Le Togo est un tout petit pays situé en Afrique de l’ouest entre le Bénin et le Ghana, on compte  environ 4 500 000 habitants, on y parle Ewé et français.

Son équipe de foot fondée en 1960 est constituée par des joueurs qui, pour la plupart, évoluent en Europe. On connaît surtout l’attaquant d’Arsenal Emmanuel ADEBAYOR, le pilier de l’équipe, ancien joueur de Monaco.

Tout a commencé en 1974 quand le Togo dispute son premier match éliminatoire pour la coupe du monde. L’équipe est éliminée par le Congo. Mais l’histoire ne s’arrête pas là.

Les éperviers tentent de remonter la pente petit à petit et en 2002, ils luttent face à la Zambie et à la Libye mais ne parviennent toujours pas au Mondial. Une longue histoire que celle de ce pays qui se bat depuis des années pour faire connaître son football.

En 2006, les éperviers terminent premier de leur groupe notamment grâce à une victoire 3-2 contre le Congo. Ils conduisent leur pays à une victoire exceptionnelle. Direction l’Allemagne pour la coupe du monde ; une première, un rêve qui se réalise !

Pourtant l’équipe n’a pas brillé lors la coupe d’Afrique des Nations en début d’année. Le Togo a subi plusieurs défaites dues au changement de l’entraîneur et à de mauvais choix stratégiques. La rage de gagner n’y était plus, battus par le Congo, le Cameroun et l’Angola, le Togo est disqualifié dès le premier tour avec 7 buts encaissés.

La Fédération togolaise de football (FTF) et le groupe Ecobank ont signé un accord de partenariat et la banque a offert 35 millions de FCFA à l’équipe pour l’encourager au mieux. Arrivés les premiers, le 15 mai 2006 en Allemagne, ils se  regroupent et débutent un stage à Wangen. Les éperviers, qui sont dans le groupe de la France, parviendront-ils à nous surprendre lors de ce mondial 2006. J’ai réussi à rencontrer pour le Bondy Blog mon compatriote Abalo DOSSEH, capitaine des éperviers. C’est un homme simple, avec la tête sur les épaules, ancien joueur d’Amiens qui est aujourd’hui défenseur à Chypre.

J’ai su qu’il faisait escale pour deux heures à Paris. Il transitait entre Châteauroux, sa ville de naissance où vivent sa femme et son fils, et l’Allemagne .C’est dans un taxi, entre la gare d’Austerlitz et l’aéroport de Roissy que nous avons pu échanger quelques mots.

Tout le monde est parti pour l’Allemagne, pourquoi ne pars-tu qu’aujourd’hui ?

J’étais un peu malade et j’ai dû retarder mon départ.

Qu’est ce que ça fait de représenter ton pays pour la coupe du monde ?

Je suis content, c’est la première fois alors on est tous fiers et prêts pour ce mondial.

Après avoir été éliminés à la CAN, avoir perdu contre l’Arabie Saoudite, penses-tu trouver, en tant que capitaine, la motivation nécessaire pour remonter le moral de ton équipe ?

Dans les matchs, il y a toujours un gagnant et un perdant. Je ne pense pas qu’ils ont vraiment besoin de motivation. On attend ce moment depuis très longtemps, donc si tout va bien, je pense qu’on passera au 2ème tour.

Pourquoi y a il autant de joueurs africains qui évoluent en Europe et pas dans leurs pays ?

Les joueurs n’évoluent pas professionnellement en Afrique. C’est l’Europe qui nous offre le plus de possibilités. Le but des jeunes joueurs est de faire ses preuves pour être remarqué par un club européen.

Vous jouez contre l’équipe de France. Quel est ton pronostic et quel joueur crains-tu le plus ?

Je n’en crains pas un plus que l’autre, chaque joueur est bon dans cette équipe. Je ne fais pas de pronostic on verra sur le terrain.

Propos recueillis par Essi Gnaglom

Articles liés

  • Le blues des petites mains du monde de la nuit

    Après 16 mois de fermeture administrative, les discothèques ont rouvert leurs portes le 9 juillet dernier. Mais alors que l’épidémie repart, l'étau se ressert déjà pour bon nombre de professionnels partagés entre la colère des derniers mois sans activité, et le doute concernant le futur. Nous avons rencontré quelques petites mains du milieu, qui racontent la précarité des derniers mois.

    Par Lucas Dru
    Le 22/07/2021
  • « On avait envie de ramener les vacances en bas de leurs bâtiments »

    Avec la crise sanitaire, pour de nombreux jeunes des quartiers populaires, l’été se passe souvent à la maison. Pour faire face à un été compliqué, des associations proposent (heureusement) des alternatives pour les plus jeunes. Reportage.

    Par Kamelia Ouaissa
    Le 16/07/2021
  • Le fast food social de l’Après M, 13 organisé à Marseille

    Dans les quartiers Nord marseillais, l’Après-M est en pleine phase de transition : de la débrouille à la structuration, mais toujours dans une quête d'indépendance. En pleine discussion avec la mairie phocéenne qui a annoncé son rachat, le 9 juillet prochain l’Après-M connaîtra la nature de sa propriété et de ses propriétaires. En attendant, l’auto-organisation locale reste toujours la marque de fabrique de la structure qui continue de fournir de l’aide alimentaire. Reportage.

    Par Amina Lahmar
    Le 08/07/2021