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Journée porte ouverte au « Club du 3ème âge heureux », à deux pas de la Mairie de Bondy.

 

 

 

André Chaut, 82 ans.

« Lorsque la Poste m’a envoyé à Bondy en 1947, elle m’a trouvé un logement à Blanqui, une aubaine, puisqu’ils étaient déjà rares à l’époque. En 1954, j’ai habité les premières constructions de Bondy Nord, beaucoup plus confortables qu’à Blanqui (…) Il y a toujours eu la queue à la Poste. Les ordinateurs n’ont rien changé. C’est la faute aux monnaies étrangères. Les conversions prennent du temps (…) Je n’ai jamais noué d’amitié avec les réfugiés… je veux dire les immigrés, pourtant on est correct avec eux. Ils vivent à part, c’est tout (…) Les émeutes? Je n’ai pas vu grand-chose. Cela fait trois ou quatre ans que les voitures brûlent. Ce qui m’a frappé est de voir mon immeuble encerclé par des CRS, alors qu’il n’y avait rien de spécial. »

 

 

 

Marguerite Pottree, 93 ans (à droite).

« A mon arrivée à Bondy, en 1950, j’étais veuve, avec trois enfants. Je travaillais beaucoup et pourtant, c’était ma plus belle époque (…) Je regrette beaucoup la disparition des petits commerçants. Il n’y plus que des grosses surfaces (…) Dans le temps, on était bien, mais aujourd’hui, il y a trop de malfrats. Je ne suis pas raciste, mais les Arabes et les Noirs, il y en a trop. Faut que chacun vive, mais c’est devenu difficile. »

 

 

 

André Couderc, 82 ans.

« Lorsque je suis né, Bondy comptait 15’000 habitants. J’ai vu la ville évoluer. C’était mieux avant. C’était un grand village. La « belle époque », c’était les années 1930. Après, il y a eu la Guerre. Ensuite, les gens se sont individualisés (…) Depuis 1981, je profite bien de ma retraite à Bondy. Il y a de quoi s’occuper. La salle des fêtes de la mairie organise beaucoup de soirées et j’adore voyager. Je suis allé deux fois au Maroc, la première, j’ai fait le sud, avec le Club. L’an dernier, je suis allé au nord. Non, je ne connais aucun Marocain à Bondy. Je m’étais lié avec un Mauritanien, mais il est décédé (…) Les émeutes? Vous savez, il y a des individus qui n’en valent pas la peine. Sarkosy parlait de « racailles », moi je dis « pourriture », mais il ne s’agit pas de tous les jeunes. »

 

 

 

Le « Club du 3ème âge heureux »: un éventail impressionnants d’activités pour 452 adhérents, dont « quatre ou cinq » proviennent de l’immigration.

 

 

 

Par Blaise Hofmann

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Blaise Hofmann –

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