Elle me pendait au nez depuis le concours de boules de pétanque aux prisonniers que j’ai organisé en salle des profs à la récré avec quelques comparses de 3eA.

J’avais ce jour-là remporté mes plus beaux trophées de sports scolaires : une médaille de bronze, trois bosses sur le genou, la moitié d’une dent par terre et douze heures de colle. Le reste du podium fut renvoyé. J’eus, pour mon compte, droit à la clémence la plus extrême de la part de mes juges, le rectorat de Créteil s’étant toujours montré très impressionné par les méthodes avant-gardistes du daron.

En plus de la traditionnelle gifle de cow-boy en ouverture de cession, il avait posé sur la table du conseil de discipline ce qui est, dans l’éducation des enfants d’immigrés algériens, l’équivalent de la Bombe H : un aller simple pour le bled et la promesse que trois paires de moutons m’y attendraient pour occuper mes journées. Quant aux nuits « d’Arabie », la cousine forgeron, avec une dote en or investie dans ses dents de devant, veillerait à me faire oublier l’eau chaude et les jeux vidéos. Mon prof d’histoire avait convaincu le reste du conseil que si cela avait marché avec l’URSS, la dissuasion nucléaire pouvait très bien réussir là où les 0\20 et les coups de ceinturon avaient échoué.

J’ai dû agir en sous-marin tout le reste de ma scolarité pour éviter la sanction suprême. Mais tous les autochtones de notre chère Terre doivent partager entre eux deux-trois savoirs ancestraux de base. Je suis sûr que quelque part en Australie, un aborigène prépare le couscous au Koala à la perfection parce que cinq ans après la fin officielle de mes études la menace de Padre m’est revenue de loin, en pleine poire, comme un boomerang lancé par Damoclès.

Speedy-permis

On m’expédie au bled non pas à cause d’une grosse bêtise, mais parce que je suis la honte de la famille. Depuis un an et sept mois, je m’acharne à essayer d’arracher mon permis de conduire, en France, dans les rues de Bondy et ses environs, sous nos latitudes tempérées où la peur du gendarme réussit encore à freiner sur la route, ambitions et carrosseries. Avoir mon nom inscrit sur un papier carton rose plié dans un portefeuille est devenu mon unique projet.

Pas une semaine ne passe sans que je crache au moins mes deux heures de conduite au bassinet d’une auto-école. Je suis à Speedy-Permis ce que le pétrole et le gaz sont à l’Algérie : sa principale source de revenue. Désormais, je connais 18 recettes différentes de pâtes à l’eau et je mange des sandwichs au pain. Ce qui reste de mon budget est passé à la ponceuse. À ce jour, 119 heures de conduite ont été payées avec la sueur de mon front et l’Arial 12 de mes piges. Triste bilan de cet investissement : le permis a autant de chance d’atterrir dans ma poche que le ticket gagnant du prochain Euromillion.

C’est dur d’être un fils

Mon cerveau est ainsi fait, il n’a pas évolué depuis ma scolarité, c’est une forteresse Vauban où rien ne rentre sans l’assiéger des nuits durant avec un bachotage intensif. J’ai saigné des doigts pour avoir le Bac et j’ai perdu 3 dixièmes à chaque œil sous une lampe de chevet pour tous les diplômes qui ont suivi. Mes cheveux sont devenus blancs, le temps qu’il m’a fallu pour maîtriser le minimum de grammaire et de ponctuation pour prétendre à une carte de presse. À l’aube de ma vie, apprendre à faire mes lacets a été une galère romaine en route pour Les Açores, alors depuis le temps… Je sais que la vie ne donne rien, rien facilement tout du moins. Elle ne donne rien, mais le permis prend tout ! Malgré l’argent, le travail et tout le temps investis, je suis à la conduite ce que le mannequinat est aux Anglaises. Le comble de l’échec pour l’enfant d’un prodige du volant. Depuis mes 18 ans, je suis l’épine dorsale enfoncée dans la carrière parfaite d’un homme qui a donné sa vie au service des taxis parisiens.

Le curé de l’église de Saint-Fiacre, dédiée au saint patron de la profession, s’est converti à l’islam la première fois qu’il a vu mon père conduire. Son patron à l’évêché, ancien Père blanc en Kabylie et soucieux de ne pas laisser un de ses N-1 à la concurrence, avait suggéré à cet apostat de rendre hommage à la miraculeuse conduite de Papa de façon moins radicale, un signe de respect qu’un indigène du Djurdjura appréciera tout autant qu’une conversion. Sur les recommandations de son évêque, le prêtre a finalement ouvert un bistrot dans Paris.

Papa aurait fait une syncope 

Mais pour un homme qui a passé plus de temps assis dans une voiture que dans le salon avec ses enfants, aucune marque d’estime – toute clichée qu’elle soit – ne peut réussir à effacer l’humiliation quotidienne d’avoir un fils de 30 ans passés incapable d’avoir le permis. Il a pleuré, enfermé dans les toilettes de l’aéroport de Roissy, raconte-t-on, quand il a su que lors de mon premier passage à l’examen, j’avais pris un rond-point par la gauche, en suivant le sens des aiguilles d’une montre. Catastrophé par mon audace, l’inspecteur, sous le choc, n’est même pas intervenu quand je suis soudainement passé à l’heure d’été au lieu de céder la priorité à un camion de pompier qui fonçait toute sirène hurlante vers la sortie de rond-point que je convoitais aussi.

Papa aurait fait une syncope s’il avait appris en plus, qu’à peine quelques minutes après, j’avais raté un créneau à un endroit où il y avait assez de place pour poser un Airbus A380. Qui plus est, le mangeur de pierre dans L’histoire sans fin aurait moins mordu le trottoir que je ne l’ai fait.

Lors du second examen, j’ai été une épée, un cador. Dans cent ans on en parlera encore. Non content de faire toutes les fautes éliminatoires, j’en ai inventé deux où trois, dont une qu’on retrouve à l’examen du permis hélicoptère. Désespéré par mon incompétence crasse, j’étais prêt à brûler mon auto-école dans le feu d’une rage légitime, mais papa a finalement décidé qu’il était temps de boucher pour toujours la source inépuisable de ses humiliations. L’enseignement qu’il m’a alors prodigué, calqué sur le principe des trois 8 à l’usine, a changé mes lombaires en compote, mais le patriarche a fait mieux que tout mes moniteurs réunis, dont les enfants étudient désormais à Harvard.

Deux mois de cours intensifs sous sa direction, en furet dans les rues du 9-3, qui ont conduit le maître à faire, malgré mes progrès, ce constat terrible : non content d’être un âne bâté au volant, j’ai peur de conduire. Une terreur qui paralyse mon cerveau de bigorneau et fait chuter mes chances rachitiques d’avoir le permis dans le négatif. Il faut combattre le feu par le feu, en a conclu papa, et le faire « à domicile » de surcroît. Vaincre ma peur de conduire sur les routes d’Algérie, c’est lutter contre la chaleur d’une allumette avec les flammes du purgatoire.

Alea jacta est

Personnellement, je pense que la décision du « Schumaberber » de m’envoyer au casse-pipe est un acte manqué. Sa conduite est un chef d’œuvre, un don de Dieu que des années de pratique ont conduit vers les cimes de la perfection. Compte-t-il remercier son créateur pour ce bienfait en faisant comme Abraham, juste avant qu’Allah ne lui envoie un mouton pour remplacer son fils sous le couteau ? C’est sûr, Padré va me sacrifier à la route qui lui a tant donné (en pourboire) en me lâchant dans l’Amazone. C’est le petit surnom que les autochtones donnent à la voie du milieu sur les toutes récentes autoroutes algériennes, un axe où les voitures peuvent aussi bien vous dépasser par la droite que par la gauche avec une telle vélocité que les queues de poisson peuvent très bien être celles de piranhas.

Je le dis avec toute l’autorité que peut me procurer un Master Pole Emploi d’Histoire contemporaine : m’emmener conduire en Algérie c’est comme envoyé l’enfant allemand des paquets Kinder sur le Front russe. « Quand on a commencé à étrangler le chat, il faut le finir ! », a répondu Père à chacun de mes plaidoyers. Il m’autorisa à pleurer, mais de joie « parce que désormais on va jouer en Ligue des champions, sans arbitres et sans les amendes ! ». J’ai pas le niveau, mais j’ai pas le choix. Si bibi fait l’adulte, que je dit crotte et flûte à mon géniteur, la misère m’attend, lascivement couchée sur un carton deux places flottant dans le caniveau. À force de distribuer des billets de banque à des moniteurs qui désormais montent dans la voiture avec leur iPad, je vais bientôt devoir rendre des comptes au FMI. À pied. Les sommes investies dans ce permis de la ruine sont de toute façon tellement colossales qu’au fond, finalement, à y réfléchir ; un pigeon de mon acabit qui migre pour un pays chaud, c’est la nature qui le veut.

Avec des ailes, on a pas besoin de bras. J’en ai donc mis un sur la table pour payer deux billets d’avion pour le bled. 800 euros, soit deux Paris-Montréal et la poutine en prime, une goutte d’eau de plus dans l’océan que m’a coûté le permis. L’expérience des bouchons algériens a tout de suite commencé, avant même que je ne touche un volant ou que je n’atterrisse au pays. À l’aéroport d’Orly, avant l’embarquement, seules les personnes issues de la quatrième ou cinquième génération d’émigré et les descendants d’unions mixtes restent sagement assis dans la salle d’attente, à lire des journaux comme des Américains en route pour Boston.

Les blédards et les vétérans qui ont 30 ans de vacances au bled dans les pattes sont debouts, serrés contre les portes d’embarquement dans l’anarchie d’une boite de sardines, deux heures avant le départ. Les voyageurs en avant-garde de cet amas d’êtres humains ont désormais les joues collées contre les vitres des portes d’embarquement tellement nous les pressons comme des pamplemousses. Cela leur fait des têtes compressées de bandits mexicains qui effraient passablement les hôtesses au sol, en charge du compostage et retranchées de l’autre côté des dits portiques en attendant l’heure fatidique de les ouvrir. Le moment qu’elles maudissent entre tous. Face à la marée qui déferle vers elles, billets dans les mains, ces jeunes actives se demandent quelles bottes elles auraient du ciré au siège des Aéroports de Paris pour éviter une affectation sur les vols d’Air Algérie.

Pour certains compatriotes, c’est le souvenir des queues interminables devant les boutiques sous l’ère des pénuries socialistes qui les conduisent à se mettre en mode combat dès qu’ils sont à côté d’autrui. « Premier arrivé, seul servi » disait un proverbe algérois. Le principe qui veut qu’un billet d’avion donne droit à une place assise n’a pas encore été bien intégré dans l’inconscient collectif. Mais pour la majorité d’entre nous, c’est surtout le stress qui parle, un concept que les Algériens savent encore moins bien gérer que l’afflux de pétrodollars dans leurs caisses.

Miss Air Algérie

Je rentre dans l’avion parmi les premiers, avec quelques marques de dents sur le bras et légèrement sonné par un coup de sac de bananes sur la tête. Encore une vieille qui n’est pas allée au bled depuis longtemps, l’époque où l’ont confondait la couleur du fruit jaune avec celle de l’or sur les marchés algériens est révolue. Mon père, qui a traversé la bousculade comme un poisson dans l’eau, s’est soudainement levé de son siège pour calmer une maman enceinte avant le décollage. Elle hurle des insultes dans toutes les langues d’Algérie et de Navarre. Celles-ci visent une hôtesse de l’air à qui elle a demandé tantôt un coup de main pour placer un sac trop lourd sur l’un des porte-bagages au-dessus de nos têtes.

Cela doit être son premier voyage vers notre pays puisqu’elle ne sait pas que les hôtesses d’Air Algérie sont dans l’avion, non pas pour être au service des passagers, mais pour un défilé de mode. Elles considèrent en effet qu’elles n’ont pas à faire autre chose que respirer. Alors, quand cette passagère enceinte jusqu’aux cheveux a demandé à une de ses vestales surmaquillée de faire son office, la réponse de l’intéressé était aussi prévisible qu’elle fût cinglante : « ce n’est pas mon boulot ! ». Et encore, si l’hôtesse avait été blonde et pâle de peau, summum de la beauté dans ce pays où les bruns de mon genre sont des noirauds tout à fait communs, elle aurait porté plainte pour outrage, juste parce qu’on a osé parlé dans la même direction que son faciès.

Finalement, c’est le commandant de bord qui s’est déplacé pour aider la femme enceinte devant le regard hautain de Miss Air Algérie. Le reste du voyage s’est passé sans autre péripétie puisque personne n’a osé demander ne serait-ce qu’un verre d’eau. Je savourai donc ces deux heures de vol comme les dernières de ma vie. Demain je vais conduire au bled…

Idir Hocini

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